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  Créer son blog KaZeo     Rap et RnB     Communauté Ados     Créer un blog gratuit Samedi 7 novembre 2009   Ste Carine  
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah
EDITO

 

Attention !!!

 

vous risquez d’être le 21 000 éme visiteur

( au train où vont les choses )

 

vous gagnerez en retour le

droit et l’envie de revenir

J

 

 

houlà , risque d' y avoir foule le

 

 

 

:)

 

( un peu de pub avant tout , profitez d'un livre pas poétiquement correct :)

 

    http://bouquinstinct.leforumbleu.net/emeutes_noel.htm

 

je vous encourage aa

restez quelques  secondes ,

faites défiler les textes ci dessous ,

aallez les chercher directement dans la rubrique aarticles

( et faites défiler le menu déroulant ) .

 

Jetez une oreille sur les liens musicaux

( mais revenez me voir aaprès ,

ou pendant ,aaprès aavoir rétréci  pardi :)

 

mettez moi dans vos favoris ,

 dans les liens de vos blogs ,

 aabusez de moi tant que vous le souhaitez .

 

:)

 

j'vous embrasse

 

 

vous aallez voir ici c'est sobre et feutré,

 vous aallez vous sentir seul au monde ;)

 

     http://bouquinstinct.leforumbleu.net/emeutes_noel.htm

                                                        

                         profitez d'un livre pas poétiquement correct :) un peu de pub après tout 

                                                        

( les bénéfices sont intégralement  pour l'association littéraire en rapport ) ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
ARTICLE A LA UNE
Mon 43 ... (le 02/11/2009 à 23h23)

 

 

 

Mon 43 fait que

 

mon 42 me serre

doit se fermer allongé

debout me fait rester

ou alors déboutonné

(si braguette surveillée)

 

mon 44 est lâche

il me (et se) laisse tomber

me fait porter mon choix

dans des caleçons coordonnés

 

mon 42 me blesse

m’empêche de respirer

d’écarter trop les quilles

sous peine d’être aéré

 

mon 44 descend

mon entrejambe à mi-cuisses

me modère dans mes élans  

d’écarter trop guiboles

sous peine d’être aéré

 

et quand le

 CCCCRRRRAAACCC !!!

arrive

une fois la honte passée

je me vois dans la joie

de l’avoir enfin

 

mon 43

 

 

 

 

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Dès que les dés jouent là où les joues de laies ou ??? (le 27/10/2009 à 22h15)

...

 

 

 

Dès que j’ai su

que les dés étaient à jouer

j’ai pu reconsidérer mes anciens textes

dès l’instant

 

bien plus encore

quand dans la foulée j’ai pu appendre

ce qu’étaient les prés …verts

 

il y a (en effet)

 deux prés et près de

 

ouh !

houx ou où

là ?

 

car là je note

la note la

las

 

ah !

tu hais à Paris (les hôtels Hilton)

tu hais Paris (Hilton au tél)

eh , tu n’as pas ri ?

 

tant pis

(dit la vache)

 

Car  lai de lait laid où les laies errant en laies

 découpés par laie sur lais ou lé par lai …

 

font , plus tôt ,céder mon ex et …

euh,

font et m’ont excédé, plutôt …

 

 

faim

(miam)



tu délires l’ami ?

des lires ?

en Italie en litanie là où l'euro passe,

 si l'ami (t’as vu la fin -faim ? ) dalle

 là où le rot passe

 

(euh, pardon)

 

 

 

...

 

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Petit lutin veille ... (le 27/10/2009 à 19h36)

 

 

 

 

Enfant

petit lutin vient

nous accompagne dans nos

ennuis

rêves

doutes

modèle un monde à nos mesures

 

Grand

petit lutin part

va un peu plus loin

attendant

d’être utile

 

Vieux

petit lutin revient

nous reprend la main

nous accompagne dans notre

ennui

peur

route

 

 

vous accompagne

 

jusqu'à la fin …

 

 

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Petit lutin surveille ... (le 26/10/2009 à 16h32)

 

 

...

 


le chat bien rangé
(dans le panier)
les couverts alignés
le départ du lave vaisselle
l’eau prête en cafetière
(les dosettes à coté)
s’affaire jusqu'à l’heure
où le réveil sonne
en s’évaporant
une journée durant

 

 

….


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la lumière du frigo ... (le 25/10/2009 à 00h14)

 

 

...

 

On a beau me dire qu’elle s’éteint

une fois le dos tourné

ou

la porte fermée

 

je doute

 

j’ai beau tout essayer

la prendre par surprise

ou

de vitesse

faire semblant de partir

me raviser

aller toucher l’ampoule

rien n’y fait

ou

ne prouve

 

pour m’ôter ce poids

je me vois dans la quête

d’avoir un nouveau copain

 

un petit lutin ?

 

 

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Le pouvoir du Copier ... (le 25/10/2009 à 00h12)

 

 

Si j’avais universellement

le pouvoir du copier

mais surtout du coller

partout

ce que je veux

 

je sélectionnerais

les grosses maisons

les belles voitures

du design

du high-tech

compulsivement

 à profusion 

 

des tops-model à la pelle

que je rangerais négligemment

dans mes penderies et sous le lit

je les sortirais de temps en temps

dans un soucis d’assortiment

à mes costumes ou mes chaussures

 

je déplacerais mon curseur

brisant la magie des choses

 

je n’aurais plus d’envies

 finalement

 

n’aurais rien à vivre

au bout du compte.

 

alors sur moi,

 facilement

 

Suppr

 

….

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con d'briquet ... (le 09/10/2009 à 18h54)

 

 

 

Con d’briquet

marche pas

savais pas

normal

 

fume pas

 

 

con d’briquet

rouillé

fait mal

au pouce

 

aïeuuuh !

 

 

fait rien

qu’a m’énerver

pierre qui roule

amasse ampoules

 

AIEUUUH !

 

 

mais moi

j’veux

du feu

main’nant

et pas

des saucisses

crues

 

baaah !

 

 

dis, dis, dis

 

toi là bas

oui toi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

t’as pas du feu ?

 

 

 

 

 

 

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Chaque soir et ... plus encore ... (le 02/10/2009 à 16h55)

 

 

 

 

Chaque soir, devant moi

elle se poste et me caresse

le haut du crane et …

plus encore

 

répliquant à qui l’entends

que je suis

 chaud au matin

chaud l’après midi

mais …

orageux le soir

( faut bien que ça éclate)

 

Elle fait toujours attention à moi

que j’ai des dépressions ou pas

et moi de tout en bas

 du coin de la carte

je la mire

comme

 

un perpétuel soleil

 

 

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=tr30-Ey5bYc

 

 

 

 

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Sais tu , j'ai peur ... (le 29/09/2009 à 21h57)

 

 

 

Sais-tu, j’ai peur ...

 

je n’ai jamais eu le trac avant

je pensais qu’il ne pouvait venir

qu’avec le talent

 

avec un peu d’humilité

pas question d’y penser

pour quoi faire ?

