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  Créer son blog KaZeo     Créer un blog gratuit Mercredi 10 février 2010   St Arnaud  
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah
EDITO

 

Attention !!!

 

vous risquez d’être le 24 000 éme visiteur

( au train où vont les choses )

 

vous gagnerez en retour le

droit et l’envie de revenir

J

 

 

( un peu de pub avant tout , profitez d'un livre pas poétiquement correct :)

 

    http://bouquinstinct.leforumbleu.net/emeutes_noel.htm

 

je vous encourage aa

restez quelques  secondes ,

faites défiler les textes ci dessous ,

aallez les chercher directement dans la rubrique aarticles

( et faites défiler le menu déroulant ) .

 

Jetez une oreille sur les liens musicaux

( mais revenez me voir aaprès ,

ou pendant ,aaprès aavoir rétréci  pardi :)

 

mettez moi dans vos favoris ,

 dans les liens de vos blogs ,

 aabusez de moi tant que vous le souhaitez .

 

:)

 

j'vous embrasse

 

 

vous aallez voir ici c'est sobre et feutré,

 vous aallez vous sentir seul au monde ;)

 

     http://bouquinstinct.leforumbleu.net/emeutes_noel.htm

                                                        

                         profitez d'un livre pas poétiquement correct :) un peu de pub après tout 

                                                        

( les bénéfices sont intégralement  pour l'association littéraire en rapport ) ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Poussetontraino@yahoo.fr

 

 

...

 

 

 

 

 

 

 
ARTICLE A LA UNE
Dune à l'autre ... (le 26/01/2010 à 23h03)

 

...

 

Sur la clayette d’en haut

(dans le frigo de mémé)

 j’assortis des boissons

une fine bouteille de Badoit penchée et des canettes :

deux Perrier

un multi-fruit noix de coco

deux jus de tomate

six Ice-tea

deux bières

 

ce qui énerve

 c’est quand il n’y a pas le compte

si je me sers deux fois, par exemple

là, j’ai le choix d’aller dans le garage

traverser la cour dehors dans le froid

pour tout réachalander

ou rien faire, y penser

une journée durant

surtout

si quelqu’un se sert en mon absence

 

ce qui m’énerve aussi

c’est que le ketchup jamais

est dans la porte du frigo

(comme dans tout les frigos)

non, il est … au garage…

pourquoi pas les cornichons ?

(tant qu’on y est)

 

chez mémé

 

dans ma chambre le matin,

 toujours je retourne mon slip

le remets à l’endroit

(dès fois que)

(on ne sait jamais)

l’enfile

suivi du pantalon

les chaussettes en dernier

important

(ridicule d’être en slip et chaussettes)

 

le soir, au même endroit

 de ma chaussette droite je claque l’élastique

avant d’enlever la gauche

la droite après

si j’oublie faut tout refaire

 

ceci sous les yeux de ma chaise

enfin, de ses pieds centrés

sur les carreaux au plus loin

des joints

 

 

 

 

Vous me direz ce sont des manies

 

je conçois

 

mais

 

ce sont les miennes

 

elles sont les ilots de ma vie

 

d’une à l’autre je sais

 

 

j’ai pied …

 

 

 

 

 

 

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Près de l(a barre)espace (le 19/01/2010 à 23h30)

 

J’adore écrire sur sa musique

quand je suis inspiré bien sur, mais encore plus,

quand je ne le suis pas

là mes pieds se lancent sans poser terre et vont

un peu plus loin, un peu plus loin.

 

J’adore en fait, ne pas écrire quand je l’écoute,

rester au pied du clavier comme au seuil d’une montagne

 rester bloqué là, persuadé de ne pas pouvoir la franchir

 m’en faire un rêve

comme pour chaque chose en fait

m’en faire des rêves …

 

 

 

 

http://www.myspace.com/danbandthebraintumors

 

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Mise en boite ... (le 03/01/2010 à 22h39)

 

Tupperware pointe

du doigt mes vieilles boites

mes couvercles achalandés

mes organisations de vieux garçon

 

Tupperware remplit

mon salon de ménagères

me voyant en spéculos

sorti d’une boite en plein tea time

 

Tupperware vide

mon compte courant et mes tiroirs

me fait poser d’autres étagères

pour accueillir l’indispensable

 

Tupperware m’envahit

d’high-tech plasturgique

de design aux tons pastels

me facilite mes non-besoins

 

Tupperware revient

me faire le cadeau

d’un verre doseur à bec verseur

d’une cuillère pour œuf bouilli

 

Tupperware me traque

pour d’autres

thés

 ménagères

 spéculos

dates

étagères

etc

etc

et

.
.

 

A MON SECOUUUUUURRRRRSSS!!!!

 

 

 

Je vous en  supplie

Saint Weight Watchers

Priez pour moi

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

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Ce qui reste ... (le 29/12/2009 à 22h02)

 

Je m’applique à finir

pour que rien ne se perde

 qu’enfin disparaissent

les restes (entre autres)

 

mais jamais il n’y a assez

 (soi disant)

pour un repas complet

équilibré

 

 alors

ma femme refait d’autres choses

qui vont rester

 auxquelles je vais m’attaquer

dès demain

pour tenter de les finir

 enfin

 

 

mais je sais bien que demain

elle me dira : 

« il n’y a pas assez »

(soi disant)

pour un repas complet

(patati patata …)

 

toute ma vie, je cours

après des restes ayant

au moins …

 huit heures d’avance

 

 

et

plus je cours

 

plus je grossis

 

 

 

 

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j'ai voulu t'écrire ... (le 27/12/2009 à 22h30)

 

 

 

 

J’ai voulu t’écrire

 

mais, bien sur, ce n'est pas si facile

cela fixerait les choses

les sentiments, les sensations

 

ce serait un piège finalement,

fixer les non-dits, les regards et les sourires

en quelques mots

forcement minimalistes

c’est les réduire

 

 

je trouve bien finalement

d’avoir des choses en soi et ne pas savoir

comment les exprimer, par quel bout

 

c’est comme avoir un rond point en soi

où les mots s’engouffrent, ensemble

 

aucun ne sort, c’est vrai

c’est normal

dans ces cas là

 

c’est toujours le bordel dans les ronds points …

 

 

 

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Vacances en marche ... (le 23/12/2009 à 20h28)

 

 

Vava est en bas

avec la grippe A

 

Léo est en haut

avec la gastro

 

et dans l’escalier

je suis isolé

 

je me rêve Spiderman

d’un bond accéder

aux zones paraissant

point contaminées

 

ainsi préserver

l’intégralité, l’intégrité

de mes congés payés

 

là , il y a le canapé

la télécommande à portée

là le palier des wc

d’où j’irais me soulager

 

mais non

j’suis là

coincé

 

entre la 5éme et la 6éme marche

 

pour l’instant …

tout va bien …

 

 

 

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Houlàà, qu'il marche mal mon portable , trop trop méga mal,mal,mal,mal,trés mal.... (le 09/12/2009 à 20h08)

 

 

C’est un fait

mon portable

 marche mal

(super mal)

sans raison

ni mobile

 

il rechigne

au chargement

n’aimant pas

les contacts

 l’emprise

des prises

 

c’est pourquoi

en douceur

je l’approche

je l’embroche

je le branche

mais …… non

 

 alors

 je le cale

en sandwich

 carafe içi

 evian là

ouiiii ..…. génial

 

mais mon enfant

brancha le sien

ne respecta pas

l’équilibre précaire

du courant qui passe

ou essaye

 

(patience…)

 

à mon secours déboula

un bout d’allumette de coté

un bord de conserve au dessus

une pointe de couteau pour caler

dix minutes d’attention

ouiiiiii ……c’est bon

 

mais mon chat

dans son envie de partager

mes jeux, mon attention

ne respecta pas

l’équilibre précaire

du courant qui passe

 

( okkkkkkk ….)

 

alors mobile voyagea

au bout d’une rallonge

en haut d’un placard

entre raclette et fondue

soliflore dessus

ouiiiiii ……enfin

 

C’EST QUUUUOI CE BORDEL ???

( euuuh ,l’entrée de ma femme )

YYYYYYYAAAA QUE MOUAA QUI RANGEUH ICCCII !!!

 dans ma précipitation

il n’y eu plus d’équilibre précaire

(pardi)

 

c’est alors qu’un miracle

se manifesta en moi

j’entendis la conscience

de l’objet du débat

il voulait de l’action

de l’adrénaline en soi

 

donc soudain sur la terrasse

il moulina au bout de mon bras

connu tour à tour la joie

du saut en hauteur et longueur

du saut de haies (du voisin)

du golf (de trous de taupes)

 

houlààà que

mon portable marche mal

super mal

 

mais

 

(bon sang)

 

 

qu’il vole bien …

 

 

 

 

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J'avais des écharpes ... (le 05/12/2009 à 00h04)

 

 

J’avais des écharpes

un peu partout

mélangées aux

gants, ceintures, bonnets

 

j’ai rangé mes écharpes

ensemble

dans un tiroir

que j’ai perdu

 

depuis ?

mes tiroirs se taisent

et s’ils s’ouvrent à moi

c’est sur eux-mêmes

 

j’avais des écharpes

un peu partout

mais

(il me semble)

elles sont parties

 

ensemble

 

 

traverser l’hiver

 

 

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nofffn maifffs t'affs vfffu mffa guefffle ? (le 29/11/2009 à 17h17)

 

 

 

Une fois la porte passée

la foule je n’ose fendre

l’impression est pesante

tous …

me …regardent

me…dévisagent

me…scrutent

 

 

ma moitié de visage…

 

 en liquéfaction

décomposée

 

si je parle

j’ai l’air de rien

du dernier des ânes

l’idiot du village

 

je sais

ça va passer mais …

c’était bien quand même

 la vie d’avant

… la piqure

… la porte passée

 

 

 

 

 

 

du dentifffste …

 

 

 

 

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Mes entrevues avec lui ... (le 29/11/2009 à 17h14)

 

 

 

à chaque fois c’est un peu

comme dans le ventre de ma maman

je vais m’installer dans son fauteuil

je scrute le plafond

 

là , les néons, les spots me parlent

me disent leur fidélité au lieu

ceci au dessus de la lampe aux grands yeux

semblant Walle-e au cou poussé pour moi

 

là , j’entends …

 un orchestre symphonique

il joue en sourdine

pour moi encore ?

dans la pièce à coté ?

 

apparaît ses yeux à lui

surmontant

ma personne et

le masque chirurgical

s’alliant de sa voix

(chaude et rassurante)

et … m’y voilà

 

je ne suis plus qu’un serpent

enroulé dans panier

attendant  charme et danse

 

 

 

et si

la piqure ou la roulette arrive

alors dès l’instant je songe

à des choses …peu avouables

souhaitant les moments où la douleur pointe

pour atteindre climax mental

 

et quand

au moment de partir

je m’engage dans le couloir

me mets sur le coté

le laisse me dépasser

m’ouvrir la porte

me serrer la main

alors ..

dehors…

 

 

 

 

 

 

j’atterris …

 

 

 

 

 

 

 

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J'ai un collègue tout en ... (le 28/11/2009 à 08h17)

 

 

J’ai un collègue tout en

statistiques

 

combien

 

de rousses

de motos

de mots

de réactions de l’un, de l’autre

de boutons sur le nez

de Twingos vertes

de Clios grises

de ronds-points fleuris

(ou pas)

d’arrêt de car avec ou sans

publicités sur les panneaux

plus ou moins fréquents selon

 notre vitesse ou leur

distances l’un de l’autre

où les gens qui courent

(où à a vélo)

vont plus ou moins vite

(ou pas du tout)

dans notre direction

(ou pas)

 

etc

etc

et

c

c

c

 

 

 

(tout ça s’égrène en sablier….perpétuellement)

 

 

et ces combiens là sont

 conjugué et jonglé de

 

pourquoi ?

comment ?

depuis quand ?

où ?

 

etc

etc

et

c

c

c

 

 

sa vie est un graphique

où les lignes s’entrecoupent

 les cases se cochent

où l’incertitude

n’a que peu de place

(ou dans la douleur)

 

à mes cotés

(dans la voiture)

si je prête l’oreille

(si je la prête bien)

je l’entends

 

 

 

(il mouline)

 

 

 

 

 

 

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à dos d'souris ... (le 25/11/2009 à 22h56)

 



à dos d’souris

 semant barreaux

cernant bureaux

gens dedans

 

 élans d’poignets

l’internet

 interne

 

la roue tourne

 les souris

rentrent en cage

porte ouverte

(chuchotant)

 

 

 

 

viens

viens

viens

 

 

 

 

 

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Ma première interview :-) (le 22/11/2009 à 14h51)

...

 

 

J’ai eu droit hier à ma première interview, prise sur le vif …

 

Il fallait que je me définisse, que je parle du message que je voulais faire passer …

Finalement dans mes envies d’écriture, je ne suis qu’un enfant, du moins j’essaie de le redevenir.

 Dans ce cas là qui est mien, un enfant a-t-il vraiment la maturité pour se comprendre réellement ? De dessiner ses contours ?

 

Je vais vous faire une confidence, quand j’étais (vraiment) enfant et au moment de me coucher j’avais toujours besoin d’un petit jouet pour m’aider à m’endormir … Au matin, toujours l’objet disparaissait…mais disparaissait totalement, sans explications et espoirs de retour  … Pour moi c’était terrifiant et fantastique …

 

D’être un enfant unique confronté à l’ennui m’a donné l’envie, le besoin d’habiller d’âmes les objets m’entourant …

 

Les grands enfants, les amoureux des bibliothèques, ceux des vielles maisons, comprendront …

 

Pour les autres ? J’espère entrebâiller des portes sur des pièces cachés au fond d’eux … où leurs fantômes se révèlent gentils, finalement …

  

 

...

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Mouline ... (le 11/11/2009 à 18h26)

 

 


...


sablier
sablier
mouline
mouline
mouline
(p’tain)
sablier
mouline

sablier
(le temps passe)




Ctrl+Alt+Suppr

mouline
gestionnaire des taches
mouline
pas de réponse
mouline
fin de tache

mouline
en cours d’exécution


sablier
mouline
(p’tain)
terminer maintenant
sablier

mouline
ne pas envoyer


mouline
mouline
mouline
reset ?



Ctrl+Alt+Suppr-Ctrl+Alt+Suppr-Ctrl+Alt+Suppr-Ctrl+Alt+Suppr

mouline

reset ? reset ?

terminer maintenant-fin de tache-ne pas envoyer
nepasenvoyer-findetache-terminermaintenant
findetachenepasenvoyerterminermaintenant
termitachetenantvoyerpasfindemainnenez
reset?rset?rset?set?
et ?































RESETEUUUUHHH !!!!










...
mouline
...
...
...
...

 

 

 

 

 

 

.

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Cette queue dans la main ... (le 08/11/2009 à 08h52)

...

