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Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah
EDITO

 

Attention !!!

 

vous risquez d’être le 18 000 éme visiteur

( au train où vont les choses )

 

vous gagnerez en retour le

droit et l’envie de revenir

J

 

 

houlà , risque d' y avoir foule pour ma lecture-spectacle

à la médiathéque de Vence le 26/09/09

( j'ai un peu de temps devant moi )

 

:)

 

( un peu de pub avant tout , profitez d'un livre pas poétiquement correct :)

 

    http://bouquinstinct.leforumbleu.net/emeutes_noel.htm

 

je vous encourage aa

restez quelques  secondes ,

faites défiler les textes ci dessous ,

aallez les chercher directement dans la rubrique aarticles

( et faites défiler le menu déroulant ) .

 

Jetez une oreille sur les liens musicaux

( mais revenez me voir aaprès ,

ou pendant ,aaprès aavoir rétréci  pardi :)

 

mettez moi dans vos favoris ,

 dans les liens de vos blogs ,

 aabusez de moi tant que vous le souhaitez .

 

:)

 

j'vous embrasse

 

 

vous aallez voir ici c'est sobre et feutré,

 vous aallez vous sentir seul au monde ;)

 

     http://bouquinstinct.leforumbleu.net/emeutes_noel.htm

                                                        

                         profitez d'un livre pas poétiquement correct :) un peu de pub après tout 

                                                        

( les bénéfices sont intégralement  pour l'association littéraire en rapport ) ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
ARTICLE A LA UNE
Nos premières fois ... ( interdit moins de 15 ans ) ... (le 07/06/2009 à 19h43)

....

 

 

Je flânais et d’un coup une dame de couleur m’annonça :

 

« Pour 100 francs, je te fais tout ! »

( me saisissant la main , me fixant le regard, son visage près du mien , ses lèvres immenses comme des cactus )

« eeuuuhhh … tout, comment ça ? »

« Ben, tu viens, tu fais ton truc et après quand tu as fini, tu pars …»

« ???? »

 

Du haut de mon jeune âge, je me sentais coincé, entre l’impression d’être soudainement materné par cette présence, cette main et l’envie du moment d’être pris pour un grand.

 

Je n’ai pas dit oui, nul doute, mais…je n’avais pas dit non ….

 

Là , j’ai connu ce qui aurait du être l’eldorado de l’inconscient collectif des males , le gravissement des escaliers … Mais plus encore… la clé qu’on sort, que l’on pénètre, tourne et la chambre qui s’ouvre … ma vision du petit bidet de fortune précéda celle d’une personne qui se positionne d’une manière où je ne pouvais pas alors deviner le mode d’emploi , l’entrée , la sortie …mon initiatrice du moment se ravisa, se dit sans doute que pour accélérer la cadence il lui fallait mettre la main à la pate et dans des dispositions ( ou une disposition) plus consensuelle ( si , sans jeux de mots , on peut dire… ) me fit connaître la joie des chairs …

 

Ce qui me marqua c’est son visage. Elle, si prévenante en bas semblait avoir les traits dans un autre ailleurs, un monde où elle seule peut rentrer, où elle aurait jeté les clefs …la besogne finie, je suis parti, la queue basse, le reste aussi …

 

Parler de soi pour le geste n’a pas d’importance. Dans l’idée du partage tout est différent.

N’oubliez pas, n’oubliez jamais qu’en toutes choses les premières fois se doivent d’être sacrées.

 

 En tout rêve, tout espoir, tout aboutissement, le plus beau devra être toujours avant …juste avant …

 

 

 

...

 

 

 

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à l'aube de mes 14 ans ... (le 03/06/2009 à 22h58)

...

 

 

Elle est toujours

 

à me crier dessus

 me dire d’y aller

de ne pas trainer trop

le nez au vent, de partout

 

à me dire qu’elle n’a pas toute sa vie

qu’il serait temps de rentrer

que je suis un boulet

que si elle avait su …avait su …avait su

 

 

quoi me motive ?

la vue de ses varices ?

sa voie aigrelette et aigrie ?

quoi attendre et espérer 

à l’aube de mes 14 ans ?

 

sinon traverser la route d’un coup

vérifier  s’il existe vraiment

 

le paradis des teckels…

 

 

...

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Je cherche ... (le 02/06/2009 à 21h56)

....


En toute chose je cherche

 

 

la musique…

 

d’une lecture, d’un son, des mots

qu’importe la teneur seul compte

la danse que l’on peut y faire

 

 

la danse…

 

visuelle, imaginée, effective

qu’importe l’idée de beauté ou pas

pourvu qu’elle naisse

 

 

la naissance

 

la première et plus pure des

émotions

 

 

 

...

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Le chat Pimousse ... (le 30/05/2009 à 07h33)

 

 

 

Il crapahute dès le matin

monte la butte, mange les herbes

défend son territoire mais aime

faire des roulades avec Sushi

des manières avec Coquine

scrute le moindre vent

filature les fourmis

coince les mouches , sa bulle

dès qu’il peut

 

Il parle dehors

je l’entends

parle seul souvent

s’agitant

 

Il rêve de gouttières

mais est si peureux

qu’il oublie …

 

Il attrape sa queue

qui s’enfuit

dès qu’elle peut

 

 

 

 

Pimousse est un sacré aventurier

le jour

 

 

 

qui aime revenir le soir

 

 

 

 

 

faire caca

 

 

 

 

 

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Logiquement ... mais bon ... (le 30/05/2009 à 07h30)

 

 

Logiquement

 

chaque chose devrait avoir sa place

chaque place devrait avoir sa chose

c’est, pour moi, une philosophie

 

l’avantage ?

 

c’est qu’on ne cherche rien

hop on trouve de suite

sous la main

 

mais dés qu’on trouve l’objet

on touche à l’ordre des choses

on le déplace

 

mais …

pour le mettre où ?

 

à la place d’une autre chose

se déplaçant aussi

 sur la place d’une autre chose

 

bon …

calmons nous …

 

s’il y a que trois choses

ce n’est pas trop grave

je maitrise

 

ça fait comme une ronde

 

et là en faisant bien gaffe

de faire trois fois trois neuf

neuf déplacements calculés

 

tout revient à sa place

 ( hop !)