 

tu m’as parlé de bases

de travail, de sacrifice

ça a fait des graines en moi

 

l’idée d’avoir peur de décevoir

cette peur là, ne me ressemble pas

car à l’idée de désirer paraître  

 

devrais-je oublier d’être ?

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les clés de douze ... (le 22/09/2009 à 23h27)

 

...

 

 

 

les clés de douze dans leur assortiments

sont moulés, calés dans leurs mousses et plastiques

toujours écrasées par les onze,

les clés de douze

voient les huit, les dix-sept partir (dès fois)

et plus encore les dix, les treize (eux toujours)

et une fois les fugueuses échappées,

 qu’arrive t’il à l’assortiment inutile

(obsolète et caduque)?

 

il n’arrive plus rien, justement,

il se perd au fond de l’étagère,

avec la douze dedans

 la onze l’écrasant

 

une fois les fugueuses parties

elles n’ont plus l’espoir

d’exister

 

au moins

 

une fois

 

 

 

 

 

 

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Mon enfant a perdu sa pantoufle ... (le 21/09/2009 à 16h04)

...

 

 

 

Mon enfant a perdu sa pantoufle

 

 

gauche

 

 

ça le rend dingue

on lui met la pression

il cherche, tournant en rond

autour de son pied chaussé

et nous on lâche rien

on lui dit :

 

« cherche cherche CHEEERCCHE »

 

 le voilà derviche tourneur

au milieu du salon

 

« et t’es allé voir sur la mezzanine, au moins ? »

 

le voilà qui y va

 

« NOOOOOOOOOOONNN !!!

va y pieds nu, c’est trop dangereux, trop pentu »

 

et là en haut, regardant par terre

il s’aperçoit de quoi ?

 

qu’il avait perdu sa pantoufle

 

 

droite

 

 

ça le rend dingue

on lui met la pression

 

 

 

 

...

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Sachez que sachets ... (le 19/09/2009 à 15h58)

 

...

 



Sachez que sachets

toujours me résistent

mes mains se crispent
j’humecte, fricote
chauffe, débats, frotte
les insolents contenants

les ménagères me tannent
les fesses par caddies

« oups ! pardon , excusez moi »

« il n’y a pas de quoi »

Alors mes quêtes reprennent
me suis-je trompé de coté ?
pourquoi les autres et pas moi ?
ai-je des trop gros doigts ?

et tout autour à la ronde
les sacs toujours s’emplissent
me laissant seul, seul au monde
parmi courgettes et navets

dans chaque rouleau il y a
quelques sacs oblitérés
ils me traquent et m’attendent
dès mon bout de nez pointé

dans ses combats prémédités
victoire je veux souhaiter
et dans l’espoir d’une poêlée
je m’en vais voir aux légumes …

…surgelés

 


 

 

 


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Ode au plus puissant des grilles pains chromé ... (le 18/09/2009 à 15h43)

 

 

 

 

 

 

« Prenez celui-ci c’est le plus puissant »

 

par ce biais voici comment

le grille pain chromé

dans ma cuisine débarquait

 

des bouts de pain innocents

allèrent le saluer

cherchèrent dans ses flancs

où se réchauffer

 

mais n’eurent comme réponses

qu’enfer et brasier

et d’amitié ? pas une once

que d’la mie carbonisé

 

et depuis toujours

j’assiste aux massacres

je coupe le courant

et ne peux agir

 

car bouts de doigts échaudés

de lui restent loin

attendant si vraiment

il sait refroidir  

 

grille pain tout chromé

dans ma cuisine fait flotter

l’odeur du cramé

le frisson du danger

 

 

 

 

 

 

 

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O Dieu piment ! (le 17/09/2009 à 22h09)

 

 

O Dieu Piment !

 

tu as trouvé grâce

refuge et autel

au fond d’mon frigo

 

sache qu’a hauteur

de mon regard je te prie

de ne pas me tenter

de ne pas me faire mal

 

tu es pour moi

 

une Ferrari

que si je conduis

 en fossé je finis

 

un viscéral geyser

où doubles effets kiss-cool

me font crier ma mère

 

O Dieu piment !

 

quand ma main te touche

que savons et douches

ne peuvent t’enlever

 

que mes doigts en bouche

savent me rappeler

que yeux et nez

il ne faut pas toucher

 

qu’il faut se retenir

d’une envie pressante

pour ne point être luciole

à un gênant endroit

 

O Dieu piment !

 

si l’oiseau de Martinique

file la …

 toi tu sais, l’antillais

me rendre avion

 

à et sans réaction …

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le placard de ma cuisine ( non , pas celui là ...l'autre) ... (le 13/09/2009 à 23h06)

...

 

 

 

Toujours m’impressionne

le placard de ma cuisine,

pas celui des couverts, bien rangé,

celui des pates, bocaux et farines

 

Dès qu’ouvert, il dresse remparts,

me disant :

 

 

« hop ! passez votre chemin,

 

c’est complet ! »

 

 

ne semblant point disposés à laisser entrer

d’autres boites, d’autres paquets

 

comme si l’intrus par ma main intronisé

allait percer le secret de son fond oublié

où les graines mités et les conserves bombés

tiennent les autres en bouclier et en respect

 

alors … pour insérer l’achat fraichement acheté

de la porte je me sers souvent de levier

je les entends couiner, s’écraser, s’esquicher…

 

passé un moment, celui du silence restauré

j’ouvre à nouveau et les vois pavoiser

 me dire sans sourciller :

 

 

« hop ! même pas mal

 

passez votre chemin, ne voyez vous pas ?

 

c’est complet ! »

 

 

 

....

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La théorie du bourdon ... (le 20/07/2009 à 22h11)

 

Le bourdon ne peut pas voler

il a une tête trop grosse

des ailes trop petites

c’est impossible

qu’il vole

 

mais

 

il ne le sait pas  

 

 

le théâtre

le peu que j’en ai fait

monter sur scène

s’y montrer nu

en couleur, en vrac  

j’aime  

 

j’aime être bourdon

 me sentir abeille

 

il me semble que des gens le voient

et avoir le regard des gens

maintenant

c’est énorme

 

pas pour moi, ce serait petit

de se penser d’une quelconque importance

 

pour eux

 

à ouvrir le regard sur l’autre

on le change un peu

sur nous

 

 

non ?