Il me reste toujours
à la fin
cette queue dans la main
dont je ne sais que faire

un peu avant ?
ce fruit du désir
je l’avais bien rincé
essuyé
mis en bouche
savouré

jusqu’au trognon
(j’ose dire)

mais toujours à la fin
me reste
cette queue à la main

que je grignote
a en faire des minis bonzais
poussant exclusivement
entre pouces et index

et là

acte manqué
j’oublie toujours
de les jeter

ils s’aventurent
jusqu’aux cris
de ma femme
trouvant

mes petites queues
semées

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Mon 43 ... (le 02/11/2009 à 23h23)

 

 

 

Mon 43 fait que

 

mon 42 me serre

doit se fermer allongé

debout me fait rester

ou alors déboutonné

(si braguette surveillée)

 

mon 44 est lâche

il me (et se) laisse tomber

me fait porter mon choix

dans des caleçons coordonnés

 

mon 42 me blesse

m’empêche de respirer

d’écarter trop les quilles

sous peine d’être aéré

 

mon 44 descend

mon entrejambe à mi-cuisses

me modère dans mes élans  

d’écarter trop guiboles

sous peine d’être aéré

 

et quand le

 CCCCRRRRAAACCC !!!

arrive

une fois la honte passée

je me vois dans la joie

de l’avoir enfin

 

mon 43

 

 

 

 

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Dès que les dés jouent là où les joues de laies ou ??? (le 27/10/2009 à 22h15)

...

 

 

 

Dès que j’ai su

que les dés étaient à jouer

j’ai pu reconsidérer mes anciens textes

dès l’instant

 

bien plus encore

quand dans la foulée j’ai pu appendre

ce qu’étaient les prés …verts

 

il y a (en effet)

 deux prés et près de

 

ouh !

houx ou où

là ?

 

car là je note

la note la

las

 

ah !

tu hais à Paris (les hôtels Hilton)

tu hais Paris (Hilton au tél)

eh , tu n’as pas ri ?

 

tant pis

(dit la vache)

 

Car  lai de lait laid où les laies errant en laies

 découpés par laie sur lais ou lé par lai …

 

font , plus tôt ,céder mon ex et …

euh,

font et m’ont excédé, plutôt …

 

 

faim

(miam)



tu délires l’ami ?

des lires ?

en Italie en litanie là où l'euro passe,

 si l'ami (t’as vu la fin -faim ? ) dalle

 là où le rot passe

 

(euh, pardon)

 

 

 

...

 

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Petit lutin veille ... (le 27/10/2009 à 19h36)

 

 

 

 

Enfant

petit lutin vient

nous accompagne dans nos

ennuis

rêves

doutes

modèle un monde à nos mesures

 

Grand

petit lutin part

va un peu plus loin

attendant

d’être utile

 

Vieux

petit lutin revient

nous reprend la main

nous accompagne dans notre

ennui

peur

route

 

 

vous accompagne

 

jusqu'à la fin …

 

 

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Petit lutin surveille ... (le 26/10/2009 à 16h32)

 

 

...

 


le chat bien rangé
(dans le panier)
les couverts alignés
le départ du lave vaisselle
l’eau prête en cafetière
(les dosettes à coté)
s’affaire jusqu'à l’heure
où le réveil sonne
en s’évaporant
une journée durant

 

 

….


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la lumière du frigo ... (le 25/10/2009 à 00h14)

 

 

...

 

On a beau me dire qu’elle s’éteint

une fois le dos tourné

ou

la porte fermée

 

je doute

 

j’ai beau tout essayer

la prendre par surprise

ou

de vitesse

faire semblant de partir

me raviser

aller toucher l’ampoule

rien n’y fait

ou

ne prouve

 

pour m’ôter ce poids

je me vois dans la quête

d’avoir un nouveau copain

 

un petit lutin ?

 

 

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Le pouvoir du Copier ... (le 25/10/2009 à 00h12)

 

 

Si j’avais universellement

le pouvoir du copier

mais surtout du coller

partout

ce que je veux

 

je sélectionnerais

les grosses maisons

les belles voitures

du design

du high-tech

compulsivement

 à profusion 

 

des tops-model à la pelle

que je rangerais négligemment

dans mes penderies et sous le lit

je les sortirais de temps en temps

dans un soucis d’assortiment

à mes costumes ou mes chaussures

 

je déplacerais mon curseur

brisant la magie des choses

 

je n’aurais plus d’envies

 finalement

 

n’aurais rien à vivre

au bout du compte.

 

alors sur moi,

 facilement

 

Suppr

 

….

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con d'briquet ... (le 09/10/2009 à 18h54)

 

 

 

Con d’briquet

marche pas

savais pas

normal

 

fume pas

 

 

con d’briquet

rouillé

fait mal

au pouce

 

aïeuuuh !

 

 

fait rien

qu’a m’énerver

pierre qui roule

amasse ampoules

 

AIEUUUH !

 

 

mais moi

j’veux

du feu

main’nant

et pas

des saucisses

crues

 

baaah !

 

 

dis, dis, dis

 

toi là bas

oui toi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

t’as pas du feu ?

 

 

 

 

 

 

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Chaque soir et ... plus encore ... (le 02/10/2009 à 16h55)

 

 

 

 

Chaque soir, devant moi

elle se poste et me caresse

le haut du crane et …

plus encore

 

répliquant à qui l’entends

que je suis

 chaud au matin

chaud l’après midi

mais …

orageux le soir

( faut bien que ça éclate)

 

Elle fait toujours attention à moi

que j’ai des dépressions ou pas

et moi de tout en bas

 du coin de la carte

je la mire

comme

 

un perpétuel soleil

 

 

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=tr30-Ey5bYc

 

 

 

 

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Sais tu , j'ai peur ... (le 29/09/2009 à 21h57)

 

 

 

Sais-tu, j’ai peur ...

 

je n’ai jamais eu le trac avant

je pensais qu’il ne pouvait venir

qu’avec le talent

 

avec un peu d’humilité

pas question d’y penser

pour quoi faire ?

 

tu m’as parlé de bases

de travail, de sacrifice

ça a fait des graines en moi

 

l’idée d’avoir peur de décevoir

cette peur là, ne me ressemble pas

car à l’idée de désirer paraître  

 

devrais-je oublier d’être ?

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les clés de douze ... (le 22/09/2009 à 23h27)

 

...

 

 

 

les clés de douze dans leur assortiments

sont moulés, calés dans leurs mousses et plastiques

toujours écrasées par les onze,

les clés de douze

voient les huit, les dix-sept partir (dès fois)

et plus encore les dix, les treize (eux toujours)

et une fois les fugueuses échappées,

 qu’arrive t’il à l’assortiment inutile

(obsolète et caduque)?

 

il n’arrive plus rien, justement,

il se perd au fond de l’étagère,

avec la douze dedans

 la onze l’écrasant

 

une fois les fugueuses parties

elles n’ont plus l’espoir

d’exister

 

au moins

 

une fois

 

 

 

 

 

 

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Mon enfant a perdu sa pantoufle ... (le 21/09/2009 à 16h04)

...

 

 

 

Mon enfant a perdu sa pantoufle

 

 

gauche

 

 

ça le rend dingue

on lui met la pression

il cherche, tournant en rond

autour de son pied chaussé

et nous on lâche rien

on lui dit :

 

« cherche cherche CHEEERCCHE »

 

 le voilà derviche tourneur

au milieu du salon

 

« et t’es allé voir sur la mezzanine, au moins ? »

 

le voilà qui y va

 

« NOOOOOOOOOOONNN !!!

va y pieds nu, c’est trop dangereux, trop pentu »

 

et là en haut, regardant par terre

il s’aperçoit de quoi ?

 

qu’il avait perdu sa pantoufle

 

 

droite

 

 

ça le rend dingue

on lui met la pression

 

 

 

 

...

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Sachez que sachets ... (le 19/09/2009 à 15h58)

 

...

 



Sachez que sachets

toujours me résistent

mes mains se crispent
j’humecte, fricote
chauffe, débats, frotte
les insolents contenants

les ménagères me tannent
les fesses par caddies

« oups ! pardon , excusez moi »

« il n’y a pas de quoi »

Alors mes quêtes reprennent
me suis-je trompé de coté ?
pourquoi les autres et pas moi ?
ai-je des trop gros doigts ?

et tout autour à la ronde
les sacs toujours s’emplissent
me laissant seul, seul au monde
parmi courgettes et navets

dans chaque rouleau il y a
quelques sacs oblitérés
ils me traquent et m’attendent
dès mon bout de nez pointé

dans ses combats prémédités
victoire je veux souhaiter
et dans l’espoir d’une poêlée
je m’en vais voir aux légumes …

…surgelés

 


 

 

 


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Ode au plus puissant des grilles pains chromé ... (le 18/09/2009 à 15h43)

 

 

 

 

 

 

« Prenez celui-ci c’est le plus puissant »

 

par ce biais voici comment

le grille pain chromé

dans ma cuisine débarquait

 

des bouts de pain innocents

allèrent le saluer

cherchèrent dans ses flancs

où se réchauffer

 

mais n’eurent comme réponses

qu’enfer et brasier

et d’amitié ? pas une once

que d’la mie carbonisé

 

et depuis toujours

j’assiste aux massacres

je coupe le courant

et ne peux agir

 

car bouts de doigts échaudés

de lui restent loin

attendant si vraiment

il sait refroidir  

 

grille pain tout chromé

dans ma cuisine fait flotter

l’odeur du cramé

le frisson du danger

 

 

 

 

 

 

 

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O Dieu piment ! (le 17/09/2009 à 22h09)

 

 

O Dieu Piment !

 

tu as trouvé grâce

refuge et autel

au fond d’mon frigo

 

sache qu’a hauteur

de mon regard je te prie

de ne pas me tenter

de ne pas me faire mal

 

tu es pour moi

 

une Ferrari

que si je conduis

 en fossé je finis

 

un viscéral geyser

où doubles effets kiss-cool

me font crier ma mère

 

O Dieu piment !

 

quand ma main te touche

que savons et douches

ne peuvent t’enlever

 

que mes doigts en bouche

savent me rappeler

que yeux et nez

il ne faut pas toucher

 

qu’il faut se retenir

d’une envie pressante

pour ne point être luciole

à un gênant endroit

 

O Dieu piment !

 

si l’oiseau de Martinique

file la …

 toi tu sais, l’antillais

me rendre avion

 

à et sans réaction …

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le placard de ma cuisine ( non , pas celui là ...l'autre) ... (le 13/09/2009 à 23h06)

...

 

 

 

Toujours m’impressionne

le placard de ma cuisine,

pas celui des couverts, bien rangé,

celui des pates, bocaux et farines

 

Dès qu’ouvert, il dresse remparts,

me disant :

 

 

« hop ! passez votre chemin,

 

c’est complet ! »

 

 

ne semblant point disposés à laisser entrer

d’autres boites, d’autres paquets

 

comme si l’intrus par ma main intronisé

allait percer le secret de son fond oublié

où les graines mités et les conserves bombés

tiennent les autres en bouclier et en respect

 

alors … pour insérer l’achat fraichement acheté

de la porte je me sers souvent de levier

je les entends couiner, s’écraser, s’esquicher…

 

passé un moment, celui du silence restauré

j’ouvre à nouveau et les vois pavoiser

 me dire sans sourciller :

 

 

« hop ! même pas mal

 

passez votre chemin, ne voyez vous pas ?

 

c’est complet ! »

 

 

 

....

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La théorie du bourdon ... (le 20/07/2009 à 22h11)

 

Le bourdon ne peut pas voler

il a une tête trop grosse

des ailes trop petites

c’est impossible

qu’il vole

 

mais

 

il ne le sait pas  

 

 

le théâtre

le peu que j’en ai fait

monter sur scène

s’y montrer nu

en couleur, en vrac  

j’aime  

 

j’aime être bourdon

 me sentir abeille

 

il me semble que des gens le voient

et avoir le regard des gens

maintenant

c’est énorme

 

pas pour moi, ce serait petit

de se penser d’une quelconque importance

 

pour eux

 

à ouvrir le regard sur l’autre

on le change un peu

sur nous

 

 

non ?

 

 

 

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Dr^le d'animal ... (le 13/07/2009 à 23h09)

 

 

 

C’est un drôle d’animal

vers 18 heures, tout tordu

la peau plissé

le regard vide

 

passant près de vous

comme flottent les bois

 

c’est dès le crépuscule

dès l’occasion de s’abreuver

(si on peut dire)

 

qu’il se déplie, se défroisse

prêt à bondir

sur tout, sur tous

 

n’étant entier que déchiré

c’est un drôle d’animal

(si on peut dire)

 

 

 

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J'empile ... (le 10/07/2009 à 23h54)

 

 

Je centre

centre mes écrits

pour qu’ils deviennent

tour à tour

tour

entonnoir

vase

magie de potier

sans s’effondrer

dans ce cintrage

mes mots sont là

au dessus

de presque rien

en équilibre

abandonnés

quand je les vois

j’suis comme eux

posé

en suspension

entre

trois points

comme pieds

et  trois

comme chapeau

 

 

 

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Fut un temps ... (le 10/07/2009 à 23h44)

 

Il fut un temps

j’avais des rêves

des illusions devant

 

Mais maintenant

je vis, simplement 

dans une danse continuelle

et c’est d’un tel plaisir

que je m’applique fort

à bien garder les pieds sur terre

 

pour ne rien rater

 

aux pas sages

 

 

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Mr ENA (le 10/07/2009 à 23h39)

...

 

 

Mr ENA me regarde

me regarde d’en haut

est embauché pour s’occuper de moi

mais s’occupe

avant tout

de lui

 

il aime mon regard

mon regard d’en bas

la sensation d’être un César

pour moi

 

 les pouvoirs de façades

mettent aux blenders

les âmes

 

 

...

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Fin ... (le 10/07/2009 à 19h53)

...

 

 

Fin

 

dès qu’elle est trouvée

plus la peine

la peine d’aller plus loin

 

c’est comme une caresse

la plus belle

celle du souvenir final

 

le reste, au bout du compte

n’est que coloriage

entre elle et tout début

 

mais là

j’ai pris une sacrée avance

et de l’avoir mis au début

ça libère

 

mais sans rester sur ma fin

le bizarre de cette histoire sera bien de mettre

le début à la fin

 

restons logique

l’un ne va pas sans l’autre

inversement

 

 

euh …

 

 

Il était une fois …

 

 

...

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Mr Nordine Hateur ... (le 09/07/2009 à 23h03)

...

 

Mr Nordine Hateur a une de ces mémoire

une grosse mémoire

 

Son cousin Alain Ternet veut qu’on partage

qu’on rassemble tout les Nordine Hateur

de par le monde

 

Les Nordine Hateur sont des marionnettes

mais ceux d’au dessus ont des ficelles

bien plus grosses

 

 

Qui trop communique

vraiment dans le faux

devient faux

doucement dans le vrai

 

 

Rien ne vaut la danse

( ne pas l’oublier)

de deux personnes

 

dans leurs sourires

leurs regards

leur gêne

 

en face …

 

 

...

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Nos premières fois ... ( interdit moins de 15 ans ) ... (le 07/06/2009 à 19h43)

....