 

 bon , j’m’applique

mais en fait

 

 

 

 

c’est souvent l’bordel

 

 

 

 

 

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Mon robinet ... (le 25/05/2009 à 22h51)

...

 

 

Un robinet

 

n’importe quel robinet

a l’eau chaude à gauche

l’eau froide à droite

rouge…gauche

bleu…droite

 

chez moi, non

 

c’est vers moi

ou pas vers moi

 

de plus,

je me suis trompé

 dans les branchements

 

ce qui fait que le bleu

(vers moi)

s’est transformé en rouge

( dans ma tête )

 

 

Donc

 

jusqu'à maintenant

l’action d’ouvrir la vanne pas vers moi

est pour l’eau…froide

 

les tubes ont explosés

 

j’ai tout réparé

 

remis dans l’ordre ( et hop !)

 

là , à present je sais !!!

 

ouvrir vers moi c’est …

pour l’eau froide …

…euh …

à moins que …

 

non …

 

 

...

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Fessesbook ( ou autre ) de mes c... (le 24/05/2009 à 10h25)

 

...

 

 

Fessesbook (ou autre) de mes c...

 

 

untel (que j'aime bien)

m'envoie un message (via fessesbook )

veux tu le lire ? (oui bien sur)

inscris toi alors, c’est gratuit (chouette!)

 

untel a sa photo (mais pas de message)

et là j'm'aperçois (des jours après)

que partout j'envoie des mails (sans le savoir)

 

Mr Fessesbook (de mes c.....)

sache que si sur la toile je vais

c'est pour papillonner

non pour être un co-con englué

que vos cadres à régner aimeraient

 

c'est donc avec le respect que je vous doigt

que profondément et sans retenue

mettez vous le au c...


 

 

 

 

 

 

 ...

 

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Georgette ... (le 22/05/2009 à 20h17)

...

 

Georgette a toute sa tête

mais dans son corps

son corps

c’est la fête

 

Georgette danse la gigue

avec ou sans musique

heureuse ou triste

 

Georgette aime

ses moments de terrasse

où assisse

elle voit le monde passer

normal, normale

 

mais souffre d’avance

les moments du levé

où elle peut tout valdinguer

sans le vouloir

 

elle a peur

 des instants de couloir

de croisement

où ses muscles électrifiés

ses hip hop soudains

dérangent

gênent

amusent

 

Georgette en rit

(pour le change)

mais en pleure

(en dedans)

 

Georgette a toute sa tête

ce qu’elle regrette …

 

 

 

...

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Les histoires à raconter ... (le 21/05/2009 à 17h19)

 

 

 

 

Il ne faut pas chercher, chercher

les histoires à raconter

elles viennent seules, seules

 

dès qu’on

 

oublie de se regarder

pense au fond de nous

voit les autres

les aime un peu

 

avec nos cœurs

(on en a plusieurs)

 

ceux

 

 en nous

qu’on sème

qu’on projette

 

faut pas chercher

ça tombe seul

dés qu’on ouvre un poil

 

le beau en soi

 

 

 

 

 

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Mes slips en comics ... (le 21/05/2009 à 17h15)

 

 

 

 

J’ai des slips en comics

 

des super héros sur mes bijoux

 

dès lors que je suis dedans

mes bandes dessinés prennent du volume

et quand dedans ça bande

 ma femme alors prends du volume

 

 

j’adore surtout Hulk

 avec sa grosse main devant

il semble me tenir à sa merci

par son poignet

 

j’aime  l’idée de ses pouvoirs

il sait et peut,

déchirer dans sa puissance

mes sous vêtements

 

 

de quoi parlent-ils  dans leurs bulles ?

ce ne sont pas mes affaires

 

c’est du domaine du privé

entre eux

 

et mes attributs

 

 

 

 

 

 

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Le sens de la vie et les Rolex ... (le 21/05/2009 à 16h34)

...

 

 

 

 

comme dirait l’autre dont on a oublié le nom

si à 50 ans on ne s’est pas acheté une Rolex

c’est qu’on a raté sa vie …

 

Merde !!!

 

J’ai 43 ans déjà

mais oh, ma couille !

 (dirais-je à l’autre)

j’en ai pas envie d’en avoir une

cette grosse boite en fer qui me ferait pencher

puis combien devrais-je demander

pour avoir un tel appendice au poignet ?

 

Je suis, sans doute

sur la voie de foirer ma vie

(me dirait l’autre)

 

Mais (pour une fois)

 

putain

putain

putain

 

que j’en suis fier …

 

 

 

 

...

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20 mai (le 20/05/2009 à 22h42)

 

 

 

20 mai

 

je n’ai plus que cette date en référence

celle de sa naissance

l’autre je l’ai oublié

 

je ne sais plus ce matin d’hiver

cet appel à 5 heures

cette chute sur la route

dehors

pour prendre l’air

encore

 

je ne sais plus cette veille au soir

où je ne l’ai pas appelé

pour lui demander du week-end

où je me suis dit

«  oh , je vais la retrouver dans quelques heures »

 

à protéger les miens

j’en ai oublié de souffrir

non-ressentis que je dilue

je dilue

je dilue

 

depuis ?

 

j’égrène

j’assemble en chapelet perpétuel

nos derniers partages

traquant dedans

les respirations, les virgules

surtout les points

 

 je partage

la moindre sensation

avec les parties

de mes pores

mes organes

mes os

 

qui sont d’elle

 

 

 

 

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Miss lunatique ... (le 10/05/2009 à 22h38)

...

 

.

 

N’en doutons pas

 

miss Lunatique est une peste

mais une peste… magique

une peste qu’on n’aime pas savoir

 

loin

 

 

Ne rêvons pas

 

c’est quelqu’un à qui

on s’attache, mais

 

 

miss Lunatique est déjà loin

toujours

 trop

 

loin

 

 

 

miss Lunatique est adorable

 

dès qu’on sait lire

 ses défenses

 ses tirages de langue

 

dés qu’on sait, ose

 mettre ses cheveux

 

 

dans les vents qu’elle vous met

 

 

..

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Des pléaides de stylos ... (le 10/05/2009 à 21h40)

...