 

 

 

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Dr^le d'animal ... (le 13/07/2009 à 23h09)

 

 

 

C’est un drôle d’animal

vers 18 heures, tout tordu

la peau plissé

le regard vide

 

passant près de vous

comme flottent les bois

 

c’est dès le crépuscule

dès l’occasion de s’abreuver

(si on peut dire)

 

qu’il se déplie, se défroisse

prêt à bondir

sur tout, sur tous

 

n’étant entier que déchiré

c’est un drôle d’animal

(si on peut dire)

 

 

 

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J'empile ... (le 10/07/2009 à 23h54)

 

 

Je centre

centre mes écrits

pour qu’ils deviennent

tour à tour

tour

entonnoir

vase

magie de potier

sans s’effondrer

dans ce cintrage

mes mots sont là

au dessus

de presque rien

en équilibre

abandonnés

quand je les vois

j’suis comme eux

posé

en suspension

entre

trois points

comme pieds

et  trois

comme chapeau

 

 

 

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Fut un temps ... (le 10/07/2009 à 23h44)

 

Il fut un temps

j’avais des rêves

des illusions devant

 

Mais maintenant

je vis, simplement 

dans une danse continuelle

et c’est d’un tel plaisir

que je m’applique fort

à bien garder les pieds sur terre

 

pour ne rien rater

 

aux pas sages

 

 

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Mr ENA (le 10/07/2009 à 23h39)

...

 

 

Mr ENA me regarde

me regarde d’en haut

est embauché pour s’occuper de moi

mais s’occupe

avant tout

de lui

 

il aime mon regard

mon regard d’en bas

la sensation d’être un César

pour moi

 

 les pouvoirs de façades

mettent aux blenders

les âmes

 

 

...

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Fin ... (le 10/07/2009 à 19h53)

...

 

 

Fin

 

dès qu’elle est trouvée

plus la peine

la peine d’aller plus loin

 

c’est comme une caresse

la plus belle

celle du souvenir final

 

le reste, au bout du compte

n’est que coloriage

entre elle et tout début

 

mais là

j’ai pris une sacrée avance

et de l’avoir mis au début

ça libère

 

mais sans rester sur ma fin

le bizarre de cette histoire sera bien de mettre

le début à la fin

 

restons logique

l’un ne va pas sans l’autre

inversement

 

 

euh …

 

 

Il était une fois …

 

 

...

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Mr Nordine Hateur ... (le 09/07/2009 à 23h03)

...

 

Mr Nordine Hateur a une de ces mémoire

une grosse mémoire

 

Son cousin Alain Ternet veut qu’on partage

qu’on rassemble tout les Nordine Hateur

de par le monde

 

Les Nordine Hateur sont des marionnettes

mais ceux d’au dessus ont des ficelles

bien plus grosses

 

 

Qui trop communique

vraiment dans le faux

devient faux

doucement dans le vrai

 

 

Rien ne vaut la danse

( ne pas l’oublier)

de deux personnes

 

dans leurs sourires

leurs regards

leur gêne

 

en face …

 

 

...

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Nos premières fois ... ( interdit moins de 15 ans ) ... (le 07/06/2009 à 19h43)

....

 

 

Je flânais et d’un coup une dame de couleur m’annonça :

 

« Pour 100 francs, je te fais tout ! »

( me saisissant la main , me fixant le regard, son visage près du mien , ses lèvres immenses comme des cactus )

« eeuuuhhh … tout, comment ça ? »

« Ben, tu viens, tu fais ton truc et après quand tu as fini, tu pars …»

« ???? »

 

Du haut de mon jeune âge, je me sentais coincé, entre l’impression d’être soudainement materné par cette présence, cette main et l’envie du moment d’être pris pour un grand.

 

Je n’ai pas dit oui, nul doute, mais…je n’avais pas dit non ….

 

Là , j’ai connu ce qui aurait du être l’eldorado de l’inconscient collectif des males , le gravissement des escaliers … Mais plus encore… la clé qu’on sort, que l’on pénètre, tourne et la chambre qui s’ouvre … ma vision du petit bidet de fortune précéda celle d’une personne qui se positionne d’une manière où je ne pouvais pas alors deviner le mode d’emploi , l’entrée , la sortie …mon initiatrice du moment se ravisa, se dit sans doute que pour accélérer la cadence il lui fallait mettre la main à la pate et dans des dispositions ( ou une disposition) plus consensuelle ( si , sans jeux de mots , on peut dire… ) me fit connaître la joie des chairs …

 

Ce qui me marqua c’est son visage. Elle, si prévenante en bas semblait avoir les traits dans un autre ailleurs, un monde où elle seule peut rentrer, où elle aurait jeté les clefs …la besogne finie, je suis parti, la queue basse, le reste aussi …

 

Parler de soi pour le geste n’a pas d’importance. Dans l’idée du partage tout est différent.

N’oubliez pas, n’oubliez jamais qu’en toutes choses les premières fois se doivent d’être sacrées.

 

 En tout rêve, tout espoir, tout aboutissement, le plus beau devra être toujours avant …juste avant …

 

 

 

...

 

 

 

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à l'aube de mes 14 ans ... (le 03/06/2009 à 22h58)

...

 

 

Elle est toujours

 

à me crier dessus

 me dire d’y aller

de ne pas trainer trop

le nez au vent, de partout

 

à me dire qu’elle n’a pas toute sa vie

qu’il serait temps de rentrer

que je suis un boulet

que si elle avait su …avait su …avait su

 

 

quoi me motive ?

la vue de ses varices ?

sa voie aigrelette et aigrie ?

quoi attendre et espérer 

à l’aube de mes 14 ans ?

 

sinon traverser la route d’un coup

vérifier  s’il existe vraiment

 

le paradis des teckels…

 

 

...

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Je cherche ... (le 02/06/2009 à 21h56)

....


En toute chose je cherche

 

 

la musique…

 

d’une lecture, d’un son, des mots

qu’importe la teneur seul compte

la danse que l’on peut y faire

 

 

la danse…

 

visuelle, imaginée, effective

qu’importe l’idée de beauté ou pas

pourvu qu’elle naisse

 

 

la naissance

 

la première et plus pure des

émotions

 

 

 

...

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Le chat Pimousse ... (le 30/05/2009 à 07h33)

 

 

 

Il crapahute dès le matin

monte la butte, mange les herbes

défend son territoire mais aime

faire des roulades avec Sushi

des manières avec Coquine

scrute le moindre vent

filature les fourmis

coince les mouches , sa bulle

dès qu’il peut

 

Il parle dehors

je l’entends

parle seul souvent

s’agitant

 

Il rêve de gouttières

mais est si peureux

qu’il oublie …

 

Il attrape sa queue

qui s’enfuit

dès qu’elle peut

 

 

 

 

Pimousse est un sacré aventurier

le jour

 

 

 

qui aime revenir le soir

 

 

 

 

 

faire caca

 

 

 

 

 

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Logiquement ... mais bon ... (le 30/05/2009 à 07h30)

 

 

Logiquement

 

chaque chose devrait avoir sa place

chaque place devrait avoir sa chose

c’est, pour moi, une philosophie

 

l’avantage ?

 

c’est qu’on ne cherche rien

hop on trouve de suite

sous la main

 

mais dés qu’on trouve l’objet

on touche à l’ordre des choses

on le déplace

 

mais …

pour le mettre où ?

 

à la place d’une autre chose

se déplaçant aussi

 sur la place d’une autre chose

 

bon …

calmons nous …

 

s’il y a que trois choses

ce n’est pas trop grave

je maitrise

 

ça fait comme une ronde

 

et là en faisant bien gaffe

de faire trois fois trois neuf

neuf déplacements calculés

 

tout revient à sa place

 ( hop !)