 

 

Je flânais et d’un coup une dame de couleur m’annonça :

 

« Pour 100 francs, je te fais tout ! »

( me saisissant la main , me fixant le regard, son visage près du mien , ses lèvres immenses comme des cactus )

« eeuuuhhh … tout, comment ça ? »

« Ben, tu viens, tu fais ton truc et après quand tu as fini, tu pars …»

« ???? »

 

Du haut de mon jeune âge, je me sentais coincé, entre l’impression d’être soudainement materné par cette présence, cette main et l’envie du moment d’être pris pour un grand.

 

Je n’ai pas dit oui, nul doute, mais…je n’avais pas dit non ….

 

Là , j’ai connu ce qui aurait du être l’eldorado de l’inconscient collectif des males , le gravissement des escaliers … Mais plus encore… la clé qu’on sort, que l’on pénètre, tourne et la chambre qui s’ouvre … ma vision du petit bidet de fortune précéda celle d’une personne qui se positionne d’une manière où je ne pouvais pas alors deviner le mode d’emploi , l’entrée , la sortie …mon initiatrice du moment se ravisa, se dit sans doute que pour accélérer la cadence il lui fallait mettre la main à la pate et dans des dispositions ( ou une disposition) plus consensuelle ( si , sans jeux de mots , on peut dire… ) me fit connaître la joie des chairs …

 

Ce qui me marqua c’est son visage. Elle, si prévenante en bas semblait avoir les traits dans un autre ailleurs, un monde où elle seule peut rentrer, où elle aurait jeté les clefs …la besogne finie, je suis parti, la queue basse, le reste aussi …

 

Parler de soi pour le geste n’a pas d’importance. Dans l’idée du partage tout est différent.

N’oubliez pas, n’oubliez jamais qu’en toutes choses les premières fois se doivent d’être sacrées.

 

 En tout rêve, tout espoir, tout aboutissement, le plus beau devra être toujours avant …juste avant …

 

 

 

...

 

 

 

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à l'aube de mes 14 ans ... (le 03/06/2009 à 22h58)

...

 

 

Elle est toujours

 

à me crier dessus

 me dire d’y aller

de ne pas trainer trop

le nez au vent, de partout

 

à me dire qu’elle n’a pas toute sa vie

qu’il serait temps de rentrer

que je suis un boulet

que si elle avait su …avait su …avait su

 

 

quoi me motive ?

la vue de ses varices ?

sa voie aigrelette et aigrie ?

quoi attendre et espérer 

à l’aube de mes 14 ans ?

 

sinon traverser la route d’un coup

vérifier  s’il existe vraiment

 

le paradis des teckels…

 

 

...

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Je cherche ... (le 02/06/2009 à 21h56)

....


En toute chose je cherche

 

 

la musique…

 

d’une lecture, d’un son, des mots

qu’importe la teneur seul compte

la danse que l’on peut y faire

 

 

la danse…

 

visuelle, imaginée, effective

qu’importe l’idée de beauté ou pas

pourvu qu’elle naisse

 

 

la naissance

 

la première et plus pure des

émotions

 

 

 

...

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Le chat Pimousse ... (le 30/05/2009 à 07h33)

 

 

 

Il crapahute dès le matin

monte la butte, mange les herbes

défend son territoire mais aime

faire des roulades avec Sushi

des manières avec Coquine

scrute le moindre vent

filature les fourmis

coince les mouches , sa bulle

dès qu’il peut

 

Il parle dehors

je l’entends

parle seul souvent

s’agitant

 

Il rêve de gouttières

mais est si peureux

qu’il oublie …

 

Il attrape sa queue

qui s’enfuit

dès qu’elle peut

 

 

 

 

Pimousse est un sacré aventurier

le jour

 

 

 

qui aime revenir le soir

 

 

 

 

 

faire caca

 

 

 

 

 

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Logiquement ... mais bon ... (le 30/05/2009 à 07h30)

 

 

Logiquement

 

chaque chose devrait avoir sa place

chaque place devrait avoir sa chose

c’est, pour moi, une philosophie

 

l’avantage ?

 

c’est qu’on ne cherche rien

hop on trouve de suite

sous la main

 

mais dés qu’on trouve l’objet

on touche à l’ordre des choses

on le déplace

 

mais …

pour le mettre où ?

 

à la place d’une autre chose

se déplaçant aussi

 sur la place d’une autre chose

 

bon …

calmons nous …

 

s’il y a que trois choses

ce n’est pas trop grave

je maitrise

 

ça fait comme une ronde

 

et là en faisant bien gaffe

de faire trois fois trois neuf

neuf déplacements calculés

 

tout revient à sa place

 ( hop !)

 

 bon , j’m’applique

mais en fait

 

 

 

 

c’est souvent l’bordel

 

 

 

 

 

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Mon robinet ... (le 25/05/2009 à 22h51)

...

 

 

Un robinet

 

n’importe quel robinet

a l’eau chaude à gauche

l’eau froide à droite

rouge…gauche

bleu…droite

 

chez moi, non

 

c’est vers moi

ou pas vers moi

 

de plus,

je me suis trompé

 dans les branchements

 

ce qui fait que le bleu

(vers moi)

s’est transformé en rouge

( dans ma tête )

 

 

Donc

 

jusqu'à maintenant

l’action d’ouvrir la vanne pas vers moi

est pour l’eau…froide

 

les tubes ont explosés

 

j’ai tout réparé

 

remis dans l’ordre ( et hop !)

 

là , à present je sais !!!

 

ouvrir vers moi c’est …

pour l’eau froide …

…euh …

à moins que …

 

non …

 

 

...

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Fessesbook ( ou autre ) de mes c... (le 24/05/2009 à 10h25)

 

...

 

 

Fessesbook (ou autre) de mes c...

 

 

untel (que j'aime bien)

m'envoie un message (via fessesbook )

veux tu le lire ? (oui bien sur)

inscris toi alors, c’est gratuit (chouette!)

 

untel a sa photo (mais pas de message)

et là j'm'aperçois (des jours après)

que partout j'envoie des mails (sans le savoir)

 

Mr Fessesbook (de mes c.....)

sache que si sur la toile je vais

c'est pour papillonner

non pour être un co-con englué

que vos cadres à régner aimeraient

 

c'est donc avec le respect que je vous doigt

que profondément et sans retenue

mettez vous le au c...


 

 

 

 

 

 

 ...

 

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Georgette ... (le 22/05/2009 à 20h17)

...

 

Georgette a toute sa tête

mais dans son corps

son corps

c’est la fête

 

Georgette danse la gigue

avec ou sans musique

heureuse ou triste

 

Georgette aime

ses moments de terrasse

où assisse

elle voit le monde passer

normal, normale

 

mais souffre d’avance

les moments du levé

où elle peut tout valdinguer

sans le vouloir

 

elle a peur

 des instants de couloir

de croisement

où ses muscles électrifiés

ses hip hop soudains

dérangent

gênent

amusent

 

Georgette en rit

(pour le change)

mais en pleure

(en dedans)

 

Georgette a toute sa tête

ce qu’elle regrette …

 

 

 

...

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Les histoires à raconter ... (le 21/05/2009 à 17h19)

 

 

 

 

Il ne faut pas chercher, chercher

les histoires à raconter

elles viennent seules, seules

 

dès qu’on

 

oublie de se regarder

pense au fond de nous

voit les autres

les aime un peu

 

avec nos cœurs

(on en a plusieurs)

 

ceux

 

 en nous

qu’on sème

qu’on projette

 

faut pas chercher

ça tombe seul

dés qu’on ouvre un poil

 

le beau en soi

 

 

 

 

 

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Mes slips en comics ... (le 21/05/2009 à 17h15)

 

 

 

 

J’ai des slips en comics

 

des super héros sur mes bijoux

 

dès lors que je suis dedans

mes bandes dessinés prennent du volume

et quand dedans ça bande

 ma femme alors prends du volume

 

 

j’adore surtout Hulk

 avec sa grosse main devant

il semble me tenir à sa merci

par son poignet

 

j’aime  l’idée de ses pouvoirs

il sait et peut,

déchirer dans sa puissance

mes sous vêtements

 

 

de quoi parlent-ils  dans leurs bulles ?

ce ne sont pas mes affaires

 

c’est du domaine du privé

entre eux

 

et mes attributs

 

 

 

 

 

 

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Le sens de la vie et les Rolex ... (le 21/05/2009 à 16h34)

...

 

 

 

 

comme dirait l’autre dont on a oublié le nom

si à 50 ans on ne s’est pas acheté une Rolex

c’est qu’on a raté sa vie …

 

Merde !!!

 

J’ai 43 ans déjà

mais oh, ma couille !

 (dirais-je à l’autre)

j’en ai pas envie d’en avoir une

cette grosse boite en fer qui me ferait pencher

puis combien devrais-je demander

pour avoir un tel appendice au poignet ?

 

Je suis, sans doute

sur la voie de foirer ma vie

(me dirait l’autre)

 

Mais (pour une fois)

 

putain

putain

putain

 

que j’en suis fier …

 

 

 

 

...

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20 mai (le 20/05/2009 à 22h42)

 

 

 

20 mai

 

je n’ai plus que cette date en référence

celle de sa naissance

l’autre je l’ai oublié

 

je ne sais plus ce matin d’hiver

cet appel à 5 heures

cette chute sur la route

dehors

pour prendre l’air

encore

 

je ne sais plus cette veille au soir

où je ne l’ai pas appelé

pour lui demander du week-end

où je me suis dit

«  oh , je vais la retrouver dans quelques heures »

 

à protéger les miens

j’en ai oublié de souffrir

non-ressentis que je dilue

je dilue

je dilue

 

depuis ?

 

j’égrène

j’assemble en chapelet perpétuel

nos derniers partages

traquant dedans

les respirations, les virgules

surtout les points

 

 je partage

la moindre sensation

avec les parties

de mes pores

mes organes

mes os

 

qui sont d’elle

 

 

 

 

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Miss lunatique ... (le 10/05/2009 à 22h38)

...

 

.

 

N’en doutons pas

 

miss Lunatique est une peste

mais une peste… magique

une peste qu’on n’aime pas savoir

 

loin

 

 

Ne rêvons pas

 

c’est quelqu’un à qui

on s’attache, mais

 

 

miss Lunatique est déjà loin

toujours

 trop

 

loin

 

 

 

miss Lunatique est adorable

 

dès qu’on sait lire

 ses défenses

 ses tirages de langue

 

dés qu’on sait, ose

 mettre ses cheveux

 

 

dans les vents qu’elle vous met

 

 

..

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Des pléaides de stylos ... (le 10/05/2009 à 21h40)

...

 

 

J’ai chez moi pléiades de stylos

qui ne marchent pas

 

ou juste assez pour

 

graver des messages d’agent secret

faire des essais d’bouts d’cartons

flinguer mes bords d’chaussures

donner des soubresauts d’survie

 

et me convaincre de les remettre

 

dans le pot de ceux qui marchent

 

si je les garde, c’est pour ce qu’ils ont

d’humanité, d’espièglerie dés ma présence

 

et quand je les vois, les sens

mourir au fond de mes poches

exaltant dans un dernier souffle

comme un reste d’âme

 une belle auréole

 

 

je les sais attachants

 

 

surtout tachant

 

...

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Albert ... (le 07/05/2009 à 18h02)

 

 

 

De bon matin , Albert enquille

 

se charge de courage

comme il dit

fait son spectacle matinal

conte au comptoir

l’actualité

 

 

descend du tabouret comme d’autres

sauteraient d’un parachute

sort dehors au soleil

« ALLEZ SALUT LA COMPAGNIE ! »

 

 

dans l’idée de marcher droit

il semble surfer

à fendre la foule

comme on prends une vague

 

 

Albert va travailler

et sur quatre heures successivement

est joyeux, triste, irritable

attends midi

 

 

car au repas, Albert enquille

 

se recharge de courage

 

 

 

 

 

 

comme il dit

 

 

 

 

 

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(ce qui pourrait être ) mon spectacle :) (le 06/05/2009 à 23h14)

...

 

Mon téléphone sonne dans ma poche

Je le regarde attendri

Je m’adresse au public

 

 

 

Depuis quelques temps m’appelle

Isabelle  en cachette, même d’elle

là j’écoute, j’entends

des non dits, mais plus encore

 

le son de son jean

le froissement de ses jupes

le monde l’entourant

mais je sais …

 

cela ne vient pas vraiment d’elle

ce n’est pas vraiment pour moi

aussi, je l’enfourne sans tarder

mon téléphone pour que dialoguent

 

et se retrouvent enfin,

 

sa poche et la mienne …

 

 

Je sais,

 

j’ai toujours apprécié les Isabelle …

elles ont  toujours un truc  de spécial

un sourire des yeux, une malice

 

à moins que je confonde …

car, voyez vous, j’ai toujours emmêlé

les Isabelle et les Elizabeth …

 

et aussi les Cécile avec les Céline

(ça n’a presque rien à voir pourtant)

 

 

je connais très fort mon handicap

du coup, quand je croise une Isabelle

je compense à un point tel que j’pense

 

 

que c’est peut être une Cécile

et là j’galère car  

 

 

 j’ai toujours apprécié les Cécile …

elles ont  toujours un truc  de spécial

un sourire des yeux, une malice

 

à moins que je confonde …

car, voyez vous, j’ai toujours emmêlé

les Céline et les Cécile …

 

et aussi les Christine avec les Christelle

( ça n’a presque rien à voir pourtant)

 

 

je connais très fort mon handicap

du coup, quand je croise une Céline

je compense à un point tel que j’pense

 

 

que c’est peut être une Christine

et là j’galère car  

 

  j’ai toujours apprécié les Christine…

elles ont toujours un truc de spécial

un sourire des yeux, une malice

 

à moins que je confonde …

car, voyez vous, j’ai toujours emmêlé

les Christine et les Christelle …

 

et aussi les Sophie avec les Sylvie

(ça n’a presque rien à voir pourtant)

 

 

je connais très fort mon handicap

du coup, quand je croise une Christine

je compense à un point tel que j’pense

 

 

que c’est peut être une Sylvie

et là j’galère mais …

 

J’me dis bien fort :

 

« t’as eu de la chance, mon gars !!

 dans ta génération il n’y avait pas

 

d’Aline et d’Alice !! »

 

   

 

 à propos d’Alice …

 

 

Par inadvertance l’autre soir

j’ai (encore) marché sur mon chat,

 

MIOOUUCCCCOOOOUUUIIIIAAAACC !!!

(fit-il)

 

 

Comprenez,

moi et ma cuisine c’est une danse …

 

 

Deux pas à gauche ?

les couverts

 

Pas chassés ?

lave-vaisselle

 

Pas en arrière et demi tour ?

les bols

 

Puis quand je vais à mon évier,

mon évier …

je ne vous en parle pas …

 

Mais, bref , dans ce ballet symphonique

y a toujours un

 CCCOOOUUAKK !!