 

 

J’ai chez moi pléiades de stylos

qui ne marchent pas

 

ou juste assez pour

 

graver des messages d’agent secret

faire des essais d’bouts d’cartons

flinguer mes bords d’chaussures

donner des soubresauts d’survie

 

et me convaincre de les remettre

 

dans le pot de ceux qui marchent

 

si je les garde, c’est pour ce qu’ils ont

d’humanité, d’espièglerie dés ma présence

 

et quand je les vois, les sens

mourir au fond de mes poches

exaltant dans un dernier souffle

comme un reste d’âme

 une belle auréole

 

 

je les sais attachants

 

 

surtout tachant

 

...

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Albert ... (le 07/05/2009 à 18h02)

 

 

 

De bon matin , Albert enquille

 

se charge de courage

comme il dit

fait son spectacle matinal

conte au comptoir

l’actualité

 

 

descend du tabouret comme d’autres

sauteraient d’un parachute

sort dehors au soleil

« ALLEZ SALUT LA COMPAGNIE ! »

 

 

dans l’idée de marcher droit

il semble surfer

à fendre la foule

comme on prends une vague

 

 

Albert va travailler

et sur quatre heures successivement

est joyeux, triste, irritable

attends midi

 

 

car au repas, Albert enquille

 

se recharge de courage

 

 

 

 

 

 

comme il dit

 

 

 

 

 

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Le deroulement de mon spectacle (le 06/05/2009 à 23h14)

...

 

 

Avant propos :

 

Pour ce qui est des transitions , je change de masque ...c'est à dire que je passe mes deux mains devant mon visage et je change d'expression ... j'aime cette idée de ne pas regrouper les thèmes , mais jouer avec les contrastes sensibles , délires et délires-sensibles , j'aime l'idée qu'un lecteur(ou) spectateur rentre dans un texte sans trop de repères , les sens sont plus à vifs ...enfin voilà , j'vous embrasse . Je vous souhaite une bonne lecture (patiente) et j’ose me souhaiter plein de remarques et conseils

 

 

 

 

 

 

Bonjour, je suis là pour vous présenter quelques textes de ci de là, je ne sais pas si l’idée de poésie vous parle, vous n’avez qu’a vous dire, auquel cas, que nous allons partager des humeurs et des instants de vie …

 

( le téléphone sonne dans ma poche , je parais désolé , je m’excuse , je regarde l’écran avec un léger sourire ,

et je partage) :

 

 

Depuis quelques temps m’appelle

Isabelle  en cachette, même d’elle

là j’écoute, j’entends

des non dits, mais plus encore

 

le son de son jean

le froissement de ses jupes

le monde l’entourant

mais je sais …

 

cela ne vient pas vraiment d’elle

ce n’est pas vraiment pour moi

aussi, je l’enfourne sans tarder

mon téléphone pour que dialoguent

 

et se retrouvent enfin,

 

sa poche et la mienne …

 

 

 

 

 

 

Je sais ,

 

j’ai toujours apprécié les Isabelle …

elles ont  toujours un truc  de spécial

un sourire des yeux, une malice

 

à moins que je confonde …

car, voyez vous, j’ai toujours emmêlé

les Isabelle  et les Elizabeth …

 

et aussi les Cécile avec les Céline

( ça n’a presque rien à voir pourtant)

 

 

je connais très fort mon handicap

du coup, quand je croise une Isabelle

je compense à un point tel que j’pense

 

 

que c’est peut être une Cécile

et là j’galère car  

 

 

 j’ai toujours apprécié les Cécile …

elles ont  toujours un truc  de spécial

un sourire des yeux, une malice

 

à moins que je confonde …

car, voyez vous, j’ai toujours emmêlé

les Céline et les Cécile …

 

et aussi les Christine avec les Christelle

( ça n’a presque rien à voir pourtant)

 

 

je connais très fort mon handicap

du coup, quand je croise une Céline

je compense à un point tel que j’pense

 

 

que c’est peut être une Christine

et là j’galère car  

 

  j’ai toujours apprécié les Christine…

elles ont toujours un truc de spécial

un sourire des yeux, une malice

 

à moins que je confonde …

car, voyez vous, j’ai toujours emmêlé

les Christine et les Christelle …

 

et aussi les Sophie avec les Sylvie

(ça n’a presque rien à voir pourtant)

 

 

je connais très fort mon handicap

du coup, quand je croise une Christine

je compense à un point tel que j’pense

 

 

que c’est peut être une Sylvie

et là j’galère mais …

 

J’me dis bien fort :

 

« t’as eu de la chance, mon gars !!

 dans ta génération n’y avait pas

 

d’Alice et d’Aline !! »    

 

 

 ...

 

 

 

Par inadvertance,

j’ai (encore) marché sur mon chat,

 

MIOOUUCCCCOOOOUUUIIIIAAAACC !!!

(fit-il)

 

 

Comprenez,

moi et ma cuisine c’est une danse …

 

 

Deux pas à gauche ?

les couverts

 

Pas chassés ?

lave-vaisselle

 

Pas en arrière et demi tour ?

les bols

 

Puis quand je vais à mon évier,

mon évier …

je ne vous en parle pas …

 

Mais , bref , dans ce ballet symphonique

y a toujours un

 CCCOOOUUAKK !!

(ou autre)

celui du chat

(que je dois rassurer dans l’instant)

 

Malgré tout,

dans ses cris distordus

il y a une magie

une harmonie de notes impossibles

un son venu d’ailleurs …

 

Il serait intéressant

d’imaginer mon ballet

dans une cuisine envahie

 de chats …

 

Mes « oups ! pardon ! excuse »

s’entrecouperaient

de sons gutturaux

étranglés

écrasés

dissonants

 

 

Qui créerait l’œuvre contemporaine de référence

( au visuel toutefois très « hotte ») :

 

« Ballet pour plan de travail, évier et entrechats !! »

 

 

 

Je vais vers une table ou un support et je fais :

 

 

Toc …toc toc toc toc…toc toc…

 

Chaque soir vers minuit

sur un palier voisin

un code s’active

 

toc …toc toc toc toc…toc toc…

 

quels acteurs, quelles quêtes , quels scenarii ?

se jouent, se nouent, se dénouent ?

 

mon désir poète,

de flottement dans mon profond sommeil

font que je ne veux pas savoir …

 

au point qu’importe si la porte

nait qu’au fond de moi …

 

 

 

 

 

Chez moi y a la guerre

la télé du salon (satellisée) ne supporte plus

celle de la cuisine (hertzienne)

car elle est (toujours) de deux temps plus rapide ….