 

 bon , j’m’applique

mais en fait

 

 

 

 

c’est souvent l’bordel

 

 

 

 

 

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Mon robinet ... (le 25/05/2009 à 22h51)

...

 

 

Un robinet

 

n’importe quel robinet

a l’eau chaude à gauche

l’eau froide à droite

rouge…gauche

bleu…droite

 

chez moi, non

 

c’est vers moi

ou pas vers moi

 

de plus,

je me suis trompé

 dans les branchements

 

ce qui fait que le bleu

(vers moi)

s’est transformé en rouge

( dans ma tête )

 

 

Donc

 

jusqu'à maintenant

l’action d’ouvrir la vanne pas vers moi

est pour l’eau…froide

 

les tubes ont explosés

 

j’ai tout réparé

 

remis dans l’ordre ( et hop !)

 

là , à present je sais !!!

 

ouvrir vers moi c’est …

pour l’eau froide …

…euh …

à moins que …

 

non …

 

 

...

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Fessesbook ( ou autre ) de mes c... (le 24/05/2009 à 10h25)

 

...

 

 

Fessesbook (ou autre) de mes c...

 

 

untel (que j'aime bien)

m'envoie un message (via fessesbook )

veux tu le lire ? (oui bien sur)

inscris toi alors, c’est gratuit (chouette!)

 

untel a sa photo (mais pas de message)

et là j'm'aperçois (des jours après)

que partout j'envoie des mails (sans le savoir)

 

Mr Fessesbook (de mes c.....)

sache que si sur la toile je vais

c'est pour papillonner

non pour être un co-con englué

que vos cadres à régner aimeraient

 

c'est donc avec le respect que je vous doigt

que profondément et sans retenue

mettez vous le au c...


 

 

 

 

 

 

 ...

 

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Georgette ... (le 22/05/2009 à 20h17)

...

 

Georgette a toute sa tête

mais dans son corps

son corps

c’est la fête

 

Georgette danse la gigue

avec ou sans musique

heureuse ou triste

 

Georgette aime

ses moments de terrasse

où assisse

elle voit le monde passer

normal, normale

 

mais souffre d’avance

les moments du levé

où elle peut tout valdinguer

sans le vouloir

 

elle a peur

 des instants de couloir

de croisement

où ses muscles électrifiés

ses hip hop soudains

dérangent

gênent

amusent

 

Georgette en rit

(pour le change)

mais en pleure

(en dedans)

 

Georgette a toute sa tête

ce qu’elle regrette …

 

 

 

...

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Les histoires à raconter ... (le 21/05/2009 à 17h19)

 

 

 

 

Il ne faut pas chercher, chercher

les histoires à raconter

elles viennent seules, seules

 

dès qu’on

 

oublie de se regarder

pense au fond de nous

voit les autres

les aime un peu

 

avec nos cœurs

(on en a plusieurs)

 

ceux

 

 en nous

qu’on sème

qu’on projette

 

faut pas chercher

ça tombe seul

dés qu’on ouvre un poil

 

le beau en soi

 

 

 

 

 

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Mes slips en comics ... (le 21/05/2009 à 17h15)

 

 

 

 

J’ai des slips en comics

 

des super héros sur mes bijoux

 

dès lors que je suis dedans

mes bandes dessinés prennent du volume

et quand dedans ça bande

 ma femme alors prends du volume

 

 

j’adore surtout Hulk

 avec sa grosse main devant

il semble me tenir à sa merci

par son poignet

 

j’aime  l’idée de ses pouvoirs

il sait et peut,

déchirer dans sa puissance

mes sous vêtements

 

 

de quoi parlent-ils  dans leurs bulles ?

ce ne sont pas mes affaires

 

c’est du domaine du privé

entre eux

 

et mes attributs

 

 

 

 

 

 

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Le sens de la vie et les Rolex ... (le 21/05/2009 à 16h34)

...

 

 

 

 

comme dirait l’autre dont on a oublié le nom

si à 50 ans on ne s’est pas acheté une Rolex

c’est qu’on a raté sa vie …

 

Merde !!!

 

J’ai 43 ans déjà

mais oh, ma couille !

 (dirais-je à l’autre)

j’en ai pas envie d’en avoir une

cette grosse boite en fer qui me ferait pencher

puis combien devrais-je demander

pour avoir un tel appendice au poignet ?

 

Je suis, sans doute

sur la voie de foirer ma vie

(me dirait l’autre)

 

Mais (pour une fois)

 

putain

putain

putain

 

que j’en suis fier …

 

 

 

 

...

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20 mai (le 20/05/2009 à 22h42)

 

 

 

20 mai

 

je n’ai plus que cette date en référence

celle de sa naissance

l’autre je l’ai oublié

 

je ne sais plus ce matin d’hiver

cet appel à 5 heures

cette chute sur la route

dehors

pour prendre l’air

encore

 

je ne sais plus cette veille au soir

où je ne l’ai pas appelé

pour lui demander du week-end

où je me suis dit

«  oh , je vais la retrouver dans quelques heures »

 

à protéger les miens

j’en ai oublié de souffrir

non-ressentis que je dilue

je dilue

je dilue

 

depuis ?

 

j’égrène

j’assemble en chapelet perpétuel

nos derniers partages

traquant dedans

les respirations, les virgules

surtout les points

 

 je partage

la moindre sensation

avec les parties

de mes pores

mes organes

mes os

 

qui sont d’elle

 

 

 

 

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Miss lunatique ... (le 10/05/2009 à 22h38)

...

 

.

 

N’en doutons pas

 

miss Lunatique est une peste

mais une peste… magique

une peste qu’on n’aime pas savoir

 

loin

 

 

Ne rêvons pas

 

c’est quelqu’un à qui

on s’attache, mais

 

 

miss Lunatique est déjà loin

toujours

 trop

 

loin

 

 

 

miss Lunatique est adorable

 

dès qu’on sait lire

 ses défenses

 ses tirages de langue

 

dés qu’on sait, ose

 mettre ses cheveux

 

 

dans les vents qu’elle vous met

 

 

..

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Des pléaides de stylos ... (le 10/05/2009 à 21h40)

...

 

 

J’ai chez moi pléiades de stylos

qui ne marchent pas

 

ou juste assez pour

 

graver des messages d’agent secret

faire des essais d’bouts d’cartons

flinguer mes bords d’chaussures

donner des soubresauts d’survie

 

et me convaincre de les remettre

 

dans le pot de ceux qui marchent

 

si je les garde, c’est pour ce qu’ils ont

d’humanité, d’espièglerie dés ma présence

 

et quand je les vois, les sens

mourir au fond de mes poches

exaltant dans un dernier souffle

comme un reste d’âme

 une belle auréole

 

 

je les sais attachants

 

 

surtout tachant

 

...