(ou autre)

celui du chat

(que je dois rassurer dans l’instant)

 

 

 

Malgré tout,

dans ses cris distordus

il y a une magie

une harmonie de notes impossibles

un son venu d’ailleurs …

 

Il serait intéressant

d’imaginer mon ballet

dans une cuisine envahie

 de chats …

 

Mes « oups ! pardon ! excuse »

s’entrecouperaient

de sons gutturaux

étranglés

écrasés

dissonants

 

 

Qui créerait l’œuvre contemporaine de référence

( au visuel toutefois très « hotte ») :

 

« Ballet pour plan de travail, évier et entrechats !! »

 

 

 

 

Je ne sais pourquoi quand je rentre dans ma cuisine

toujours,

j’inspire profondément.

 

 

C’est comme quand je fais la bise à quelqu’un :

 

 

gauche

inspiration

droite.

 

 

Bref, ce matin l’inspiration…..

…fut coupé dans son élan

par le chat

 

 

il avait tout embaumé.

 

 

Toutes mes portes Ikéa

(bien refermées)

suffoquaient, interdites

 

 

Même ma hotte qui d’habitude est

si impériale, dominante

ne savait que faire 

 

 

Comment est-il possible qu’une chose si menue

puisse produire un tel Tchernobyl domestique ? 

 

 

Nos vers à soie les font parfumées

notre hamster les fait sèches

nos poissons font dans l’eau

et il y a des chiens

(pour dire)

qui vont à la chasse …

 

 

Si je dois prendre ça pour une farce

disons le tout net :

 

 

 

J’ai droit au chat pitre …

 

 

C’est tout mon chat Pimousse ça

 

 

Il crapahute dès le matin

monte la butte, mange les herbes

défend son territoire mais aime

faire des roulades avec Sushi

des manières avec Coquine

scrute le moindre vent

filature les fourmis

coince les mouches,

 sa bulle

dès qu’il peut

 

Il parle dehors

je l’entends

parle seul souvent

s’agitant

 

Il rêve de gouttières

mais est si peureux

qu’il oublie …

 

Il attrape sa queue

qui s’enfuit

dès qu’elle peut

 

 

Pimousse est un sacré aventurier

le jour

 

 

qui aime revenir le soir

 

 

 

 

 

faire caca

 

 

 

Ce n’est pas de tout repos la vie de cuisine,  preuve en est…

 

 

Je me suis fait attaqué, croyez vous ?

par la célèbre pate à tartiner au noisettes

avec une petite cuillère par surprise, hop !

alors moi, pensez-vous, j’ai une fierté,

zou, blam ! dans le lave vaisselle …

 

Mais ceci est mal considérer la coquine,

c’est  par le biais d’une grosse cuillère,

carrément, qu’elle voulut se venger,

c’est ainsi qu’après l’assaut de mon palais,

son arme termina dépite dans l’évier …

 

Et là, prise de folie, elle m’assiégea,

avec une grosse banane, des biscuits,

une pointe de couteau et plus encore,

tout ce qui lui tomba sous la main,

la bagarre fut rude mais j’en vis la fin …

 

 

 

par manque de pot …    

 

 

 

A propos de pot, dans mon frigo il y a  ….le dieu piment

 

 

 

O Dieu Piment !

 

tu as trouvé grâce

refuge et autel

au fond d’mon frigo

 

sache qu’a hauteur

de mon regard je te prie

de ne pas me tenter

de ne pas me faire mal

 

tu es pour moi

 

une Ferrari

que si je conduis

 en fossé je finis

 

un viscéral geyser

où doubles effets kiss-cool

me font crier ma mère

 

O Dieu piment !

 

quand ma main te touche

que savons et douches

ne peuvent t’enlever

 

que mes doigts en bouche

savent me rappeler

que yeux et nez

il ne faut pas effleurer

 

qu’il faut se retenir

d’une envie pressante

pour ne point être luciole

à un gênant endroit

 

O Dieu piment !

 

si l’oiseau de Martinique

file la …

 toi tu sais, l’antillais

me rendre avion

 

à et sans réaction …

 

 

 

 

 

Toujours m’impressionne

ce placard de ma cuisine,

non, pas celui des couverts, bien rangé,

celui des pates, bocaux et farines

 

Dès qu’ouvert, il dresse remparts,

me disant :

 

 

« hop ! passez votre chemin, ne voyez-vous pas ?

 

c’est complet ! »

 

 

ne semblant point disposés à laisser entrer

d’autres boites, d’autres paquets

 

comme si l’intrus par ma main intronisé

allait percer le secret de son fond oublié

où les graines mités et les conserves bombés

tiennent les autres en bouclier et en respect

 

alors … pour insérer l’achat fraichement acheté

de la porte je me sers souvent de levier

je les entends couiner, s’écraser, s’esquicher…

 

passé un moment, celui du silence restauré

j’ouvre à nouveau et les vois pavoiser

 me dire sans sourciller :

 

 

« hop ! même pas mal

 

passez votre chemin, ne voyez vous pas ?

 

c’est complet ! »

 

 

Et là juste au dessus du placard :

 

;;;

 

 

« Prenez celui-ci c’est le plus puissant »

 

par ce biais voici comment

le grille pain chromé

dans ma cuisine débarquait

 

des bouts de pain innocents

allèrent le saluer

cherchèrent dans ses flancs

où se réchauffer

 

mais n’eurent comme réponses

qu’enfer et brasier

et d’amitié ? pas une once

de la mie cramée

 

et depuis toujours

j’assiste aux massacres

je coupe le courant

et ne peux agir

 

car bouts de doigts échaudés

de lui restent loin

attendant si vraiment

il sait refroidir 

 

grille pain tout chromé

dans ma cuisine fait flotter

l’odeur du brulé

le frisson du danger

 

 

 

 

 

Je vous ai bien dit que tout était en ordre dans ma cuisine ?

rappelez-vous deux pas à gauche… ?

pas chassé… ?

pas en arrière et demi-tour ?...

 

 

 

 

 

Logiquement

 

chaque chose devrait avoir sa place

chaque place devrait avoir sa chose

c’est, pour moi, une philosophie

 

l’avantage ?

 

c’est qu’on ne cherche rien

hop on trouve de suite

sous la main

 

mais dés qu’on trouve l’objet

on touche à l’ordre des choses

on le déplace

 

mais …

pour le mettre où ?

 

à la place d’une autre chose

se déplaçant aussi

 sur la place d’une autre chose

 

bon …

calmons nous …

s’il y a que trois choses

ce n’est pas trop grave

je maitrise

 

ça fait comme une ronde

 

et là en faisant bien gaffe

de faire trois fois trois neuf

neuf déplacements calculés

 

tout revient à sa place

 ( hop !)

 

 bon , j’m’applique

mais en fait

 

c’est souvent la pagaille

 

 

C’est comme

 

 

mon robinet

 

n’importe quel robinet

a l’eau chaude à gauche

l’eau froide à droite

rouge…gauche

bleu…droite

 

chez moi, non

 

c’est vers moi

ou pas vers moi

 

de plus,

je me suis trompé

 dans les branchements

 

ce qui fait que le bleu

(vers moi)

s’est transformé en rouge

(dans ma tête)

 

 

Donc

 

jusqu'à maintenant

l’action d’ouvrir la vanne pas vers moi

est pour l’eau…froide

 

les tubes ont explosés

 

j’ai tout réparé

 

remis dans l’ordre (et hop !)

 

là, à présent je sais !!!

 

ouvrir vers moi c’est …

pour l’eau froide …

…euh …

à moins que …

 

non …

 

 

 

Et voilà, avec tout ça ce qui devait arriver arriva.

Je ne sais plus, accrochez-vous,

 

 je ne sais plus où je suis …

 

 

J’ai déjà perdu mes clefs,

souvent même,

il faut dire qu’elles se logent à de ses endroits,

elles n’y mettent pas du leur …

 

 

J’ai souvent perdu la tête,

mais bon,

 je me rassurais toujours,

 me disant :

 « je l’ai à portée de main » …

 

 

Mes téléphones ?

(deux de l’operateur, deux du Fournisseur internet,

un du boulot, un mobile perso)  

Ça, tout le temps !

m’enfin,

dés que j’en trouve un,

j’appelle les autres.

Ces fils phoniques les rendent cousins,

enfin demi-frères

( ils ont le même père )

 

 

 

Ce matin même, j’ai perdu mes chaussures,

vous m’auriez vu crier partout :

 

« CHAUSSURES,CHAUSSURES, AUX PIEDS !!!! ».

 

J’avais l’air débile.

 

Car effectivement,

comment voulez vous que des chaussures me répondent ?

 

Ce n’est pas parce qu’elles alternent

entre le plancher des vaches et

 le fait de voler au raz des pâquerettes

 qu’elles accepteraient le fait d’être mises plus bas que terre.

 

Car lacets de mon impatience,

 ni l’une  ni l’autre fit un pas en avant.

 

 Je les soupçonne même d’avoir,

à ma vue,

 tourné les talons,

se répliquant une à l’autre :

 

« Mais, de quoi il semelle ? ».

 

 

 

Le problème, voyez-vous,

c’est que je me rappelle toujours

où se sont  les choses,

 historiquement,

mais jamais jamais

dans l’actualité …

 

Alors du coup je cherche cherche

partout où l’aura d(u)(e la)disparu(e) erre

et je m’attarde sur tout ce qui n’est pas à sa place

 ceci jusqu'à perdre de vue ma quête …

 

 

Je n’aime pas perdre de vue

les gens que j’aime

les choses aussi.

 

 

J’ai un aspirateur sans sac

Avec un corps transparent

l’autre jour …Ppffffvouppp …

il a avalé un bout de bolduc

il s’est trouvé plein d’amis

ça fait un air de fête dans l’aspiro

de carnaval et de samba

position moquette ? c’est du tango …

 

 

 

 

 

Enfin bref, je m’égare,

encore,

 

 revenons à moi...

 

 MAIS …

 où est le chemin ?

 oui , rappelez-vous ,

 je vous ai confié le fait que je m’étais perdu.

 

Je ne pourrais pas vous dire où,

car sinon, j’irais me chercher dans l’instant …

 

J’suis perdu, perdu, perdu.

 

Le dernier souvenir que j’ai de moi c’était …euh …

 

EN TOMBANT DE L’ESCALIER !!!!

 

Apres ? … euh ….plus rien …

je devrais retourner là-bas voir si j’y suis

mais comment ?

à pieds ?

 

mais faudrait-il que j’ai des jambes

pour les porter ses pieds

dans des chaussures que je n’ai pas vu

car je n’ai plus d’yeux …

 

Car de moi,

 j’ai tout perdu,

depuis dans l’escalier la chute,

la chute de cette histoire

 

 cette histoire

 

sans queue

 

ni tête 

 

 

 après un tour sur moi-même,

réconfort

,je me suis retrouvé

 Manifestement, je bataille avec des choses sous mes doigts

(Bruits de sachets en plastiques)  

 

...

 

 

Au supermarché

Sachez que sachets

toujours me résistent

mes mains se crispent
j’humecte, fricote
chauffe, débats, frotte
les insolents contenants

les ménagères me tannent
les fesses par caddies

« oups ! pardon , excusez moi »

« il n’y a pas de quoi »

Alors mes quêtes reprennent
me suis-je trompé de coté ?
pourquoi les autres et pas moi ?
ai-je des trop gros doigts ?

et tout autour à la ronde
les sacs toujours s’emplissent
me laissant seul, seul au monde
parmi courgettes et navets

dans chaque rouleau il y a
quelques sacs oblitérés
ils me traquent et m’attendent
dès mon bout de nez pointé

dans ses combats prémédités
victoire je veux souhaiter
et dans l’espoir d’une poêlée
je m’en vais voir aux légumes …

…surgelés


  

 

Je suis contrarié

 

 

 

 

Et voilà !

 Ça c’est le truc qui me rend complètement fou.

 

Le moment où, arrivé au supermarché je me rends compte que je ne sais pas où se trouve ma liste de course. Cette feuille de bristol à petits carreaux vert pale cartonné que j’ai décroché des autres juste avant de partir.

 

Je me rappelle bien, l’avoir fait glisser de la pince à linge du support mural de condiments , non sans avoir recadré toutes ses autres fiches bristols vert pales consœurs . Mais là, où s’est elle cachée ?

 

Je me rappelle tout d’elle, la texture de sa peau, le son qu’elle fit quand elle se plia sous mes doigts, puis, son regard quand je m’approchais…

 

J’ai en horreur l’idée qu’elle soit seule, qu’elle ait peur, nous qui avons déjà tant partagé … ces moments où l’appréhension de manquer de café, de chapelure s’estompait quand elle s’écrivait si bien, sans crisser un instant.

 

Nous qui avons tant ri lorsque nous avons vu ensemble que les cornichons et les concombres se suivaient comme des enfants précédant leurs mamans.

 

Puis que dire de son désir de séduction quand elle me proposa un jour, au détour d’un regard l’air de rien, de n’acheter que des articles en c pour qu’elle ne me paraisse jamais négligée.

Oui, ainsi tout les c se retrouvaient convenablement  alignées sur la ligne verticale du deuxième petit carreau, ce qui convenait parfaitement à ma cuisine, elle si coquette et soucieuse de le rester (nous en avons parlé ensemble justement hier soir). Cela scella entre nous trois un grand moment d’harmonie…

 

Où est-elle ? Veut-elle éprouver mon attachement ? Ressentir ma souffrance de tant de négligence ? Moi, qui d’habitude  la cale avec soin dans le coin de mon cabas calé dans mon caddy, qui la sait là, me rassurant de sa présence.

 

Entre nous  ces mots que sont cidre crêpes crevettes carottes choux canards comté crépinette camembert champignon ciboulette chocolat croquettes de chat cacahouètes cookies confiture de coings côtelettes sont autant de promesses d’amour dont les c alignés sont des parenthèses  jamais fermées… des horizons ouverts …

 

On pourrait me dire : mais tu n’en a pas besoin, tu prends toujours les mêmes produits, méthodiquement et  chronologiquement selon ton rituel parcours dans l’hypermarché … vous ne pouvez pas comprendre….pas saisir les concessions mutuelles qui m’ont fait renoncer au Pepsi pour le coca, qui la laisse des journées entières dans la cuisine à m’attendre, sans jamais un reproche ...

 

Chaque semaine, c’est comme si nous réécrivions notre histoire, l’exaltation  d’un territoire vierge où tout renaît, savoir alterner les différentes couleurs de stylos bille pour se surprendre, et dés fois, soyons fous, se saisir d’une plume et d’un encrier pour nous rapprocher …  nous rapprocher de  l’extase du samedi aprèm …

 

Je vous le dis discrètement, je ne l’oublierais pas, main sur le cœur …… oooohhhhh, mais j’y croooiiiiiis paaaaaas …. Dans la poche de ma chemise, bien lovée contre moi, comme un papillon blessé, fragile, à ma merci d’un oubli dans la machine à laver.

 

Ah au fait, la machine à laver dans le cellier près du frigo, quand j’y repense …

 

 

Quelle vieille vache  !!!