 

et ça, ça la gave …

 

elle a l’impression d’être prise pour une vieille conne,

pour un perroquet, l’actrice d’une perpétuelle redite,

puis ça la rend folle quand elle me voit courir

vers l’autre pour savoir de suite la suite

 

elle se sent doublure, secondaire

 

puis elle craque bien plus quand elle me voit revenir

vers elle pour revivre encore là où j’ai eu le plus de plaisir

 

avec l’autre …

 

 

et ça, ça la gave …

 

 

 

 

 

Je vais parler de l’envol des chaussettes …

Oui, vous m’avez bien saisi , je veux vous entretenir des fugues continuelles auxquelles se livrent nos chers attributs pédestres …A en croire que la quête d’une chaussette est de devenir célibataire . Je pense que c’est au sein de la machine à laver que leur plan d’évasion prends forme …

 

 

L’univers nouveau et fantasmagorique des chaussettes englouties

 

 

 

Le son des tambours ne réveille t’il pas

un trou noir, une faille spatio-temporelle

un pays à chaussettes disparues

 

là dans ce monde se cherchent :

 

la gauche et la droite en harmonie,

l’écossais et la rayée

la fantaisie et l’unie

la laine et le coton

la mi-bas et l’hivernale

à cloche pieds se câlinent

et dansent …

 

leur nouvelles libertés ….

 

 

 

 

Les sportifs sont des cons

j’me disais souvent

errant dans les rayons

du décathlon

 

 

leurs yeux  avides d’équipements

de paraître et

d’objets ridicules

 

 

mon adrénaline à moi ?

c’est les mots

avec ?

j’escalade, saute, dévale 

me fais peur et

me projette

 

 

eux ?

passent à la caisse avec délectation

 s’apprêtent à

se crisper les muscles

se courbaturer le tout

en être fier

 

 

les sportifs sont des cons

j’me disais souvent

à dépenser leur kilojoules

sur des buts dérisoires

 

 

puis

 

 

dans ma vie est arrivé

le badminton

 

 

félin , malin , racé

partout en criant

j’bondissais

 

 

ces trajectoires folles

ces feintes et amortis

ces «  le long de la lignes »

ces « au raz du filet »

 

m’ont rendu fou

 

 

 

tant et si bien

que

j’passais mon temps

au décathlon

 

 

là j’assortissais les tenues

avec frénésie

et toujours au moment

d’payer , j’me disais

ah , si j’avais pris la carte !

 

 

car comprenez ces

« fond du cours »

« juste dans le coin »

« inclinaisons d’poignets »

« contre-pieds »

 

m’ont rendu fou

 

 

 

 

tant et si bien que

 

 

 

j’me suis peté l’genou

 

 

 

et

 

 

 

 

j’me dis bien plus encore

 

 

 

 

 

qu’avant

 

 

 

 

 

 

 

 

les sportifs sont des cons …

 

 

 

Je suis un mari d’instit…

Est-ce que vous vous doutez la vie que je mène ?

Laissez moi vous conter :

 

 

Avant les éboueurs, les corbeaux, les fourmis,

les asticots, les moineaux, les souris ,

agit l’institutrice …

 

guettant toutes boites, bouchons , gobelets ,

pots de yaourts , rouleaux d’essuie-tout ,

de w-c ,

pour si jamais …

 

une application , un projet pédagogique ,

un cadeau de fête des mères  , une idée du ciel ,

les incluaient 

 

chez lui , le mari paralysé de ne pas savoir ,

si tel objet est pour la poubelle , l’étagère , le garage ,

est dans l’attente ….

 

chez eux , mille choses flottent , entre vie , mort , sursis ,

dans l’espoir de s’en aller promener …

sur le chemin de l’école …

 

 

 

 

Regarde ce texte

 

( là je dresse une page avec trois points de suspension )

 

 

 

Oui je sais, ce n’est que trois petits points, mais avant d’y arriver, quel chemin !

 

J’ai pensé à toi, à eux, à ce qui entoure et j’ai foncé. Noirci des lignes comme on escalade un escalier, espérant, souhaitant les paliers comme la vision de nouveaux territoires.

 

Puis en haut du bâtiment nouveau, au bords des arêtes, j’ai tout cassé, déblayé, gommé, nettoyé au pinceau, gardant l’essentiel.

 

Ce que je n’ose dire.

 

 

 

(même feuille encore)…

 

 

 

( je fouille dans mes poches , assez longtemps , je parais réjoui d’un coup , je les aies retrouvé, mes clefs , je les brandis , assez satisfait  ) :

 

 

Mes sorcières de poches …

 

 

 

 

Mes clefs ont des pouvoirs …

de s’envoler, se cacher, disparaître

dés le moment où…

j’en ai besoin …

 

elles ont le talent de trouver l’endroit où…

il n’y ait pas de logique à ce qu’elles y soient

pour que , soi-disant, malines

je n’arrête pas d’y penser

 

mes clefs ont des pouvoirs

j’en suis pas peu fier.

 

Justement , ce matin ,

je n’ai pas vu mes clefs

alors hop, sans hésiter,

j’ai pris les doubles …

 

Mais bon , pour me rassurer,

j’ai cherché si j’avais le doubles des doubles.

 

Car, comprenez moi bien .

 

Si je perds mes clefs,

mes doubles deviennent …

mes clefs …

 

Là, mes doubles de doubles deviennent des doubles

et pour être pleinement serein

il m’est important d’avoir

un double des doubles des doubles .