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Albert ... (le 07/05/2009 à 18h02)

 

 

 

De bon matin , Albert enquille

 

se charge de courage

comme il dit

fait son spectacle matinal

conte au comptoir

l’actualité

 

 

descend du tabouret comme d’autres

sauteraient d’un parachute

sort dehors au soleil

« ALLEZ SALUT LA COMPAGNIE ! »

 

 

dans l’idée de marcher droit

il semble surfer

à fendre la foule

comme on prends une vague

 

 

Albert va travailler

et sur quatre heures successivement

est joyeux, triste, irritable

attends midi

 

 

car au repas, Albert enquille

 

se recharge de courage

 

 

 

 

 

 

comme il dit

 

 

 

 

 

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(ce qui pourrait être ) mon spectacle :) (le 06/05/2009 à 23h14)

...

 

Mon téléphone sonne dans ma poche

Je le regarde attendri

Je m’adresse au public

 

 

 

Depuis quelques temps m’appelle

Isabelle  en cachette, même d’elle

là j’écoute, j’entends

des non dits, mais plus encore

 

le son de son jean

le froissement de ses jupes

le monde l’entourant

mais je sais …

 

cela ne vient pas vraiment d’elle

ce n’est pas vraiment pour moi

aussi, je l’enfourne sans tarder

mon téléphone pour que dialoguent

 

et se retrouvent enfin,

 

sa poche et la mienne …

 

 

Je sais,

 

j’ai toujours apprécié les Isabelle …

elles ont  toujours un truc  de spécial

un sourire des yeux, une malice

 

à moins que je confonde …

car, voyez vous, j’ai toujours emmêlé

les Isabelle et les Elizabeth …

 

et aussi les Cécile avec les Céline

(ça n’a presque rien à voir pourtant)

 

 

je connais très fort mon handicap

du coup, quand je croise une Isabelle

je compense à un point tel que j’pense

 

 

que c’est peut être une Cécile

et là j’galère car  

 

 

 j’ai toujours apprécié les Cécile …

elles ont  toujours un truc  de spécial

un sourire des yeux, une malice

 

à moins que je confonde …

car, voyez vous, j’ai toujours emmêlé

les Céline et les Cécile …

 

et aussi les Christine avec les Christelle

( ça n’a presque rien à voir pourtant)

 

 

je connais très fort mon handicap

du coup, quand je croise une Céline

je compense à un point tel que j’pense

 

 

que c’est peut être une Christine

et là j’galère car  

 

  j’ai toujours apprécié les Christine…

elles ont toujours un truc de spécial

un sourire des yeux, une malice

 

à moins que je confonde …

car, voyez vous, j’ai toujours emmêlé

les Christine et les Christelle …

 

et aussi les Sophie avec les Sylvie

(ça n’a presque rien à voir pourtant)

 

 

je connais très fort mon handicap

du coup, quand je croise une Christine

je compense à un point tel que j’pense

 

 

que c’est peut être une Sylvie

et là j’galère mais …

 

J’me dis bien fort :

 

« t’as eu de la chance, mon gars !!

 dans ta génération il n’y avait pas

 

d’Aline et d’Alice !! »

 

   

 

 à propos d’Alice …

 

 

Par inadvertance l’autre soir

j’ai (encore) marché sur mon chat,

 

MIOOUUCCCCOOOOUUUIIIIAAAACC !!!

(fit-il)

 

 

Comprenez,

moi et ma cuisine c’est une danse …

 

 

Deux pas à gauche ?

les couverts

 

Pas chassés ?

lave-vaisselle

 

Pas en arrière et demi tour ?

les bols

 

Puis quand je vais à mon évier,

mon évier …

je ne vous en parle pas …

 

Mais, bref , dans ce ballet symphonique

y a toujours un

 CCCOOOUUAKK !!

(ou autre)

celui du chat

(que je dois rassurer dans l’instant)

 

 

 

Malgré tout,

dans ses cris distordus

il y a une magie

une harmonie de notes impossibles

un son venu d’ailleurs …

 

Il serait intéressant

d’imaginer mon ballet

dans une cuisine envahie

 de chats …

 

Mes « oups ! pardon ! excuse »

s’entrecouperaient

de sons gutturaux

étranglés

écrasés

dissonants

 

 

Qui créerait l’œuvre contemporaine de référence

( au visuel toutefois très « hotte ») :

 

« Ballet pour plan de travail, évier et entrechats !! »

 

 

 

 

Je ne sais pourquoi quand je rentre dans ma cuisine

toujours,

j’inspire profondément.

 

 

C’est comme quand je fais la bise à quelqu’un :

 

 

gauche

inspiration

droite.

 

 

Bref, ce matin l’inspiration…..

…fut coupé dans son élan

par le chat

 

 

il avait tout embaumé.

 

 

Toutes mes portes Ikéa

(bien refermées)

suffoquaient, interdites

 

 

Même ma hotte qui d’habitude est

si impériale, dominante

ne savait que faire 

 

 

Comment est-il possible qu’une chose si menue

puisse produire un tel Tchernobyl domestique ? 

 

 

Nos vers à soie les font parfumées

notre hamster les fait sèches

nos poissons font dans l’eau

et il y a des chiens

(pour dire)

qui vont à la chasse …

 

 

Si je dois prendre ça pour une farce

disons le tout net :

 

 

 

J’ai droit au chat pitre …

 

 

C’est tout mon chat Pimousse ça

 

 

Il crapahute dès le matin

monte la butte, mange les herbes

défend son territoire mais aime

faire des roulades avec Sushi

des manières avec Coquine

scrute le moindre vent

filature les fourmis

coince les mouches,

 sa bulle

dès qu’il peut

 

Il parle dehors

je l’entends

parle seul souvent

s’agitant

 

Il rêve de gouttières

mais est si peureux

qu’il oublie …

 

Il attrape sa queue

qui s’enfuit

dès qu’elle peut

 

 

Pimousse est un sacré aventurier

le jour

 

 

qui aime revenir le soir

 

 

 

 

 

faire caca

 

 

 

Ce n’est pas de tout repos la vie de cuisine,  preuve en est…

 

 

Je me suis fait attaqué, croyez vous ?

par la célèbre pate à tartiner au noisettes

avec une petite cuillère par surprise, hop !

alors moi, pensez-vous, j’ai une fierté,

zou, blam ! dans le lave vaisselle …

 

Mais ceci est mal considérer la coquine,

c’est  par le biais d’une grosse cuillère,

carrément, qu’elle voulut se venger,

c’est ainsi qu’après l’assaut de mon palais,

son arme termina dépite dans l’évier …

 

Et là, prise de folie, elle m’assiégea,

avec une grosse banane, des biscuits,

une pointe de couteau et plus encore,

tout ce qui lui tomba sous la main,

la bagarre fut rude mais j’en vis la fin …

 

 

 

par manque de pot …    

 

 

 

A propos de pot, dans mon frigo il y a  ….le dieu piment

 

 

 

O Dieu Piment !