 

 

Oui, parce que avec mes affaires,

Elle n’est pas toujours chouette

Comme avec mon pantalon

 

Mon 43 fait que

 

mon 42 me serre

doit se fermer allongé

debout me fait rester

ou alors déboutonné

(si braguette surveillée)

 

mon 44 est lâche

il me (et se) laisse tomber

me fait porter mon choix

dans des caleçons coordonnés

 

mon 42 me blesse

m’empêche de respirer

d’écarter trop les quilles

sous peine d’être aéré

 

mon 44 descend

mon entrejambe à mi-cuisses

me modère dans mes élans 

d’écarter trop guiboles

sous peine d’être aéré

 

et quand le

 CCCCRRRRAAACCC !!!

arrive

une fois la honte passée

je me vois dans la joie

de l’avoir enfin

 

mon 43

 

 

 

 

Je fouille dans mes cinq poches du pantalon

J’y sors plein de trésors

Je trouve enfin mes clefs

 

 

Mes sorcières de poches …

( les brandissant tel un trophée)

On peut les applaudir

 

 

 

Mes clefs ont des pouvoirs …

de s’envoler, se cacher, disparaître

dés le moment où…

j’en ai besoin …

 

elles ont le talent de trouver l’endroit où…

il n’y ait pas de logique à ce qu’elles y soient

pour que, soi-disant, malines

je n’arrête pas d’y penser

 

mes clefs ont des pouvoirs

je n’en suis pas peu fier.

 

 

Justement, ce matin,

je n’ai pas vu mes clefs

alors hop, sans hésiter,

j’ai pris les doubles …

 

Mais bon, pour me rassurer,

j’ai cherché si j’avais le doubles des doubles.

 

Car, comprenez-moi bien.

 

Si je perds mes clefs,

mes doubles deviennent …

mes clefs …

 

Là, mes doubles de doubles deviennent des doubles

et pour être pleinement serein

il m’est important d’avoir

un double des doubles des doubles.

 

Car, entre nous,

machiavéliquement,

 

toutes ses clefs font les folles la nuit

 

et se cachent au matin …

 

 

 

Dans la nuit, il n’y a pas que mes clefs qui s’agitent :

(Je vais vers un support et je fais )

 

 

 

Toc …toc toc toc toc…toc toc…

 

Chaque soir vers minuit

sur un palier voisin

un code s’active

 

toc …toc toc toc toc…toc toc…

 

quels acteurs, quelles quêtes, quels scenarii ?

se jouent, se nouent, se dénouent ?

 

mon désir poète,

de flottement dans mon profond sommeil

font que je ne veux pas savoir …

 

au point qu’importe si la porte

nait qu’au fond de moi …

 

 

au fond de moi j’ai aussi ça …. (mon rire)

 

 

Savez-vous mon rire ?

un idiot que je me suis inventé

rentré en moi  naturellement..

s’échappant en alien , régulièrement .

 

dés que trop décontracté, en confiance,

il s’envole, le captif indomptable,

et que de l’entendre, de l’entendre

ça me fait rire, rire… et tout autour …

 

j’ai peur

 

de lancer sans l’arrêter un jour

une boucle sans fin

une ronde

 

des tordus en deux …

 

 

Tordu en deux ça n’arrive pas que par le rire.

Ça arrive aussi grâce au sport, non ? …

 

 

 

Les sportifs sont des cons

j’me disais souvent

errant dans les rayons

du décathlon

 

leurs yeux  avides d’équipements

de paraître et

d’objets ridicules

 

mon adrénaline à moi ?

c’est les mots

avec ?

j’escalade, saute, dévale 

me fais peur et

me projette

 

eux ?

passent à la caisse avec délectation

 s’apprêtent à

se crisper les muscles

se courbaturer le tout

en être fier

 

les sportifs sont des cons

j’me disais souvent

à dépenser leur kilojoules

sur des buts dérisoires

 

puis

 

dans ma vie est arrivé

le badminton

 

félin , malin , racé

partout en criant

j’bondissais

ces trajectoires folles

ces feintes et amortis

ces «  le long de la lignes »

ces « au raz du filet »

 

m’ont rendu fou

 

tant et si bien

que

j’passais mon temps

au décathlon

 

là j’assortissais les tenues

avec frénésie

et toujours au moment

d’payer , j’me disais

ah , si j’avais pris la carte !

 

car comprenez ces

« fond du cours »

« juste dans le coin »

« inclinaisons d’poignets »

« contre-pieds »

 

m’ont rendu fou

 

à un point tel que

 

j’me suis peté l’genou

 

et

 

j’me dis bien plus encore

 

qu’avant

 

les sportifs sont des cons …

 

 

Non ?...

 

Savez vous qui m’agace aussi ? …

 

Mes voisins …. Et vous ? …

 

 

Mes voisins sont idiots

ne se garent pas comme moi

ne réagissent pas pareil

s’exclament à tous vents

font comme s’ils étaient seuls

 

La constance d’un voisin

c’est, qu’il n’a pas son pareil

pour exaspérer

 le sien

 

Mes voisins se traquent

s’épient et mendient

des miettes de l’autre

pour s’en repaitre

en société

 jusqu'à

 satiété

 

c’est une constance que

de trouver son voisin

idiot

 

 

à un point tel

 

 

que je me demande

 

 ce qu’en pense

 

 

 

le mien

 

 

 

 

Sonnerie de portable sonne

Je le regarde attendri

 

 

 

 

Tel un battement de cœur, régulier

il revient toutes les deux heures

se rappeler à moi

comme une caresse.

 

quelqu’un me pense

incessamment , métronomiquement

ne me laisse aucun message

le démystifiant, le déphantasmant .

 

un dialogue vibrant

puis musical

le garant receleur

est l’obsédant harceleur

 

appel masqué de mes nuits et mes jours

 

je t’aime …

 

 

Ah , l’amour … l’amour , bien plus encore pour ma glacière …

Si vous saviez depuis combien de temps je l’ai …

Laissez-moi-vous conter une histoire commencée avec elle depuis 5 ans environ …

 

 

 

Un lundi matin, comme tant d’autres,

ma tête fourrée dans le fondement,

je pris ma glacière, amoureusement.

Elle avait, surprise, un long drap de tulle accroché.

 

J’ai compris son message, elle voulait se marier …

 

Elle, ma compagne m’ayant été si souvent fidèle,

voulait voler de ses ailes, s’éloigner du péché.

En cet instant, j’ai compris son manège,

ses yeux doux et ses manières pour mon thermos.

 

Je me suis senti trahi,

mais face à l’amour que faire ?

Après tout, lui aussi avait droit au bonheur …

 

Lui qui comme premier amour avait la cafetière

passant toujours à ses cotés  sans le voir

(elle était sacrement culottée).

Que dire de sa passion avec la bouilloire,

frémissante pour lui en ses cris stridents.

Puis de la bouteille d’Evian, sortie du frigidaire,

soufflant le froid dans son chaud …

Je compris d’un coup,

ils sont faits l’un pour l’autre.

Il se blotti dans ses coins, sécurisé, bien calé.

Et ils partent chaque jour, lui dans elle,

se fondre, comme dans un même corps .

 

Ce matin, quand je les aies réunis,

Je les aies vus, convoler ensemble …

 

Je fus ému, jaloux, mais après tout qu’importe

de par mon amour pour elle, je ne veux qu’une chose

 

Qu’elle soit infiniment heureuse ...

 

Ma douce glacière … au regard vert …

 

 

 

Mais la vie n’est pas si simple,

vous les imaginiez dans l’horizon,

l’anse dans la poignée,

plein de petits sacs isothermes autour,

mais …

 

depuis la glacière s’est entiché d’un jeune,

avec moins de contenance certes, mais …

le vieux thermos, avec le temps, avait des fuites,

toujours aussi chaleureux mais …

dans l’obligation de rester  droit …

 

Je l’aperçois dés fois dans le cellier,

avec pour seul espoir un hypothétique vide grenier,

dans ces moments – là,

je n’ose pas lever les yeux vers lui,

je me sens lâche.

 

Bien plus encore, quand je lui offre un café …

je sens qu’il n’y croit plus.

 

C’est sans cœur une glacière, vous savez ?

 

c’est froid de l’intérieur …

 

 

 

Depuis, j’ai réfléchi,

 

ma glacière est, après tout,

toujours restée à mes cotés,

une fois, je me rappelle, je l’avais gravée,

d’un z qui veut dire Zorro,

qu’un quart de tour transforme en

N qui veut dire Nono,

 

gravée pourquoi ?

pour ne pas la confondre d’une jumelle

comme si je pouvais me tromper

c’était l’insulter, la déprécier,

ses manifestations étaient, je pense,

des appels au secours,

 

pour que je revive à ses cotés,

sans m’endormir,

 

sur tout ce que nous avions partagé …

 

 

 

 

Il y a des phases dans l’amour et successivement

les moments où on tombe amoureux

ceux passionnés

ceux d’amours purs

ceux de tendresse

et ceux …

ceux qu’on craint d’arriver …

 

 

Quand je regarde ma glacière …

je sais…je sens…

bientôt elle va me lâcher

et me déballer, déverser

tout le fond d’elle …

 

 

Pour me défendre

il faut dire que dés fois

elle s’avérait un peu lourde

je ne l’ai pas ménagé, c’est vrai

mais … 

 

 

Tout à une fin, faut dire

il arrivera bientôt, je sais

le moment où

 me tenant par la main

son corps m’échappera…

 

 

Mais

que faire…

quand se profile l’inéluctable ?

 

 

 

 

car malgré tout

 

 

 

je l’aime …

 

 

J’aime, j’adore aussi mes chaussettes …mais  souvent elles se dépareillent et disparaissent ...

Je pense que c’est au sein de la machine à laver que leur plan d’évasion prend forme, comme si la quête d’une chaussette

 n’est que de devenir célibataire

 

 

L’univers nouveau et fantasmagorique des chaussettes englouties

 

 

 

Le son des tambours ne réveille t’il pas

un trou noir, une faille spatio-temporelle

un pays à chaussettes disparues

 

là dans ce monde se cherchent :

 

la gauche et la droite en harmonie,

l’écossaise et la rayée

la fantaisie et l’unie

la laine et le coton

la mi-bas et l’hivernale

à cloche pieds se câlinent

et dansent …

 

leur nouvelles libertés ….

 

 

 

Quelqu’un, que je ne connais pas, pourrait m’aider dans mes recherches, à tout hasard, voici pour lui une lettre ouverte.

 

 

 

Cher monsieur le cambrioleur …

 

Je m’adresse à vous sans tarder car je me rappelle avoir souhaité très fort, très intensément votre venue prochaine en ma demeure …

 

D’autre part, pensant à vous et ayant bien conscience de la pénibilité et de la précarité que votre travail engendre, j’ai eu quelques attentions à votre égard.

 

En effet  j’ai, de ci, de là, partout disposé, un peu caché, diverses choses m’étant chères.

 

Ceci dans le but avouable d’égayez quelque peu vos quêtes, scellant par distance entre nous de forts moments de complicité.

 

Ce petit jeu, je vous l’accorde, me fait profiter un peu abusivement de vos services.

 

Oui, cher monsieur, grâce à vous et dans l’élan que vous m’auriez donné, je comptais,  après votre passage, tout bien ranger, reclasser et faire le tri de mes affaires.

 

Puis votre passage, c’est le plus important, m’aurait permis de me recentrer sur mes cotes trop matérialiste.

 

Je voulais aussi, si cela ne vous avait pas trop dérangé, que vous m’aidiez à mettre à jour quelques cachettes devenues obscures.

 

En effet, cela faisait  un moment que des livrets d’épargnes m’inquiétaient. Il y a, entre nous, tant de temps que je ne les avais point aperçus qu’il m’arrivait même de douter de leur possible existence.

 

L’office du temps aidant, il arrive que des champs de batailles recrache bombes et ossements, que les marrés ramènent les esquifs et les bouteilles jetées.

 

C’est ainsi que dans le déplacement d’un mal aimé pull réapparurent mes livrets rose et jaunes.

 

Je sais, cher monsieur le cambrioleur, que vous n’êtes pas à mon service et qu’au vu de votre agenda je me dois de ne pas abuser, mais … bien que d’autres choses restent encore égarées, je pense, s’il vous est possible, de différer un peu votre passage chez moi …

 

Comptant sur votre compréhension, vous remerciant de votre écoute et votre dévouement, veuillez accepter, cher monsieur le cambrioleur, l’expression de mes plus sincères considérations …

 

 

Pour ce qui est de perdre des choses mon enfant n’est pas mal non plus

 

Mon enfant a perdu sa pantoufle

 

 

gauche

 

 

ça le rend dingue

on lui met la pression

il cherche, tournant en rond

autour de son pied chaussé

et nous on lâche rien

on lui dit :

 

« cherche cherche CHEEERCCHE »

 

 le voilà derviche tourneur

au milieu du salon

 

« et t’es allé voir sur la mezzanine, au moins ? »

 

le voilà qui y va

 

« NOOOOOOOOOOONNN !!!

va y pieds nus, c’est trop dangereux, trop pentu »

 

et là en haut, regardant par terre

il s’aperçoit de quoi ?

 

qu’il avait perdu sa pantoufle

 

 

droite

 

 

ça le rend dingue

on lui met la pression

 

 

Quelle panique, c’est comme quand …

 

 

 

L’autre soir, rentrant chez moi et gêné par le soleil couchant, j’ai pris les lunettes de soleil que mon collègue avait laissé là.

Les rayons passés, je les remontai dans mes cheveux, bien mal m’en a pris car jamais, jamais, je n’ai pu les retrouver …

 

Un bruissement léger dans mes mèches aurait du m’alerter, surtout qu’il fut suivi  d’un petit débattement désordonné (sans doute une branche réclamait désespérément de l’aide) mais après …

 

Plus rien …. aucune trace de vie …

 

 

Puis que dire sur le fait que je me sens obligé de geindre perpétuellement me donnant l’excuse d’une sale migraine ,puisque ma main gauche y est également emprisonnée…

 

De plus ma femme me demande si c’est une nouvelle excentricité de ma part coté coiffure d’avoir ce fil électrique et sa fiche male qui pend sur le coté.

Je ne pourrais pas cacher éternellement la disparition du séchoir

 

Et si vous saviez les efforts de persuasion que j’ai du déployer pour lui expliquer qu’il était plus tendance de circuler en décapotable en plein hiver.

Oui, puisqu’un jour je suis rentré dans ma camionnette sans me baisser assez (ce qui fut fatal et emporta tout de go, toit, galerie, échelles et escabeaux).

 

Sans vous vous parlez de l’effroi ressenti lorsque derrière une file d’une dizaine de personnes à la boulangerie, quelqu’un m’appela dans mon dos. Je me retournais et aussitôt la vendeuse me clama :

" Bonjour monsieur, c’est à vous "  …

 

Depuis, entre nous, je rase les murs (mais pas trop, volets volés m’oblige).