 

Car , entre nous ,

machiavéliquement,

 

toutes ses clefs font les folles la nuit

 

et se cachent au matin …

 

 

 

 

Mes garagistes m’adorent

 

c’est l’idée que j’aime avoir

ils lèvent les bras au ciel

changent de trottoir

pour venir me voir

 

me voir piéton car

 

ils m’ont peu laissé d’argent

pour l’essence

 

ou juste assez pour

me déplacer vers

 

la panne d’après

la ville d’après

 

où de nouveau

 

un  garagiste m’aimera

 

lèvera les bras au ciel

changera de trottoir

pour venir me voir

 

me voir piéton

 

 

forcement

 

 

 

 

 

Je me suis fait attaqué, croyez vous ?

par la célèbre pate à tartiner au noisettes

avec une petite cuillère par surprise, hop !

alors moi, pensez-vous, j’ai une fierté,

zou, blam ! dans le lave vaisselle …

 

Mais ceci est mal considérer la coquine,

c’est  par le biais d’une grosse cuillère,

carrément, qu’elle voulut se venger,

c’est ainsi qu’après l’assaut de mon palais,

son arme termina dépite dans l’évier …

 

Et là, prise de folie, elle m’assiégea,

avec une grosse banane, des biscuits,

une pointe de couteau et plus encore,

tout ce qui lui tomba sous la main,

la bagarre fut rude mais j’en vis la fin …

 

 

 

par manque de pot …    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici maintenant un texte sur ce que peut représenter internet pour celui qui s’y penche trop , et sans retenue :

 

 

Mr Personne cherche

 

fait son profil, aime

 

musique, sports extrêmes, théâtre,

littérature, voyages, beaux arts ,

ratisse, ratisse

 

Mr Personne s’invite

 

sur la toile ,comptabilise ,

des amis , de ci , de là , de loin ,

se gonfle l’égo tant qu’il peut

 

Mr Personne pose

 

des phrases tel des graines,

des harpons,

des balises

 

 

oubliant de vivre,

Mr Personne cherche

 

à devenir quelqu’un ….

 

 

Vous regardez la star Ac ? allez diites ?

n’ayez pas honte

 

( signe de la croix avec les doigts avec les jambes un peu écartées , bien en terre , la tête d’un exorciste )

 

 

Fade et retro Star Ac !!

 

 

Star Ac de cette année est rentrée dans le salon,

par la fenêtre là, au milieu,

par celle de la chambre,

celle de la cuisine.

 

J’ai beau l’exorciser à coups d’Arte, d’M6, qu’importe,

( je sorte ma télécommande, impuissant  )

 

Star Ac de cette année reviens comme un démon …

 

Gangrène annuelle, on y regarde des enfants,

ce ne sont pas les nôtres pourtant.

Des " je râle"  pas intéressants,

des égo sur pattes  pas attachants.

 

Toujours le même néant,

mêmes dialogues bidon ,

mêmes intrigues à la con .

 

Nous pensons voir des marionnettes …

 

Sans ressentir les ficelles,

celles dans notre dos …

 

 

J’ai chez moi un escalier, je ne vous dis pas …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bon finalement oui

 (mais parce que c’est vous, mais  c’est un secret pour l’instant).

 

Chaque matin, une fois que je l’ai descendu je fais un bond dans le temps de quatre minutes

 (sur le four, le dvd, le réveil de Léo, etc.).

Quatre minutes comme ça, volatilisées, dingue…dingue !

 

Du coup, pour vérifier, hop, hop, je remonte vite,

 le temps avec, car là partout

(sur l’ordi, le routeur, le réveil de Valérie)

 je regagne les minutes perdues.

 

Que se passerait-il si l’escalier était plus long ou plus court ?

(et surtout quelle essence fait un effet si super ?)

 

Si je le démontais pour le montrer, l’exposer, le breveter ?

(s’il est en chêne, puis-je le changer ?) .

 

Je me vois mal chez un homme d’affaires avec lui débarquer,        (un escalier, peut-on l’avoir en hêtre ?)

le monter à moitié pour lui faire voir …

(ce serait beaucoup de travail que de le refaire en bouleau ?)

…et lui dire qu’en haut c’est plus tôt alors que lui est en bas ? (l’effet serait ralenti s’il était en frêne ?).

 

Puis est-ce vraiment pratique ?

Vous perdez vos clefs dans une bouche d’égout par exemple …

Là, vous vous dites :

«  Oh là là , mais comme j’aimerais revenir quatre minutes en arrière , mais c’est bien sur ( j’suis bête ) y a mon escalier !!! » ,

Vous le dépliez,

(s’il est en peuplier, peut-il se plier ?) ,

et là tout en haut, en haut,

comment faites vous pour vos clefs tout en bas, en bas ?

 

Puis, entre nous, mon escalier

(qui me rend barde, j’ai de la veine de l’avoir, je ne suis pas de bois)

rentre dans le sol, il a ici ces racines …

 

Il restera là, un point c’est tout,

avec ses secrets, tant …

 

… notre histoire marche ….

 

 

 

 

Ce texte celui là qui arrive pour vous faire partager ce qu’est la condition d’une personne qui a souvent les cheveux longs.

Enfin, je ne vais pas les couper en quatre, voilà :

 

 

 

Je suis saisi par l’embarras.

 

L’autre soir, rentrant chez moi et gêné par le soleil couchant, je me suis saisi des lunettes de soleil que mon collègue avait laissé là .

Les rayons passés, je les remontèrent dans mes cheveux, bien mal m’en a pris car jamais, jamais, je n’ai pu les retrouver …

 

Un bruissement léger dans mes mèches aurait du m’alerter, surtout qu’il fut suivi  d’un petit débattement désordonné (sans doute une branche réclamait désespérément de l’aide) mais après …

 

Plus rien …. aucune traces de vie …

 

 

Puis que dire sur le fait que je me sens obligé de geindre perpétuellement me donnant l’excuse d’une sale migraine puisque ma main gauche y est également emprisonnée…

 

De plus ma femme me demande si c’est une nouvelle excentricité de ma part coté coiffure d’avoir ce fil électrique et sa fiche male qui pend sur le coté.

Je ne pourrais pas cacher éternellement la disparition du séchoir …

 

Et si vous saviez les efforts de persuasion que j’ai du déployer pour lui expliquer qu’il était plus tendance de circuler en décapotable en plein hiver.

Oui, puisqu’un jour je suis rentré dans ma camionnette sans me baisser assez (ce qui fut fatal et emporta tout de go , toit, galerie, échelles et escabeaux).

 

Sans vous vous parlez de l’effroi ressenti lorsque derrière une file d’une dizaine de personnes à la boulangerie, quelqu’un m’appela dans mon dos. Je me retournais et aussitôt la vendeuse me clama :

" Bonjour monsieur, c’est à vous "  …

 

Depuis, entre nous, je rase les murs (mais pas trop, volets volés m’oblige).