 

tu as trouvé grâce

refuge et autel

au fond d’mon frigo

 

sache qu’a hauteur

de mon regard je te prie

de ne pas me tenter

de ne pas me faire mal

 

tu es pour moi

 

une Ferrari

que si je conduis

 en fossé je finis

 

un viscéral geyser

où doubles effets kiss-cool

me font crier ma mère

 

O Dieu piment !

 

quand ma main te touche

que savons et douches

ne peuvent t’enlever

 

que mes doigts en bouche

savent me rappeler

que yeux et nez

il ne faut pas effleurer

 

qu’il faut se retenir

d’une envie pressante

pour ne point être luciole

à un gênant endroit

 

O Dieu piment !

 

si l’oiseau de Martinique

file la …

 toi tu sais, l’antillais

me rendre avion

 

à et sans réaction …

 

 

 

 

 

Toujours m’impressionne

ce placard de ma cuisine,

non, pas celui des couverts, bien rangé,

celui des pates, bocaux et farines

 

Dès qu’ouvert, il dresse remparts,

me disant :

 

 

« hop ! passez votre chemin, ne voyez-vous pas ?

 

c’est complet ! »

 

 

ne semblant point disposés à laisser entrer

d’autres boites, d’autres paquets

 

comme si l’intrus par ma main intronisé

allait percer le secret de son fond oublié

où les graines mités et les conserves bombés

tiennent les autres en bouclier et en respect

 

alors … pour insérer l’achat fraichement acheté

de la porte je me sers souvent de levier

je les entends couiner, s’écraser, s’esquicher…

 

passé un moment, celui du silence restauré

j’ouvre à nouveau et les vois pavoiser

 me dire sans sourciller :

 

 

« hop ! même pas mal

 

passez votre chemin, ne voyez vous pas ?

 

c’est complet ! »

 

 

Et là juste au dessus du placard :

 

;;;

 

 

« Prenez celui-ci c’est le plus puissant »

 

par ce biais voici comment

le grille pain chromé

dans ma cuisine débarquait

 

des bouts de pain innocents

allèrent le saluer

cherchèrent dans ses flancs

où se réchauffer

 

mais n’eurent comme réponses

qu’enfer et brasier

et d’amitié ? pas une once

de la mie cramée

 

et depuis toujours

j’assiste aux massacres

je coupe le courant

et ne peux agir

 

car bouts de doigts échaudés

de lui restent loin

attendant si vraiment

il sait refroidir 

 

grille pain tout chromé

dans ma cuisine fait flotter

l’odeur du brulé

le frisson du danger

 

 

 

 

 

Je vous ai bien dit que tout était en ordre dans ma cuisine ?

rappelez-vous deux pas à gauche… ?

pas chassé… ?

pas en arrière et demi-tour ?...

 

 

 

 

 

Logiquement

 

chaque chose devrait avoir sa place

chaque place devrait avoir sa chose

c’est, pour moi, une philosophie

 

l’avantage ?

 

c’est qu’on ne cherche rien

hop on trouve de suite

sous la main

 

mais dés qu’on trouve l’objet

on touche à l’ordre des choses

on le déplace

 

mais …

pour le mettre où ?

 

à la place d’une autre chose

se déplaçant aussi

 sur la place d’une autre chose

 

bon …

calmons nous …

s’il y a que trois choses

ce n’est pas trop grave

je maitrise

 

ça fait comme une ronde

 

et là en faisant bien gaffe

de faire trois fois trois neuf

neuf déplacements calculés

 

tout revient à sa place

 ( hop !)

 

 bon , j’m’applique

mais en fait

 

c’est souvent la pagaille

 

 

C’est comme

 

 

mon robinet

 

n’importe quel robinet

a l’eau chaude à gauche

l’eau froide à droite

rouge…gauche

bleu…droite

 

chez moi, non

 

c’est vers moi

ou pas vers moi

 

de plus,

je me suis trompé

 dans les branchements

 

ce qui fait que le bleu

(vers moi)

s’est transformé en rouge

(dans ma tête)

 

 

Donc

 

jusqu'à maintenant

l’action d’ouvrir la vanne pas vers moi

est pour l’eau…froide

 

les tubes ont explosés

 

j’ai tout réparé

 

remis dans l’ordre (et hop !)

 

là, à présent je sais !!!

 

ouvrir vers moi c’est …

pour l’eau froide …

…euh …

à moins que …

 

non …

 

 

 

Et voilà, avec tout ça ce qui devait arriver arriva.

Je ne sais plus, accrochez-vous,

 

 je ne sais plus où je suis …

 

 

J’ai déjà perdu mes clefs,

souvent même,

il faut dire qu’elles se logent à de ses endroits,

elles n’y mettent pas du leur …

 

 

J’ai souvent perdu la tête,

mais bon,

 je me rassurais toujours,

 me disant :

 « je l’ai à portée de main » …

 

 

Mes téléphones ?

(deux de l’operateur, deux du Fournisseur internet,

un du boulot, un mobile perso)  

Ça, tout le temps !

m’enfin,

dés que j’en trouve un,

j’appelle les autres.

Ces fils phoniques les rendent cousins,

enfin demi-frères

( ils ont le même père )

 

 

 

Ce matin même, j’ai perdu mes chaussures,

vous m’auriez vu crier partout :

 

« CHAUSSURES,CHAUSSURES, AUX PIEDS !!!! ».

 

J’avais l’air débile.

 

Car effectivement,

comment voulez vous que des chaussures me répondent ?

 

Ce n’est pas parce qu’elles alternent

entre le plancher des vaches et

 le fait de voler au raz des pâquerettes

 qu’elles accepteraient le fait d’être mises plus bas que terre.

 

Car lacets de mon impatience,

 ni l’une  ni l’autre fit un pas en avant.

 

 Je les soupçonne même d’avoir,

à ma vue,

 tourné les talons,

se répliquant une à l’autre :

 

« Mais, de quoi il semelle ? ».

 

 

 

Le problème, voyez-vous,

c’est que je me rappelle toujours

où se sont  les choses,

 historiquement,

mais jamais jamais

dans l’actualité …

 

Alors du coup je cherche cherche

partout où l’aura d(u)(e la)disparu(e) erre

et je m’attarde sur tout ce qui n’est pas à sa place

 ceci jusqu'à perdre de vue ma quête …

 

 

Je n’aime pas perdre de vue

les gens que j’aime

les choses aussi.

 

 

J’ai un aspirateur sans sac

Avec un corps transparent

l’autre jour …Ppffffvouppp …

il a avalé un bout de bolduc

il s’est trouvé plein d’amis

ça fait un air de fête dans l’aspiro

de carnaval et de samba

position moquette ? c’est du tango …

 

 

 

 

 

Enfin bref, je m’égare,

encore,

 

 revenons à moi...

 

 MAIS …

 où est le chemin ?

 oui , rappelez-vous ,

 je vous ai confié le fait que je m’étais perdu.