 

Il va me falloir choisir dans l’urgence, la taille ou l’écobuage, car comprenez moi, mon appréhension est que lentement, dangereusement, sur moi  mes cheveux retombent

 

 

 

Ceux qui n’ont pas peur de moi, ce sont bien mes garagistes

 

 

Mes garagistes m’adorent

 

c’est l’idée que j’aime avoir

ils lèvent les bras au ciel

changent de trottoir

pour venir me voir

 

me voir piéton car

 

ils m’ont peu laissé d’argent

pour l’essence

 

ou juste assez pour

me déplacer vers

 

la panne d’après

la ville d’après

 

où de nouveau

 

un  garagiste m’aimera

 

lèvera les bras au ciel

changera de trottoir

pour venir me voir

 

me voir piéton

 

 

forcement

 

 

 

J’ai mon truc pour les éviter,

 pour éviter tout le monde d’ailleurs …

 

 

 

Que ce soit en ville, en campagne, en plein désert,

par temps clair, ombragé, sous les grêlons, de nuit,

j’ai la faculté d’un fort  regard circulaire…

 

aigle ou lémurien d’une autre vie

j’évite ceux qui peuvent me reconnaître,

 

c’est alors que …

 

je fond dans les murs,

je rase les plinthes,

je m’envole au dessus

ou je creuse en dessous,

 

je deviens transparent …

 

 

j’y arrive si bien que je me demande souvent

 

si quelqu’un me connaît…

 

 

 

Par contre ma femme tout le monde la connaît,

c’est madame Populaire, l’instit du village, pour passer inaperçu avec ça j’suis servi …

Puis être mari d’instit ça pose un sérieux autre problème,

vous savez ? … laissez-moi-vous dire

 

 

Avant les éboueurs, les corbeaux, les fourmis,

les asticots, les moineaux, les souris,

agit l’institutrice …

 

guettant toutes boites, bouchons, gobelets,

pots de yaourts, rouleaux d’essuie-tout,

de w-c,

pour si jamais …

 

une application, un projet pédagogique,

un cadeau de fête des mères, une idée du ciel,

les incluaient 

 

chez lui, le mari paralysé de ne pas savoir,

si tel objet est pour la poubelle, l’étagère, le garage,

est dans l’attente ….

 

chez eux, mille choses flottent, entre vie, mort , sursis ,

dans l’espoir de s’en aller promener …

sur le chemin de l’école …

 

 

Vous voyez l’problème ?

Dés que j’en ai marre, je monte à l’étage, oh, au fait…

 

 

 

J’ai chez moi un escalier, je ne vous dis pas …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bon finalement oui

 (mais parce que c’est vous, mais  c’est un secret pour l’instant).

 

Chaque matin, une fois que je l’ai descendu je fais un bond dans le temps de quatre minutes

 (sur le four, le dvd, le réveil de Léo, etc.).

Quatre minutes comme ça, volatilisées, dingue…dingue !

 

Du coup, pour vérifier, hop, hop, je remonte vite,

 le temps avec, car là partout

(sur l’ordi, le routeur, le réveil de Valérie)

 je regagne les minutes perdues.

 

Que se passerait-il si l’escalier était plus long ou plus court ?

(et surtout quelle essence fait un effet si super ?)

 

Si je le démontais pour le montrer, l’exposer, le breveter ?

(s’il est en chêne, puis-je le changer ?) .

 

Je me vois mal chez un homme d’affaires avec lui débarquer,

 (un escalier, peut-on l’avoir en hêtre ?)

le monter à moitié pour lui faire voir …

(ce serait beaucoup de travail que de le refaire en bouleau ?)

…et lui dire qu’en haut c’est plus tôt alors que lui est en bas ? (l’effet serait ralenti s’il était en frêne ?).

 

Puis est-ce vraiment pratique ?

Vous perdez vos clefs dans une bouche d’égout par exemple …

Là, vous vous dites :

«  Oh là là , mais comme j’aimerais revenir quatre minutes en arrière , mais c’est bien sur ( j’suis bête ) y a mon escalier !!! » ,

Vous le dépliez,

(s’il est en peuplier, peut-il se plier ?) ,

et là tout en haut, en haut,

comment faites vous pour vos clefs tout en bas, en bas ?

 

Puis, entre nous, mon escalier

(qui me rend barde, j’ai de la veine de l’avoir, je ne suis pas de bois)

rentre dans le sol, il a ici ces racines …

 

Il restera là, un point c’est tout,

avec ses secrets, tant …

 

… notre histoire marche ….

 

 

Chez moi, il y a aussi un autre secret.

 

la lumière du frigo …

 

On a beau me dire qu’elle s’éteint

une fois le dos tourné

ou

la porte fermée

 

je doute

 

j’ai beau tout essayer

la prendre par surprise

ou

de vitesse

faire semblant de partir

me raviser

aller toucher l’ampoule

rien n’y fait

ou

ne prouve

 

pour m’ôter ce poids

je me vois dans la quête

d’avoir un nouveau copain

 

un petit lutin ?

 

 

 

Sinon, j’ai un vrai petit lutin à la maison, mon enfant

 

 

 

 

Je lui ai dis que …

 

J’étais un agent  secret,

ma cicatrice au poignet

cachait un petit micro

pour joindre l’organisation …

 

C’est un secret entre nous,

il a pour mission

de repérer le tueur

lancé à mes trousses.

 

( il s’agit de  Johnny Clegg ,dit l’embrouille , il est grand , cheveux blond hirsutes et frisés , lunettes de mouche , pantalon écossais , veste rouge)

 

Je lui ai dis que …

 

Quand je passe l’aspirateur

la voisine se colle au plafond,

que la chasse d’eau se déversait

dans sa chambre d’en dessous ...

 

 

 

 

 

Il croit que …

 

Les voitures ont des yeux …

Les avions des ailes …

Les pierres de lune se raccrochent la nuit …

Il a croisé les enfants de Mary Poppins,

 

Il va chercher en lui très loin,

les choses que le temps oublie.

 

Il part en courant faire pipi

et se retrouve … dans sa chambre …

 

Sur la pointe des pieds, et des nuages …

Il s’élève … mais dans les demi-tours,

s’étale, dès fois au milieu du salon …

 

Mon petit prince charmant …

 

 

 

 

Bonjour monsieur le soleil, bien dormi ?

que le nuage s’en aille,

sinon, je le bois avec ma paille

 (Léo 4 ans)

 

 

Des beaux rêves purs ?...

je m’en rappelle un peu …

ceux de mon enfance …

 

 

Mes jambes pendaient

par dessus la chaise

métronomes incertains,

sans envie, je regardais …

 

cette purée tiède,

où survivait du jambon

lambeaux de corps ?

d’un naufrage ? d’un radeau ?

 

 

" MAIS MANGE  !!!

QU'EST-CE QUE TU ATTENDS ?

ça fait grandir !"

 

 

je n’étais pas convaincu,

je ne voyais là rien de magique …

 

juste une assiette trop grande

se remplissant par dessous …

 

 

un gros mensonge 

 

 

j’ai tout mangé,

je n’ai jamais grandi …

 

 

Mes jambes pendaient,

s’amputaient lentement,

du frottement de la toile,

cirée, tombante, rouge sang …

 

c’était un adversaire impressionnant,

aux cicatrices visibles, profondes,

d’avoir combattu mille couteaux

tant cruels, avec les saucissons …

 

 

" MAIS MANGE  !!!

A QUOI TU REVES ?

on ne va pas y passer toute la vie ! "

 

 

(c’était une diversion parentale,

sensé me faire perdre mon invisible combat) .

 

alors … je serrais mes genoux

espérant me remettre debout ….

bientôt

 

je pense me mentir souvent ….

 

quand je me dis :

 

bientôt …

je me réveillerais …

 

 

 

J’aurais du me reveiller pourtant …

 

 

Et j’aurais du m’en douter…

 

 

Le fameux jour où ils sont tous arrivés

avec leurs tours en fer, leurs caméras en armes,

leur porte voix à fond, leur regards arrogants,

le jour où la mémé était absente.

 

Ils ont monté une régie dans son grenier,

ils ont jeté les clés, les dés aussi ...

 

La mémé rentrée, l’émission pu commencer.

 

Ainsi chaque soir à 18h30,

zoom, travelling, gros plan sur la misère,

spectacle édifiant sur la solitude.

Voyez, messieurs, mesdames ce qui arrive,

quand tout et tous vous abandonnent ...

 

C’est tant banal que ça en est de l’art,

s’écrie en cœur l’intelligentsia happée,

même le foot au comptoir des bistrots,

laisse place aux journées de la mémé …

 

Pour mettre un peu de piment dans l’émission

ils ont trouvé un neveu, lointain aïeul,

en mal de spot light pour éclairer sa vie,

il raconta en quelques mots vendeurs :

 

Pourquoi et comment elle n’avait pas eu d’enfants,

que les vieux  la disaient pas farouche,

que les sous bois tremblaient les soirs de bals,

qu’un jour elle fut enceinte, on ne sait comment,

que le bébé fut mort né bizarrement …

 

De suite après, je les aie vus installer

une plaque en plexiglas où c’était gravé,

ceci pour les touristes accourus de France.

 

Vraiment dingue tout se qui peut se dire

à propos de quelqu’un sans importance.

 

C’est un scandale, je me dis chaque soir,

au fond du canapé, whisky glace en main,

mais c’est intéressant … euh … sociologiquement.

 

Jusqu'à quand ça va durer ?  Disent des gens,

suspendus à un col du fémur, une glissade,

une mauvaise grippe, une diarrhée mal soignée,

 

Soucieux de maintenir l’audience,

les producteurs, la chaîne, les sponsors,

décidèrent d’enfin planifier la fin.

 

Fut organisé par SMS pas cher,

des paris sur la mort de la grand-mère.

L’heureux gagnant pour un simple appel,

gagne une année sabbatique au soleil,

et, quelle chance ... un passage à la télé.

 

Dans toute la France, les home-cinémas

guettèrent, l’ombre d’un dernier souffle.

 

Jusqu’au soir, en plein prime time,

la mémé libera l’antenne à jamais,

sa disparition fut homologuée par deux huissiers 

 

Le monde est minuscule, voyez vous,

car un des deux gagnant était, c’est dingue,

Son livreur de lait qui passait tout les jours …

 

Les français éplorés furent rassurés,

des dvd best-of sortiront demain.

 

Mais ce n’est pas tout !

pour nous la vie continue.

 

C’est une chance d’être en spectacle.

 

Postulez mairies, maison de retraites,

publicité gratuite pour le gagnant.

 

Bientôt de nouveau sur vos écrans

vie et mort des mémés,  saison 5 …

 

Il m’arrive de passer à juste à coté,

de cette vieille maison devenue musée,

dont je connais les moindres coins, via mon écran.

 

Quand je rentre chez moi, un peu après.

 

Là, tout au fond, au fond du canapé …

 

Un whisky glace à la main ……

 

 

 

je pleure

 

Fin

 

( page dressée avec le mot FIN )

 

dès qu’elle est trouvée

plus la peine

la peine d’aller plus loin

 

c’est comme une caresse

la plus belle

celle du souvenir final

 

le reste, au bout du compte

n’est que coloriage

entre elle et tout début

 

mais là

j’ai pris une sacrée avance

et de l’avoir mis maintenant

ça libère

 

mais sans rester sur ma fin

le bizarre de cette histoire sera bien de mettre

le début à la fin

 

restons logique

l’un ne va pas sans l’autre

 

inversement

 

euh …

 

 

Il était une fois …

 

 

 

 

 

 

( page dressée avec

«  il était une fois  »)

 

 

 

 

 

 

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Ah si j'avais pris ce livre ... (le 04/05/2009 à 23h05)

 

...

 

 

Ah si j’avais pris un livre

pour tuer ces vingt minutes

je ne me verrais pas appeler ma vie

pour qu’un poisson, une murène, une sirène

dépasse

 

Je ne serais pas là , ramant

dans des méandres et marécages

attendant

l’histoire à raconter

 

 

Ah , si j’avais pris ce livre

 

 

je pourrais m’oublier

 

 

 

...

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Ma vie est ... (le 04/05/2009 à 22h54)

...

 

 

Ma vie est une plage

quand je regarde au loin , rien dépasse

j’aime l’idée du rond

que je rêve plat

 

j’y grave des mots

qui toujours s’effacent

quand ma vie vague

quand je me marre

 

ma vie est une plage

où tout m’échappe

 elle parait vierge

le lendemain

 

et c’est bien

 

 

...

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L'amour de mes garagistes ... (le 04/05/2009 à 22h48)

...

 

 

Mes garagistes m’adorent

 

c’est l’idée que j’aime avoir

ils lèvent les bras au ciel

changent de trottoir

pour venir me voir

 

me voir piéton car

 

ils m’ont peu laissé d’argent

pour l’essence

 

ou juste assez pour

me déplacer vers

 

la panne d’après

la ville d’après

 

où de nouveau

 

un  garagiste m’aimera

 

lèvera les bras au ciel

changera de trottoir

pour venir me voir

 

me voir piéton

 

 

forcement

 

 

...

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Malheureux l'écrivain ... (le 03/05/2009 à 17h12)

...

 

 

Malheureux l’écrivain

 

 

 

sans papier

 

cherchant

dos de chéquiers, bouts de cartons

comme autant de billets d’avion

 

 

 

 sans histoires

 

avec lui trainant

mille filets dérivants

pour choper ce qui aurait pu

lui échapper

 

 

 

 en société

 

regardant l’autre lui parler

agglomérer

argent voitures travail

frustrations envies « ya qu’a »

 

 

 

sans nuage

 

sans plein de mots , d’images

pouvant avec lui

 

 

s’y poser

 

 

 

 

...

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Dan B (le 03/05/2009 à 01h35)

 

 

On sera, on est ou on a tous été,

 ce jeune adolescent


des doutes immenses et autant d’espoirs …

ces moments où tout mène à l’écorchure …

 

ce jeune homme

on sera, on est ou on a tous été

 

 

 

Dan B me le rappelle chaque soir

« Dancers » me saisi  le cœur

« Hands » me prends les mains

« Don’t look back » m’amène au sommet

et les trois autres morceaux me font lentement

lentement

 

redescendre

 

 

 

Quand d’autres ados se cherchent

marchent ensemble des pas désordonnés

paradent des codes et mots communs

Dan B joue devant les miroirs

et là encore, j’suis sur

il a les yeux fermés 

 

 

 

Dan B ne pose pas vraiment les pieds par terre

c’est sur les pointes qu’il sautille

 pour ne pas s’envoler

pousse très fort le bout de ses ailes

au fond des poches.

 

 

 

Sans le savoir ou pas

on a tous eu ce coté fragile  

 nous avons tous rêvé

d’un miroir avec derrière

des milliers de gens pour

vous voir, vous entendre.

 

 

 

Vous avez tous espéré

qu’on ose vous écrire et vous dire

combien on aime

cette partie de vous

 

 

 

Cette part de nous

que jamais

jamais

on ne pourra oublier

 

 

 

 Quand il va la chercher

Dan B me transperce …

 

 

 

 

 

 

http://www.myspace.com/danbandthebraintumors

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La Federation Internationale de Catch Mixte tout nu ? (le 26/04/2009 à 22h43)

 

 

Dans le doute qui m’habite (sans jeu de mot :-),

 je souhaite que les lecteurs mineurs ne lisent pas ce texte .