 

Il va me falloir choisir dans l’urgence, la taille ou l’écobuage, car comprenez moi, mon appréhension est que lentement, dangereusement, sur moi  mes cheveux retombent …

 

 

 

 

 

 

Mes voisins sont idiots

ne se garent pas comme moi

ne réagissent pas pareil

s’exclament à tous vents

font comme s’ils étaient seuls

 

La constance d’un voisin

c’est, qu’il n’a pas son pareil

pour exaspérer

 le sien

 

Mes voisins se traquent

s’épient et mendient

des miettes de l’autre

pour s’en repaitre

en société

 jusqu'à

 satiété

 

c’est une constance que

de trouver son voisin

idiot

 

 

à un point tel

 

que je me demande

 

 ce qu’en pense

 

 

 

le mien

 

 

 

Sans transition

 

 

 

 

 

Cher monsieur le cambrioleur …

 

Je m’adresse à vous sans tarder car je me rappelle avoir souhaité très fort, très intensément votre venue prochaine en ma demeure …

 

D’autre part, pensant à vous et ayant bien conscience de la pénibilité et de la précarité que votre travail engendre, j’ai eu quelques attentions à votre égard.

 

En effet  j’ai, de ci, de là, partout disposé, un peu caché, diverses choses m’étant chères.

 

Ceci dans le but avouable d’égayez quelque peu vos quêtes, scellant par distance entre nous de forts moments de complicité.

 

Ce petit jeu, je vous l’accorde, me fait profiter un peu abusivement de vos services.

 

Oui, cher monsieur, grâce à vous et dans l’élan que vous m’auriez donné, je comptais,  après votre passage, tout bien ranger, reclasser et faire le tri de mes affaires.

 

Vous auriez aussi, vous devinant, (sacré farceur que vous faites), fait table rase de mon congélateur m’assurant ainsi un dégivrage efficace.

 

Puis votre passage, c’est le plus important, m’aurait permis de me recentrer sur mes cotes trop matérialiste.

 

Je voulais aussi, si cela ne vous avait pas trop dérangé, que vous m’aidiez à mettre à jour quelques cachettes m’étant devenues obscures

 

En effet, cela faisait  un moment que des livrets d’épargnes m’inquiétaient. Il y a, entre nous, tant de temps que je ne les avais point aperçus qu’il m’arrivait même de douter de leur possible existence.

 

L’office du temps aidant, il arrive que des champs de batailles recrache bombes et ossements, que les marrés ramènent les esquifs et les bouteilles jetées.

 

C’est ainsi que dans le déplacement d’un mal aimé pull réapparurent mes livrets rose et jaunes.

 

Je sais, cher monsieur le cambrioleur, que vous n’êtes pas à mon service et qu’au vu de votre agenda je me dois de ne pas abuser, mais … bien que d’autres choses restent encore égarées, je pense, s’il vous ait possible, de différer un peu votre passage chez moi …

 

Comptant sur votre compréhension, vous remerciant de votre écoute et votre dévouement, veuillez accepter, cher monsieur le cambrioleur, l’expression de mes plus sincères considérations …

 

 

 

Le dimanche, parfois , nous pouvons observer de curieux couples …Ils ont des postures , des démarches inégales , je vais vous conter :

 

Papa est en retard, se le fait reprocher,

prends l’enfant par la main,  l’emmène,

le tire un peu, lui parle, l’attends dans ce qu’il est, se penche,

le laisse compter les feux rouges, le temps qui passe.

 

Papa ne sait plus dire non, mais on ne lui demande rien,

il jongle alors avec les frites  le poulet rôti  le hamburger

la barbe à papa les gaufres les crêpes les places de ciné,

dans l’espoir d’un sourire, un regard, un merci …

 

Mais déjà, il est en retard, se le fait reprocher,

par le nouveau qui au portail saisi l’enfant,

ils partent au bout de l’allée, loin de lui,

loin de dimanche prochain, trop loin.

 

Papa chez lui touille ce qu’il a sous la main,

dans un grand verre de bourbon pour que ça passe,

rêve dans ses phalanges celles de l’enfant,

le rêve si fort qu’il

 

se crispe, se crispe

et s’endort …

 

 

 

Et voilà, ce qui devait arriver arriva.

Je ne sais plus, accrochez-vous,

 

 je ne sais plus où je suis …

 

 

J’ai déjà perdu mes clefs,

souvent même,

il faut dire qu’elles se logent à de ses endroits,

elles n’y mettent pas du leur …

 

 

J’ai souvent perdu la tête,

mais bon,

 je me rassurais toujours,

 me disant :

 « je l’ai à portée de main » …

 

 

Mes téléphones ?

(deux de l’operateur, deux du FAI, un du boulot, un mobile perso)  

Ça, tout le temps !

m’enfin,

dés que j’en trouve un,

j’appelle les autres.

Ces fils phoniques les rendent cousins,

enfin demi-frères

( ils ont le même père )

 

 

 

Ce matin même, j’ai perdu mes chaussures,

vous m’auriez vu crier partout :

 

« CHAUSSURES,CHAUSSURES, AUX PIEDS !!!! ».

 

J’avais l’air débile.

 

Car effectivement,

comment voulez vous que des chaussures me répondent ?

 

Ce n’est pas parce qu’elles alternent

entre le plancher des vaches et

 le fait de voler au raz des pâquerettes

 qu’elles accepteraient le fait d’être mises plus bas que terre.

 

Car lacets de mon impatience,

 ni l’une  ni l’autre fit un pas en avant.

 

 Je les soupçonne même d’avoir,

à ma vue,

 tourné les talons,

se répliquant une à l’autre :

 

« Mais, de quoi il semelle ? ».

 

 

 

Le problème, voyez-vous,

c’est que je me rappelle toujours

où se sont  les choses,

 historiquement,

mais jamais jamais

dans l’actualité …

 

Alors du coup je cherche cherche

partout où l’aura d(u)(e la)disparu(e) erre

et je m’attarde sur tout ce qui n’est pas à sa place

 ceci jusqu'à perdre de vue ma quête …

 

 

Je n’aime pas perdre de vue

les gens que j’aime

les choses aussi.

 

 

J’ai un aspirateur sans sac

Avec un corps transparent

l’autre jour …Ppffffvouppp …

il a avalé un bout de bolduc

il s’est trouvé plein d’amis

ça fait un air de fête dans l’aspiro

de carnaval et de samba

position moquette ? c’est du tango …

 

 

 

 

 

Enfin bref, je m’égare,

encore,

 

 revenons à moi...