 

Je ne pourrais pas vous dire où,

car sinon, j’irais me chercher dans l’instant …

 

J’suis perdu, perdu, perdu.

 

Le dernier souvenir que j’ai de moi c’était …euh …

 

EN TOMBANT DE L’ESCALIER !!!!

 

Apres ? … euh ….plus rien …

je devrais retourner là-bas voir si j’y suis

mais comment ?

à pieds ?

 

mais faudrait-il que j’ai des jambes

pour les porter ses pieds

dans des chaussures que je n’ai pas vu

car je n’ai plus d’yeux …

 

Car de moi,

 j’ai tout perdu,

depuis dans l’escalier la chute,

la chute de cette histoire

 

 cette histoire

 

sans queue

 

ni tête 

 

 

 après un tour sur moi-même,

réconfort

,je me suis retrouvé

 Manifestement, je bataille avec des choses sous mes doigts

(Bruits de sachets en plastiques)  

 

...

 

 

Au supermarché

Sachez que sachets

toujours me résistent

mes mains se crispent
j’humecte, fricote
chauffe, débats, frotte
les insolents contenants

les ménagères me tannent
les fesses par caddies

« oups ! pardon , excusez moi »

« il n’y a pas de quoi »

Alors mes quêtes reprennent
me suis-je trompé de coté ?
pourquoi les autres et pas moi ?
ai-je des trop gros doigts ?

et tout autour à la ronde
les sacs toujours s’emplissent
me laissant seul, seul au monde
parmi courgettes et navets

dans chaque rouleau il y a
quelques sacs oblitérés
ils me traquent et m’attendent
dès mon bout de nez pointé

dans ses combats prémédités
victoire je veux souhaiter
et dans l’espoir d’une poêlée
je m’en vais voir aux légumes …

…surgelés


  

 

Je suis contrarié

 

 

 

 

Et voilà !

 Ça c’est le truc qui me rend complètement fou.

 

Le moment où, arrivé au supermarché je me rends compte que je ne sais pas où se trouve ma liste de course. Cette feuille de bristol à petits carreaux vert pale cartonné que j’ai décroché des autres juste avant de partir.

 

Je me rappelle bien, l’avoir fait glisser de la pince à linge du support mural de condiments , non sans avoir recadré toutes ses autres fiches bristols vert pales consœurs . Mais là, où s’est elle cachée ?

 

Je me rappelle tout d’elle, la texture de sa peau, le son qu’elle fit quand elle se plia sous mes doigts, puis, son regard quand je m’approchais…

 

J’ai en horreur l’idée qu’elle soit seule, qu’elle ait peur, nous qui avons déjà tant partagé … ces moments où l’appréhension de manquer de café, de chapelure s’estompait quand elle s’écrivait si bien, sans crisser un instant.

 

Nous qui avons tant ri lorsque nous avons vu ensemble que les cornichons et les concombres se suivaient comme des enfants précédant leurs mamans.

 

Puis que dire de son désir de séduction quand elle me proposa un jour, au détour d’un regard l’air de rien, de n’acheter que des articles en c pour qu’elle ne me paraisse jamais négligée.

Oui, ainsi tout les c se retrouvaient convenablement  alignées sur la ligne verticale du deuxième petit carreau, ce qui convenait parfaitement à ma cuisine, elle si coquette et soucieuse de le rester (nous en avons parlé ensemble justement hier soir). Cela scella entre nous trois un grand moment d’harmonie…

 

Où est-elle ? Veut-elle éprouver mon attachement ? Ressentir ma souffrance de tant de négligence ? Moi, qui d’habitude  la cale avec soin dans le coin de mon cabas calé dans mon caddy, qui la sait là, me rassurant de sa présence.

 

Entre nous  ces mots que sont cidre crêpes crevettes carottes choux canards comté crépinette camembert champignon ciboulette chocolat croquettes de chat cacahouètes cookies confiture de coings côtelettes sont autant de promesses d’amour dont les c alignés sont des parenthèses  jamais fermées… des horizons ouverts …

 

On pourrait me dire : mais tu n’en a pas besoin, tu prends toujours les mêmes produits, méthodiquement et  chronologiquement selon ton rituel parcours dans l’hypermarché … vous ne pouvez pas comprendre….pas saisir les concessions mutuelles qui m’ont fait renoncer au Pepsi pour le coca, qui la laisse des journées entières dans la cuisine à m’attendre, sans jamais un reproche ...

 

Chaque semaine, c’est comme si nous réécrivions notre histoire, l’exaltation  d’un territoire vierge où tout renaît, savoir alterner les différentes couleurs de stylos bille pour se surprendre, et dés fois, soyons fous, se saisir d’une plume et d’un encrier pour nous rapprocher …  nous rapprocher de  l’extase du samedi aprèm …

 

Je vous le dis discrètement, je ne l’oublierais pas, main sur le cœur …… oooohhhhh, mais j’y croooiiiiiis paaaaaas …. Dans la poche de ma chemise, bien lovée contre moi, comme un papillon blessé, fragile, à ma merci d’un oubli dans la machine à laver.

 

Ah au fait, la machine à laver dans le cellier près du frigo, quand j’y repense …

 

 

Quelle vieille vache  !!!

 

 

Oui, parce que avec mes affaires,

Elle n’est pas toujours chouette

Comme avec mon pantalon

 

Mon 43 fait que

 

mon 42 me serre

doit se fermer allongé

debout me fait rester

ou alors déboutonné

(si braguette surveillée)

 

mon 44 est lâche

il me (et se) laisse tomber

me fait porter mon choix

dans des caleçons coordonnés

 

mon 42 me blesse

m’empêche de respirer

d’écarter trop les quilles

sous peine d’être aéré

 

mon 44 descend

mon entrejambe à mi-cuisses

me modère dans mes élans 

d’écarter trop guiboles

sous peine d’être aéré

 

et quand le

 CCCCRRRRAAACCC !!!

arrive

une fois la honte passée

je me vois dans la joie

de l’avoir enfin

 

mon 43

 

 

 

 

Je fouille dans mes cinq poches du pantalon

J’y sors plein de trésors

Je trouve enfin mes clefs

 

 

Mes sorcières de poches …

( les brandissant tel un trophée)

On peut les applaudir

 

 

 

Mes clefs ont des pouvoirs …

de s’envoler, se cacher, disparaître

dés le moment où…

j’en ai besoin …

 

elles ont le talent de trouver l’endroit où…

il n’y ait pas de logique à ce qu’elles y soient

pour que, soi-disant, malines

je n’arrête pas d’y penser

 

mes clefs ont des pouvoirs

je n’en suis pas peu fier.

 

 

Justement, ce matin,

je n’ai pas vu mes clefs

alors hop, sans hésiter,

j’ai pris les doubles …

 

Mais bon, pour me rassurer,

j’ai cherché si j’avais le doubles des doubles.

 

Car, comprenez-moi bien.