Veuillez respecter cette idée , merci .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

...

 

 

La Fédération internationale du catch mixte ?

 

 

 

J’ai navigué, cliqué

et atterri

sur ce que je pensais

être un site sur l’élevage de porcs

en anglais

 

et là parut une grande mosaïque

partout des match de catch mixte

tout nu

 

et dans des cris de chats piétinés

le male toujours

prenait le dessus

 

mais est-ce d’avoir le dos fin

que toujours femelle incante

phoque phoque phoque !!!

 

je n’ai pas vu où sont les clubs

où s’inscrire pour pratiquer

 

 

ça m’a l’air bien ….

 

 

 

…prenant

 

 

 

 

 

...

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Mes voisins sont idiots ... (le 26/04/2009 à 16h30)

 

 

 

 

 

 

 

 

Mes voisins sont idiots

ne se garent pas comme moi

ne réagissent pas pareil

s’exclament à tous vents

font comme s’ils étaient seuls

 

La constance d’un voisin

c’est, qu’il n’a pas son pareil

pour exaspérer

 le sien

 

Mes voisins se traquent

s’épient et mendient

des miettes de l’autre

pour s’en repaitre

en société

 jusqu'à

 satiété

 

c’est une constance que

de trouver son voisin

idiot

 

 

à un point tel

 

que je me demande

 

 ce qu’en pense

 

 

 

le mien

 

 

 

 

 

 

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Les sportifs sont des cons ... (le 23/04/2009 à 23h25)

...

 

 

 

 

Les sportifs sont des cons

j’me disais souvent

errant dans les rayons

du décathlon

 

 

leurs yeux  avides d’équipements

de paraître et

d’objets ridicules

 

 

mon adrénaline à moi ?

c’est les mots

avec ?

j’escalade, saute, dévale 

me fais peur et

me projette

 

 

eux ?

passent à la caisse avec délectation

 s’apprêtent à

se crisper les muscles

se courbaturer le tout

en être fier

 

 

les sportifs sont des cons

j’me disais souvent

à dépenser leur kilojoules

sur des buts dérisoires

 

 

puis

 

 

dans ma vie est arrivé

le badminton

 

 

félin , malin , racé

partout en criant

j’bondissais

 

 

ces trajectoires folles

ces feintes et amortis

ces «  le long de la lignes »

ces « au raz du filet »

 

m’ont rendu fou

 

 

 

tant et si bien

que

j’passais mon temps

au décathlon

 

 

là j’assortissais les tenues

avec frénésie

et toujours au moment

d’payer , j’me disais

ah , si j’avais pris la carte !

 

 

car comprenez ces

« fond du cours »

« juste dans le coin »

« inclinaisons d’poignets »

« contre-pieds »

 

m’ont rendu fou

 

 

 

 

tant et si bien que

 

 

 

j’me suis peté l’genou

 

 

et

 

 

j’me dis bien plus encore

 

 

 

 

 

qu’avant

 

 

 

 

 

 

 

 

les sportifs sont des cons …

 

 

 

 

 

 

...

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Juste avant de partir ... (le 22/04/2009 à 22h54)

...

 

 

 

 

 

Je n’ai pas l’air bête

 

à flotter connement, là

au dessus de moi

ils sont quatre à s’agiter

vainement , sans passion

 

d’toute façons j’avais trop mal

ce n’est pas la peine

 

mais

 

mon regard s’amarre encore

sur ce corps périmé

s’imprimant fort

rien n’oublier

 

j’ai rangé toutes mes affaires

juste avant de partir

c’est bien

 

 

 

 

voilà , c’est fini …

 

 

 

« Marquez, je vous en prie

9h37, heure du décès »

 

 

 

 

 

Adieu

 

 

enfin …j’espère

 

 

...

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une odyssée domestique ... (le 22/04/2009 à 22h51)

...

 

 

 

 

Une odyssée domestique

je vous le dis

mais au début comment

aurais-je pu me douter 

la dimension que cela allait prendre ?

 

Depuis X temps déjà

(pourquoi n’ais-je pas compté ?)

X temps que je ne l’ai pas changé

 

Et depuis ?

je rase les murs

fais l’air de rien

siffle dans les couloirs

ai l’air décontracté

 

Je suis en position de battre un record

je le sais, le sens, mais …

pourquoi n’ai-je pas compté ?

 

Reste que de par ma femme j’ai

la peur de me faire découvrir

le frisson du danger

 

C’est pourquoi quand je vois

l’objet de ma délivrance

je le cache bien

sous la pile …

 

Depuis X temps déjà

(pourquoi n’ai-je pas compté ?)

je ne l’ai pas changé…

 

 

 

 

mon bas de pyjama …

 

...

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La bande au lycra griffé ... (le 18/04/2009 à 16h49)

...

 

 

Aux sorties des bureaux, précipitamment

regagnent parcs, trottoirs, champs

s’habillent en lycra griffé

et y vont … en courant

 

s’époumonent, progressivement

patiemment

semblent habités d’une quête

invisible …aux autres

 

ils accélèrent, chronomètrent

visent mieux qu’hier

et reviennent au bureau

 

bien

bien

bien

 

           fatigués …

 

 

 

...

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je les aime toutes , mais ... (le 04/04/2009 à 00h48)

...

 

 

 

 

 

Je sais ,

 

 j’ai toujours apprécié les Cécile …

elles ont  toujours un truc  de spécial

un sourire des yeux, une malice

 

à moins que je confonde …

car, voyez vous, j’ai toujours emmêlé

les Céline et les Cécile …

 

et aussi les Christine avec les Christelle

( ça n’a presque rien à voir pourtant)

 

 

je connais très fort mon handicap

du coup, quand je croise une Céline

je compense à un point tel que j’pense

 

 

que c’est peut être une Christine

et là j’galère car  

 

  j’ai toujours apprécié les Christine…

elles ont toujours un truc de spécial

un sourire des yeux, une malice

 

à moins que je confonde …

car, voyez vous, j’ai toujours emmêlé

les Christine et les Christelle …

 

et aussi les Sophie avec les Sylvie

(ça n’a presque rien à voir pourtant)

 

 

je connais très fort mon handicap

du coup, quand je croise une Christine

je compense à un point tel que j’pense

 

 

que c’est peut être une Sylvie

et là j’galère mais …

 

J’me dis bien fort :

 

« t’as eu de la chance, mon gars !!

 dans ta génération n’y avait pas

 

d’Alice et d’Aline !! »    

 

 

 

 

...

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Il y a , dans le froid ... (le 31/03/2009 à 22h56)

...

 

 

 

Il y a dans le froid …

 

…une morsure

 

des mains seules, se tendant

des abysses et des tout noirs

 

 

un toboggan

 

des croches-pattes et des surprises

un « viens-là, je t’attends »

 

 

une présence

 

une amitié te parlant

t’enserrant , très très pores

 

 

et un lendemain qui te délivre

sur un bout de

banc ?

carton ?

 

 

il y a dans le froid …

 

… une mort sure

 

 

 

...

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Justement , ce matin ... (le 30/03/2009 à 22h28)

 

...

 

Justement , ce matin ,

je n’ai pas vu mes clefs

alors hop, sans hésiter,

j’ai pris les doubles …

 

Mais bon , pour me rassurer,

j’ai cherché si j’avais le doubles des doubles.

 

Car, comprenez moi bien .

 

Si je perds mes clefs,

mes doubles deviennent …

mes clefs …

 

Là, mes doubles de doubles deviennent des doubles

et pour être pleinement serein

il m’est important d’avoir

un double des doubles des doubles .

 

Car , entre nous ,

machiavéliquement,

 

toutes ses clefs font les folles la nuit

 

et se cachent au matin …

 

 

 

...

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Pimousse fait le pitre ( et pas que ) ... (le 27/03/2009 à 23h16)

 

 

...

 

 

Je ne sais pourquoi quand je rentre dans ma cuisine

toujours, j’inspire profondément.

 

C’est comme quand je fais la bise à quelqu’un :

 

gauche

inspiration

droite .

 

 

Bref , ce matin l’inspiration…..

…fut coupé dans son élan

par le chat

 

il avait tout embaumé .

 

 

Toutes mes portes Ikéa

(bien refermées)

suffoquaient , interdites

 

Même ma hotte qui d’habitude est

si impériale, dominante

ne savait que faire  

 

 

Comment est-il possible qu’une chose si menue

puisse produire un tel Tchernobyl domestique ?  

 

 

Nos vers à soie les font parfumées

notre hamster les fait sèches

nos poissons font dans l’eau

et il y a des chiens

(pour dire)

qui vont à la chasse …

 

 

Si je dois prendre ça pour une farce

disons le tout net :

 

 

J’ai droit au chat pitre …

 

 

 

...

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J'ai (encore) marché sur le chat (le 25/03/2009 à 22h24)

...

 

 

 

 

Par inadvertance,

j’ai (encore) marché sur mon chat,

 

MIOOUUCCCCOOOOUUUIIIIAAAACC !!!

(fit-il)

 

 

Comprenez,

moi et ma cuisine c’est une danse …

 

 

Deux pas à gauche ?

les couverts

 

Pas chassés ?

lave-vaisselle

 

Pas en arrière et demi tour ?

les bols

 

Puis quand je vais à mon évier,

mon évier …

je ne vous en parle pas …

 

Mais , bref , dans ce ballet symphonique

y a toujours un

 CCCOOOUUAKK !!

(ou autre)

celui du chat

(que je dois rassurer dans l’instant)

 

Malgré tout,

dans ses cris distordus

il y a une magie

une harmonie de notes impossibles

un son venu d’ailleurs …

 

Il serait intéressant

d’imaginer mon ballet

dans une cuisine envahie

 de chats …

 

Mes « oups ! pardon ! excuse »

s’entrecouperaient

de sons gutturaux

étranglés

écrasés

dissonants

 

 

Qui créerait l’œuvre contemporaine de référence

( au visuel toutefois très « hotte ») :

 

« Ballet pour plan de travail, évier et entrechats !! »

 

 

...

 

 

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Je ne l'aime pas ... (le 13/03/2009 à 23h48)

 

 

Je ne l’aime pas …

 

je l’aperçois souvent

près de chez moi

 étape le menant où

 

le monde est

 

une place

une terrasse de café

dans le passage

 

là son grand chapeau

son immense pardessus

et sa guitare en bois

détruisent

 

le souvenir de Brassens à la hache

 

 

je n’aime pas …

 

le voir planté là

 

devant des gens au supplice

 

 

et j’aime encore moins

 

leurs sourires figés

leur politesse larvée

leurs mensonges

quand la soucoupe vient

 

ça l’enfonce un peu plus

lui

 

ils sont ses sables mouvants

 

 

à ne pas être honnête

on peut tuer des gens

doucement

 

 

et si je ne l’aime pas

 

c’est que je vomi

 

la partie de lui

 

 

qui est en nous

 

 

qui est en moi

 

 

 

 

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Maiis dans quel état j'erre ??? (le 10/03/2009 à 22h45)

 

...

 

 

Et voilà, ce qui devait arriver arriva.

Je ne sais plus, accrochez-vous,

 

 je ne sais plus où je suis …

 

 

J’ai déjà perdu mes clefs,

souvent même,

il faut dire qu’elles se logent à de ses endroits,

elles n’y mettent pas du leur …

http://poussetontraino.oldiblog.com/?page=lastarticle&id=1990541

 

 

J’ai souvent perdu la tête,

mais bon,

 je me rassurais toujours,

 me disant :

 « je l’ai à portée de main » …

 

 

Mes téléphones ?

(deux de l’operateur, deux du FAI, un du boulot, un mobile perso)   

Ça, tout le temps !

m’enfin,

dés que j’en trouve un,

j’appelle les autres.

Ces fils phoniques les rendent cousins,

enfin demi-frères

( ils ont le même père )

 

 

 

Ce matin même, j’ai perdu mes chaussures,

vous m’auriez vu crier partout :

 

« CHAUSSURES,CHAUSSURES, AUX PIEDS !!!! ».

 

J’avais l’air débile.

 

Car effectivement,

comment voulez vous que des chaussures me répondent ?

 

Ce n’est pas parce qu’elles alternent

entre le plancher des vaches et

 le fait de voler au raz des pâquerettes

 qu’elles accepteraient le fait d’être mises plus bas que terre.

 

Car lacets de mon impatience,

 ni l’une  ni l’autre fit un pas en avant.

 

 Je les soupçonne même d’avoir,

à ma vue,

 tourné les talons,

se répliquant une à l’autre :

 

« Mais, de quoi il semelle ? ».

 

 

 

Le problème, voyez-vous,

c’est que je me rappelle toujours

où se sont  les choses,

 historiquement,

mais jamais jamais

dans l’actualité …

 

Alors du coup je cherche cherche

partout où l’aura d(u)(e la)disparu(e) erre

et je m’attarde sur tout ce qui n’est pas à sa place

 ceci jusqu'à perdre de vue ma quête …

 

 

Je n’aime pas perdre de vue

les gens que j’aime

les choses aussi.

 

 

J’ai un aspirateur sans sac

Avec un corps transparent

l’autre jour …Ppffffvouppp …

il a avalé un bout de bolduc

il s’est trouvé plein d’amis

ça fait un air de fête dans l’aspiro

de carnaval et de samba

position moquette ? c’est du tango …

 

 

 

 

 

Enfin bref, je m’égare,

encore,

 

 revenons à moi...

 

 MAIS …

 où est le chemin ?

 oui , rappelez-vous ,

 je vous ait confié le fait que je m’étais perdu.

 

Je ne pourrais pas vous dire où,

car sinon, j’irais me chercher dans l’instant …

 

J’suis perdu, perdu, perdu.

 

Le dernier souvenir que j’ai de moi c’était …euh …

 

EN TOMBANT DE L’ESCALIER !!!!

 

Apres ? … euh ….plus rien …

je devrais retourner là-bas voir si j’y suis

mais comment ?

à pieds ?

 

mais faudrait-il que j’ai des jambes

pour les porter ses pieds

dans des chaussures que je n’ai pas vu

car je n’ai plus d’yeux …

 

Car de moi,

 j’ai tout perdu,

depuis dans l’escalier la chute,

la chute de cette histoire

 

 cette histoire

 

sans queue

 

ni tête 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(on peut le dire)

 

 

 

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Il ... (le 10/03/2009 à 22h40)

...

 

il se vrille

se tord en lui

prends souvent

 successivement

un cheval

une lance

une torche

 

aime bruler

 

tout autour

 

se jeter dedans

 

s’y empaler

 

se vrille

s’étrangle

comme un ressort

d’énorme horloge

que dans un sens

 

Il ne peut y avoir

 

de façades

de cratères

de boites

d’armures

d’écorces

de prisons

de carapaces

 

qui le contienne

 

comme ça

éternellement

 

...