 

 MAIS …

 où est le chemin ?

 oui , rappelez-vous ,

 je vous ait confié le fait que je m’étais perdu.

 

Je ne pourrais pas vous dire où,

car sinon, j’irais me chercher dans l’instant …

 

J’suis perdu, perdu, perdu.

 

Le dernier souvenir que j’ai de moi c’était …euh …

 

EN TOMBANT DE L’ESCALIER !!!!

 

Apres ? … euh ….plus rien …

je devrais retourner là-bas voir si j’y suis

mais comment ?

à pieds ?

 

mais faudrait-il que j’ai des jambes

pour les porter ses pieds

dans des chaussures que je n’ai pas vu

car je n’ai plus d’yeux …

 

Car de moi,

 j’ai tout perdu,

depuis dans l’escalier la chute,

la chute de cette histoire

 

 cette histoire

 

sans queue

 

ni tête 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(on peut le dire)

 

 

 

 

 

 

Ce texte est un peu sur ma timidité naturelle, puis sur le fait que je suis quelqu’un d’entier. J’ai un peu de mal à parler en civilités, j’aime créer une bulle dans un dialogue, ce n’est pas toujours possible, ce n’est pas toujours facile.

 

 

Que ce soit en ville, en campagne, en plein désert,

par temps clair, ombragé, sous les grêlons, de nuit,

j’ai la faculté d’un fort  regard circulaire…

 

aigle ou lémurien d’une autre vie

j’évite ceux qui peuvent me reconnaître,

 

c’est alors que …

 

je fond dans les murs,

je rase les plinthes,

je m’envole au dessus

ou je creuse en dessous,

 

je deviens transparent …

 

 

j’y arrive si bien que je me demande souvent

 

si quelqu’un me connaît…

 

 

Ce texte, j’suis un peu gêné, sur un plaisir qui m’est personnel …et solitaire (grimaçant),

enfin, je ne vais pas tergiverser

 

 

Mes amis si vous saviez,

la joie que j’éprouve quand

il m’est donné de faire cela

 

même si c’est toujours trop peu

c’est à chaque fois mieux

des petits moments suspendus

 

cette sensation douce et ferme

ce sentiment de puissance

ces odeurs âpres et fruités

 

les carottes, les patates, les courgettes

s’en rapprochent mais …

 

les poireaux, les céleris, les oignons

s’en éloignent et …

 

c’est pour moi un réel plaisir,

malheureusement solitaire,

 

le pelage de navets …

 

 

Ce texte fut écrit sur quatre années , une sorte de saga amoureuse avec des rebondissements, tout ça …

C’est ma glacière l’héroïne, voila la première partie :

 

 

Ce lundi matin, comme tant d’autres,

ma tête fourrée dans le fondement,

je pris ma glacière, amoureusement.

Elle avait, surprise, un long drap de tulle accroché.

 

J’ai compris son message, elle voulait se marier …

 

Elle, ma compagne m’ayant été si souvent fidèle,

voulait voler de ses ailes, s’éloigner du péché.

En cet instant, j’ai compris son manège,

ses yeux doux et ses manières pour mon thermos.

 

Je me suis senti trahi,

mais face à l’amour que faire ?

Après tout, lui aussi avait droit au bonheur …

 

Lui qui comme premier amour avait la cafetière

passant toujours à ses cotés  sans le voir

(elle était sacrement culottée).

Que dire de sa passion avec la bouilloire,

frémissante pour lui en ses cris stridents.

Puis de la bouteille d’Evian, sortie du frigidaire,

soufflant le froid dans son chaud …

Je compris d’un coup,

ils sont faits l’un pour l’autre.

Il se blotti dans ses coins, sécurisé, bien calé.

Et ils partent chaque jour, lui dans elle,

se fondre , comme dans un même corps .

 

Ce matin, quand je les aies réunis,

Je les aies vus, convoler ensemble …

 

Je fus ému, jaloux, mais après tout qu’importe

de par mon amour pour elle, je ne veux qu’une chose

 

Qu’elle soit infiniment heureuse ...

 

Ma douce glacière … au regard vert …

 

 

 

Mais la vie n’est pas si simple,

vous les imaginiez dans l’horizon,

l’anse dans la poignée,

plein de petits sacs isothermes autour,

mais …

 

depuis la glacière s’est entiché d’un jeune,

avec moins de contenance certes, mais …

le vieux thermos, avec le temps, avait des fuites,

toujours aussi chaleureux mais …

dans l’obligation de rester  droit …

 

Je l’aperçois dés fois dans le cellier,

avec pour seul espoir un hypothétique vide grenier,

dans ces moments – là,

je n’ose pas lever les yeux vers lui,

je me sens lâche.

 

Bien plus encore, quand je lui offre un café …

je sens qu’il n’y croit plus.

 

C’est sans cœur une glacière, vous savez ?

 

c’est froid de l’intérieur …

 

 

 

Depuis, j’ai réfléchi,

 

ma glacière est, après tout,

toujours restée à mes cotés,

une fois, je me rappelle, je l’avais gravée,

d’un z qui veut dire Zorro,

qu’un quart de tour transforme en

N qui veut dire Nono,

 

gravée pourquoi ?

pour ne pas la confondre d’une jumelle

comme si je pouvais me tromper

c’était l’insulter, la déprécier,

ses manifestations étaient, je pense,

des appels au secours,

 

pour que je revive à ses cotés,

sans m’endormir,

 

sur tout ce que nous avions partagé …

 

 

 

 

Il y a des phases dans l’amour et successivement

les moments où on tombe amoureux

ceux passionnés

ceux d’amours purs

ceux de tendresse

et ceux …

ceux qu’on craint d’arriver …

 

 

Quand je regarde ma glacière …

je sais…je sens…

bientôt elle va me lâcher

et me déballer, déverser

tout le fond d’elle …

 

 

Pour me défendre

il faut dire que dés fois

elle s’avérait un peu lourde

je ne l’ai pas ménagé, c’est vrai

mais … 

 

 

Tout à une fin, faut dire

il arrivera bientôt, je sais

le moment où

 me tenant par la main

son corps m’échappera…

 

 

Mais

que faire…

quand se profile l’inéluctable ?