 

Si je perds mes clefs,

mes doubles deviennent …

mes clefs …

 

Là, mes doubles de doubles deviennent des doubles

et pour être pleinement serein

il m’est important d’avoir

un double des doubles des doubles.

 

Car, entre nous,

machiavéliquement,

 

toutes ses clefs font les folles la nuit

 

et se cachent au matin …

 

 

 

Dans la nuit, il n’y a pas que mes clefs qui s’agitent :

(Je vais vers un support et je fais )

 

 

 

Toc …toc toc toc toc…toc toc…

 

Chaque soir vers minuit

sur un palier voisin

un code s’active

 

toc …toc toc toc toc…toc toc…

 

quels acteurs, quelles quêtes, quels scenarii ?

se jouent, se nouent, se dénouent ?

 

mon désir poète,

de flottement dans mon profond sommeil

font que je ne veux pas savoir …

 

au point qu’importe si la porte

nait qu’au fond de moi …

 

 

au fond de moi j’ai aussi ça …. (mon rire)

 

 

Savez-vous mon rire ?

un idiot que je me suis inventé

rentré en moi  naturellement..

s’échappant en alien , régulièrement .

 

dés que trop décontracté, en confiance,

il s’envole, le captif indomptable,

et que de l’entendre, de l’entendre

ça me fait rire, rire… et tout autour …

 

j’ai peur

 

de lancer sans l’arrêter un jour

une boucle sans fin

une ronde

 

des tordus en deux …

 

 

Tordu en deux ça n’arrive pas que par le rire.

Ça arrive aussi grâce au sport, non ? …

 

 

 

Les sportifs sont des cons

j’me disais souvent

errant dans les rayons

du décathlon

 

leurs yeux  avides d’équipements

de paraître et

d’objets ridicules

 

mon adrénaline à moi ?

c’est les mots

avec ?

j’escalade, saute, dévale 

me fais peur et

me projette

 

eux ?

passent à la caisse avec délectation

 s’apprêtent à

se crisper les muscles

se courbaturer le tout

en être fier

 

les sportifs sont des cons

j’me disais souvent

à dépenser leur kilojoules

sur des buts dérisoires

 

puis

 

dans ma vie est arrivé

le badminton

 

félin , malin , racé

partout en criant

j’bondissais

ces trajectoires folles

ces feintes et amortis

ces «  le long de la lignes »

ces « au raz du filet »

 

m’ont rendu fou

 

tant et si bien

que

j’passais mon temps

au décathlon

 

là j’assortissais les tenues

avec frénésie

et toujours au moment

d’payer , j’me disais

ah , si j’avais pris la carte !

 

car comprenez ces

« fond du cours »

« juste dans le coin »

« inclinaisons d’poignets »

« contre-pieds »

 

m’ont rendu fou

 

à un point tel que

 

j’me suis peté l’genou

 

et

 

j’me dis bien plus encore

 

qu’avant

 

les sportifs sont des cons …

 

 

Non ?...

 

Savez vous qui m’agace aussi ? …

 

Mes voisins …. Et vous ? …

 

 

Mes voisins sont idiots

ne se garent pas comme moi

ne réagissent pas pareil

s’exclament à tous vents

font comme s’ils étaient seuls

 

La constance d’un voisin

c’est, qu’il n’a pas son pareil

pour exaspérer

 le sien

 

Mes voisins se traquent

s’épient et mendient

des miettes de l’autre

pour s’en repaitre

en société

 jusqu'à

 satiété

 

c’est une constance que

de trouver son voisin

idiot

 

 

à un point tel

 

 

que je me demande

 

 ce qu’en pense

 

 

 

le mien

 

 

 

 

Sonnerie de portable sonne

Je le regarde attendri

 

 

 

 

Tel un battement de cœur, régulier

il revient toutes les deux heures

se rappeler à moi

comme une caresse.

 

quelqu’un me pense

incessamment , métronomiquement

ne me laisse aucun message

le démystifiant, le déphantasmant .

 

un dialogue vibrant

puis musical

le garant receleur

est l’obsédant harceleur

 

appel masqué de mes nuits et mes jours

 

je t’aime …

 

 

Ah , l’amour … l’amour , bien plus encore pour ma glacière …

Si vous saviez depuis combien de temps je l’ai …

Laissez-moi-vous conter une histoire commencée avec elle depuis 5 ans environ …

 

 

 

Un lundi matin, comme tant d’autres,

ma tête fourrée dans le fondement,

je pris ma glacière, amoureusement.

Elle avait, surprise, un long drap de tulle accroché.

 

J’ai compris son message, elle voulait se marier …

 

Elle, ma compagne m’ayant été si souvent fidèle,

voulait voler de ses ailes, s’éloigner du péché.

En cet instant, j’ai compris son manège,

ses yeux doux et ses manières pour mon thermos.

 

Je me suis senti trahi,

mais face à l’amour que faire ?

Après tout, lui aussi avait droit au bonheur …

 

Lui qui comme premier amour avait la cafetière

passant toujours à ses cotés  sans le voir

(elle était sacrement culottée).

Que dire de sa passion avec la bouilloire,

frémissante pour lui en ses cris stridents.

Puis de la bouteille d’Evian, sortie du frigidaire,

soufflant le froid dans son chaud …

Je compris d’un coup,

ils sont faits l’un pour l’autre.

Il se blotti dans ses coins, sécurisé, bien calé.

Et ils partent chaque jour, lui dans elle,

se fondre, comme dans un même corps .

 

Ce matin, quand je les aies réunis,

Je les aies vus, convoler ensemble …

 

Je fus ému, jaloux, mais après tout qu’importe

de par mon amour pour elle, je ne veux qu’une chose

 

Qu’elle soit infiniment heureuse ...

 

Ma douce glacière … au regard vert …

 

 

 

Mais la vie n’est pas si simple,

vous les imaginiez dans l’horizon,

l’anse dans la poignée,

plein de petits sacs isothermes autour,

mais …

 

depuis la glacière s’est entiché d’un jeune,

avec moins de contenance certes, mais …

le vieux thermos, avec le temps, avait des fuites,

toujours aussi chaleureux mais …

dans l’obligation de rester  droit …

 

Je l’aperçois dés fois dans le cellier,

avec pour seul espoir un hypothétique vide grenier,

dans ces moments – là,

je n’ose pas lever les yeux vers lui,

je me sens lâche.

 

Bien plus encore, quand je lui offre un café …

je sens qu’il n’y croit plus.

 

C’est sans cœur une glacière, vous savez ?

 

c’est froid de l’intérieur …

 

 

 

Depuis, j’ai réfléchi,

 

ma glacière est, après tout,

toujours restée à mes cotés,

une fois, je me rappelle, je l’avais gravée,

d’un z qui veut dire Zorro,

qu’un quart de tour transforme en

N qui veut dire Nono,

 

gravée pourquoi ?

pour ne pas la confondre d’une jumelle

comme si je pouvais me tromper

c’était l’insulter, la déprécier,

ses manifestations étaient, je pense,