 

 

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J'ai toujours sur moi ... (le 24/02/2009 à 18h24)

 

J’ai toujours sur moi

 

 

 

Une feuille, un stylo

pour prendre les photos

des mots qui passent

prés de (ou en) moi

et faire poser ses

O.V.(N).I pas sages …

 

Un livre entamé

dont je ne me rappelle rien

comme une boite à secret

qui s’abime

vieilli à mes cotés

sans rien y comprendre

 

Le poids, les poids

de mes illusions d’ado

d’avoir glissé doucement

de la scène aux gradins

et d’y être bien

 

 

ici, si prés

 

 

 prés du paradis …

 

 

 

...

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Dis maman ... (le 23/02/2009 à 18h54)

 


 
 




Dis maman…

qu’est-ce que c’est ?
la ressens tu comme moi cette présence ?
cette chose sombre autour ?

ce n’est pas mon chat ?
je l’entends là-bas

ce n’est pas mon père
venant derrière moi



Dis maman…

cette main sur mon épaule ?
ce genou dans mon dos ?



Dis maman…

j’ai peur …





Ne crains rien mon petit
dors bien
tout sera plus clair…
demain …







Il se peut qu’un jour te revienne
dans une ombre
un écho

la sensation de l’autre sur ta peau

oublié…
passé sous silence …


vivant auprès de toi


trois, six ou
neuf mois …






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Petit Pierre ... (le 17/02/2009 à 23h04)

 

...

 

Petit Pierre laissé au coin

mouillé dans le noir

petit Pierre toujours ainsi

ou rêche à craquer

quand vraiment

abandonné

 

Petit Pierre attends son jour

son jour de sortie

où on le promène partout …

…dans la maison

où on le prends pour un manche

où on le cogne un peu

dés fois

mais

où on le sort

 

Car déjà …

petit Pierre retourne au coin

pour une semaine, mouillé

c’est ce …à quoi il sert

celui que l’on croit seau

ce à quoi il sert… Pierre …

 

 

...

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Mon agression d'ce soir ... (le 17/02/2009 à 23h01)

 

 

...

 

 

Je me suis fait attaqué, croyez vous ?

par la célèbre pate à tartiner au noisettes

avec une petite cuillère par surprise, hop !

alors moi, pensez-vous, j’ai une fierté,

zou, blam ! dans le lave vaisselle …

 

Mais ceci est mal considérer la coquine,

c’est  par le biais d’une grosse cuillère,

carrément, qu’elle voulut se venger,

c’est ainsi qu’après l’assaut de mon palais,

son arme termina dépite dans l’évier …

 

Et là, prise de folie, elle m’assiégea,

avec une grosse banane, des biscuits,

une pointe de couteau et plus encore,

tout ce qui lui tomba sous la main,

la bagarre fut rude mais j’en vis la fin …

 

 

 

 

 

 

par manque de pot …     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les mystéres d'mon escalier ... (le 29/01/2009 à 22h27)

 


PAYSAGE Pictures, Images and Photos

 

 

 

 

 

 

J’ai chez moi un escalier, je ne vous dis pas …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bon finalement oui

 (mais parce que c’est vous, mais  c’est un secret pour l’instant).

 

Chaque matin, une fois que je l’ai descendu je fais un bond dans le temps de quatre minutes

 (sur le four, le dvd, le réveil de Léo, etc.).

Quatre minutes comme ça, volatilisées, dingue…dingue !

 

Du coup, pour vérifier, hop, hop, je remonte vite,

 le temps avec, car là partout

(sur l’ordi, le routeur, le réveil de Valérie)

 je regagne les minutes perdues.

 

Que se passerait-il si l’escalier était plus long ou plus court ?

(et surtout quelle essence fait un effet si super ?)

 

Si je le démontais pour le montrer, l’exposer, le breveter ?

(s’il est en chêne, puis-je le changer ?) .

 

Je me vois mal chez un homme d’affaires avec lui débarquer,      

  (un escalier, peut-on l’avoir en hêtre ?)

le monter à moitié pour lui faire voir …

(ce serait beaucoup de travail que de le refaire en bouleau ?)

…et lui dire qu’en haut c’est plus tôt alors que lui est en bas ?

(l’effet serait ralenti s’il était en frêne ?).

 

Puis est-ce vraiment pratique ?

Vous perdez vos clefs dans une bouche d’égout par exemple …

Là, vous vous dites :

«  Oh là là , mais comme j’aimerais revenir quatre minutes en arrière , mais c’est bien sur ( j’suis bête ) y a mon escalier !!! » ,

Vous le dépliez,

(s’il est en peuplier, peut-il se plier ?) ,

et là tout en haut, en haut,

comment faites vous pour vos clefs tout en bas, en bas ?

 

Puis, entre nous, mon escalier

(qui me rend barde, j’ai de la veine de l’avoir, je ne suis pas de bois)

rentre dans le sol, il a ici ces racines …

 

Il restera là, un point c’est tout,

avec ses secrets, tant …

 

… notre histoire marche ….

 

 

 

 

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Love and Love ( presque ... ) (le 14/12/2008 à 23h00)

 

 

 

 

Chaque soir je les abandonne

je referme sur elles doucement la porte

elles vont travailler pour moi

encore.

 

J’aime tout en elles

leur sens de l’ouverture

leur pâleur

leur discrétion

 

Jamais un regard, un mot de trop

juste des soubresauts, des ronronnements

dés que je les caresse ( si vous saviez )

toujours aux mêmes endroits  

 

Je ne sais pas grand-chose d’elles (finalement)

d’où elles viennent, qui elles ont connu avant moi

je n’ai pas fait attentions aux papiers

ce n’est pas si important (non ?)

 

Elles ont un drôle de prénom commun

à une lettre près, c’est amour en anglais

cela leur va si bien, tant, je tiens à elles

mais que penser des étymologies …

 

de leurs noms trop bizarres …

 

Linge et Vaisselle (?)  

 

 

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Collé collé collé collé (le 01/12/2008 à 22h44)

 

 

Ce que j’entends

ce que j’entends là

je l’ai déjà entendu

 

ce que je vois

ce que je vois là

je l’ai déjà vu

 

passé un temps, les fils de mes vies

me conduisent aux hameçons 

 

j’suis sélectionné, copié

puis collé collé collé collé

 

vivement l’printemps …

 

 

 

 

 

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La guerre des postes ... (le 30/11/2008 à 16h32)

 

 

chez moi y a la guerre

la télé du salon (satellisée) ne supporte plus

celle de la cuisine (hertzienne)

car elle est (toujours) de deux temps plus rapide ….

 

et ça, ça la gave …

 

elle a l’impression d’être prise pour une vieille conne,

pour un perroquet, l’actrice d’une perpétuelle redite,

puis ça la rend folle quand elle me voit courir

vers l’autre pour savoir de suite la suite

 

elle se sent doublure, secondaire

 

puis elle craque bien plus quand elle me voit revenir

vers elle pour revivre encore là où j’ai eu le plus de plaisir

 

avec l’autre …

 

 

et ça, ça la gave …

 

 

 

 

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Les sacs d’arabes ... (le 07/10/2008 à 17h56)

 

 

 

Dans les vagues de la foule, sa houle

ils semblent d’imposants paquebots

fendant flux et jambes

au gré des marées, des marchés

 

ils s’emplissent

(dirait l’œil novice)

de légumes, d’agrumes

de dattes, de figues

de miel, de semoule

de rebuts de vide-greniers

 

pour moi c’est de tutoiements

de mains dans le dos

de paroles, de tendresse

de sourires des yeux

d’échanges et l’illusion

d’être aimé pour ce qu’ils sont

 

c’est pourquoi au fond d’eux

ils se remplissent de trésors

et plus ils s’alourdissent

plus ils sont légers …

 

 

 

photo Sarah : http://cosyinmymind.blogspot.com/

 

 

 

 

 

 

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La sienne et la mienne ... (le 02/10/2008 à 18h42)

 

 

 

Depuis quelques temps m’appelle

Isabelle  en cachette, même d’elle

là j’écoute, j’entends

des non dits, mais plus encore

 

le son de son jean

le froissement de ses jupes

le monde l’entourant

mais je sais …

 

cela ne vient pas vraiment d’elle

ce n’est pas vraiment pour moi

aussi, je l’enfourne sans tarder

mon téléphone pour que dialoguent

 

et se retrouvent enfin

 

sa poche et la mienne …

 

 

 

photo Sarah : http://cosyinmymind.blogspot.com/

 

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Bas cotés ... (le 26/09/2008 à 16h58)

 

 

 

 

 

Le ronron des voitures dessus

vibre mon corps

réchauffe

 

elle ne m’a pas eu

 

les chaussures passent

sont les seules à me parler

 

rayons de soleil, là bas

mais sur la chaussée

 

ça passe vite le temps

déjà reviens la nuit

m’appelle, me réclame, me prie

de rester avec elle …

 

 

 

 

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Cher Alex Andrin ... (le 25/09/2008 à 19h12)

 

 

Cher Alex Andrin …

 

De ci de là , j’entends causer de vous ,

 rassurez-vous, c’est toujours pour le plus grand bien ,

je viens vous entretenir d’un embarras qui est mien ,

 

à savoir

 

Est-il vrai que votre fétichisme des pieds  

les a cassé à bon nombres de poètes,

les ayant fait compter plutôt que conter ?

 

Apprenez bien que nul ne s'envole

retenu par les pieds

 

C’est pourquoi en raison du gâchis occasionné

avec tout le respect que je vous doigt

allégrement et sans retenue

mettez-vous le au …

 

 

 

 

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Voter pour mouuuuuuuuuuuuuuuuuaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhh (le 24/09/2008 à 23h41)

 




De tous les candidats, je suis le seul à proposer la reconduite immédiate aux frontières de toutes les voitures étrangères, ceci pour libérer toutes les places de parkings auquel les possédants de voitures française ont droit

(exception faite pour les contrevenantes me faisant de larges sourires) …

Les Zx vertes foncées trois portes immatriculées 3259 XY 06 seront continuellement escortées par des motards qui leur dégageront la route.

Il est entendu qu’elles  rouleront exclusivement sur des pétales de roses.


Pour lutter contre la dégénérescence provoquée par de la musique que je qualifierais de " bigarrée «, j'imposerais sur les ondes exclusivement le morceau que tous les français préfèrent qui est " prendre un enfant par la main " d'Yves Duteil , exception faite juste avant le couvre feu (variant selon les saisons) où c'est " la mer " de Charles Trenet qui sera diffusée.


J'envisage de mettre sous quarantaine et dans un camp caché des regards tout les auteurs de tous les tubes de l’été connus de TF1, ceci dans l'attente de leurs repentirs.


Pour lutter contre l'insécurité et que chacun se sente à l'abri de toutes agression, j'envisagerais le port obligatoire de ceinture explosive.


Je déciderais d'abandonner l'euro à la seconde même de mon élection pour la restauration du franc juste après (en attendant, faites rapidement  le virement de toute cette sale compromission européenne sur le ccp 770507 Marseille) .


Pour la hausse du pouvoir d’achat, j’imposerais la pose de fils de fer barbelés sur chaque bien de consommation.


Je distribuerais  à tout les français des préservatifs de type - filtre à café - les préservant des MST et garantissant à la nation une relève d'une jeunesse nouvelle et triomphante…


V'la , v'la .


 

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Fade et retro Star Ac ... (le 23/09/2008 à 21h49)

 

 

 

 

 

 

Star Ac de cette année est rentrée dans le salon,

par la fenêtre là, au milieu,

par celle de la chambre,

celle de la cuisine.

 

J’ai beau l’exorciser à coups d’Arte, d’M6, qu’importe,

Star Ac de cette année reviens comme un démon …

 

Gangrène annuelle, on y regarde des enfants,

ce ne sont pas les nôtres pourtant.

Des " je râle"  pas intéressants,

des égo sur pattes  pas attachants.

 

Toujours le même néant,

mêmes dialogues,

mêmes intrigues à la con

 

Nous pensons voir des marionnettes …

 

Sans ressentir les ficelles,

celles dans notre dos …

 

 

 

 

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Toc …toc toc toc toc…toc toc… (le 02/07/2008 à 18h02)

 

Toc …toc toc toc toc…toc toc…

 

Chaque soir vers minuit

sur un palier voisin

un code s’active

 

toc …toc toc toc toc…toc toc…

 

quels acteurs , quelles quêtes , quels scenarii ?

se jouent, se nouent, se dénouent ?

 

mon désir poète,

de flottement dans mon profond sommeil

font que je ne veux pas savoir …

 

au point qu’importe si la porte

nait qu’au fond de moi …

 

 

 

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Mes sorcières de poches … (le 02/07/2008 à 17h52)

 

Mes sorcières de poches …

 

 

 

 

Mes clefs ont des pouvoirs …

de s’envoler, se cacher, disparaître

dés le moment où…

j’en ai besoin …

 

elles ont le talent de trouver l’endroit où…

il n’y ait pas de logique à ce qu’elles y soient

pour que , soi-disant, malines

je n’arrête pas d’y penser

 

mes clefs ont des pouvoirs ...

j’en suis pas peu fier .

 

 

 

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L’univers nouveau et fantasmagorique des chaussettes englouties (le 25/06/2008 à 17h58)

 

 

 

 

 

Le son des tambours ne réveille t’il pas

un trou noir , une faille spatio-temporelle

un pays à chaussettes disparues

 

là dans ce monde se cherchent :

 

la gauche et la droite en harmonie,

l’écossais et la rayée

la fantaisie et l’unie

la laine et le coton

le mi-bas et l’hivernale

à cloche pieds se câlinent

et dansent …

 

leur nouvelles libertés ….

 

 

 

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... (le 31/05/2008 à 20h07)

 

 

 

 

Regarde ce texte

 

 

 

 Oui je sais, ce n’est que trois petits points, mais avant d’y arriver, quel chemin !

 

 J’ai pensé à toi, à eux, à ce qui entoure et j’ai foncé. Noirci des lignes comme on escalade un escalier, espérant, souhaitant les paliers comme la vision de nouveaux territoires.

 

Puis en haut du bâtiment nouveau, au bords des arêtes, j’ai tout cassé, déblayé, gommé, nettoyé au pinceau, gardant l’essentiel.

 

 Ce que je n’ose dire.

 

 

 

 

 

 

 

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Sais tu ... (le 28/03/2008 à 22h59)

 

 

Sais tu 

 

rien ne m’intéresse

un état m’étant tombé dessus

comme une étagère branlante

 

plus de salive , d’adrénaline

en rapport à l’entourage

une bulle seule , fine,

légère , fragile

 

je cherche

une vague, du vent, des plumes

 

je t’attends …

 

 

 

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Plaisirs des sens ... (le 28/03/2008 à 20h47)

 

 

Mes amis si vous saviez ,

la joie que j’éprouve quand

il m’est donné de faire cela

 

même si c’est toujours trop peu

c’est à chaque fois mieux

des petits moments suspendus

 

cette sensation douce et ferme