 

 

 

 

 

 

 

car malgré tout

 

 

 

 

 

 

je l’aime …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne sais pourquoi quand je rentre dans ma cuisine

toujours, j’inspire profondément.

 

C’est comme quand je fais la bise à quelqu’un :

 

gauche

inspiration

droite .

 

 

Bref , ce matin l’inspiration…..

…fut coupé dans son élan

par le chat

 

il avait tout embaumé .

 

 

Toutes mes portes Ikéa

(bien refermées)

suffoquaient , interdites

 

Même ma hotte qui d’habitude est

si impériale, dominante

ne savait que faire 

 

 

Comment est-il possible qu’une chose si menue

puisse produire un tel Tchernobyl domestique ? 

 

 

Nos vers à soie les font parfumées

notre hamster les fait sèches

nos poissons font dans l’eau

et il y a des chiens

(pour dire)

qui vont à la chasse …

 

 

Si je dois prendre ça pour une farce

disons le tout net :

 

 

J’ai droit au chat pitre …

 

 

 

 

( mon téléphone sonne dans ma poche , je suis gêné )

Décidément , c’est toujours quand …que .. enfin

( sourire )

 

 

 

Tel un battement de cœur, régulier

il revient toutes les deux heures

se rappeler à moi

comme une caresse.

 

quelqu’un me pense

incessamment , métronomiquement

ne me laisse aucun message

le démystifiant, le déphantasmant .

 

un dialogue vibrant

puis musical

le garant receleur

est l’obsédant harceleur

 

appel masqué de mes nuits et mes jours

 

je t’aime …

 

 

Un texte sur mon enfant, enfin sur nous deux et sur nos aventures partagées  quand il avait quatre ans :

 

 

Je lui ai dis que …

 

J’étais un agent  secret,

ma cicatrice au poignet

cachait un petit micro

pour joindre l’organisation …

 

C’est un secret entre nous,

il a pour mission

de repérer le tueur

lancé à mes trousses.

 

( il s’agit de  Johnny Clegg ,dit l’embrouille , il est grand , cheveux blond hirsutes et frisés , lunettes de mouche , pantalon écossais , veste rouge)

 

Je lui ai dis que …

 

Quand je passe l’aspirateur

la voisine se colle au plafond ,

que la chasse d’eau se déversait

dans sa chambre d’en dessous ...

 

Il croit que …

 

Les voitures ont des yeux …

Les avions des ailes …

Les pierres de lune se raccrochent la nuit …

Il a croisé les enfants de Mary Poppins ,

 

Il va chercher en lui très loin ,

les choses que le temps oublie .

 

Il part en courant faire pipi

et se retrouve … dans sa chambre …

 

Sur la pointe des pieds, et des nuages …

Il s’élève … mais dans les demi-tours,

s’étale, dés fois au milieu du salon …

 

Mon petit prince charmant …

 

Bonjour monsieur le soleil , bien dormi ?

que le nuage s’en aille,

sinon, je le bois avec ma paille ( Léo 4 ans )

 

 

Un texte sur la télé réalité qui peut s’immiscer dans nos vies …là, le bar de la mairie a des accents de star academy

 

 

( le matin , 8 heures )

 

Noël, vous êtes demandé en salle d’interview

 

peu après ce moment, assis sur l’abatant,

( je m’assois de profil )

Mr Lave Mains me réclama mon humeur du moment …

 

 

Si je suis, cher public, devant vous, installé,

c’est, je vous le promet,

sortir de mes triples le plus profond de moi-même,

en ce don me sentir soulagé…

 

( je me lève )

 

j’ai su que ce jour sonnerait  ma gloire,

 

dans le flow de la cafetière,

le beat du micro-ondes

le regard de ma glacière

mes envies de nouveaux mondes

 

c’est ainsi qu’accompagné des acclamations, des bravos,

des hourras de mon rideau à perles anti-mouches,

allez tous avec moi mes pas, suivez moi,

ensemble arrivons… au bar de la mairie …

 

là, j’aurais trois minutes pour tout déchirer

donner mon maximum pour ne rien regretter,

dire du mal, du bien , ma philosophie ,

 

remplir ma vie de Nouvelle Star

du  bar de la mairie

 

 

et me sentir important …

 

l’espace d’un instant…

 

 

( Sans transition )

 

 

 

Sur l’étagère de mes façades,

 

où tu disposes

des bouts de nous ,

 

poussière n’est pas

d’être si fort …

 

 

Et si jamais

jamais s’écroule ,

 

Les pour toujours

et les encore

les mots d’amour

les pour la mort

 

J’irais chercher…

 

de vielles équerres

au fond de moi

des bons tasseaux

des planches en bois

 

 

Pour…

 

te reconstruire

à en mourir

 

et peut être

oui peut être …

 

enfin renaître …

 

 

 

 

 

 

 

( d’un coup , j’fais attention à ma glacière , je vais relever le couvercle et je le vois , j’suis attendri )

 

Bien plié dans le fond de la glacière, sous le thermos et les couverts,

il est là,

bien caché…

C’est un bébé Goncourt qui fait ma fierté…

Quand j’en ai accouché il faisait 85 grammes et tant de personnalité déjà.

Vous me direz " oui mais tu dis cela car c’est ton enfant «,

vous ne pouvez pas comprendre, il faut le voir ….

Dépenaillé sur le coté d’avoir coupé le cordon de la spirale.

Noirci de peur, d’imagination, d’évasion,

tout petit mais …

si grand.

J’ai peur de le montrer,

qu’il me rende célèbre, adulé, détesté, courtisé …

comprenez...

c’est si soudain …

C’est pourquoi il va sans doute rester un peu là,

bien plié dans le fond de la glacière,

sous le thermos et les couverts ,

là ,

bien caché …


Ça vaut mieux pour nous ..

 

 

( Sans transition )

 

 

Là où je vis

où je m’isole

où des bras de nuages

où des plumes sans pages

doucement m’immolent …

 

là où je vis

je saigne un peu ,

tachant mes passages

signant des images

nourrir un feu

un peu…

 

là où je vis

les yeux fermés ,

mon cœur en glace

meurt sur place …

 

là où je vis

les bras fermés

je meurs de froid

je meurs d’aimer …

 

 

 

( je suis un peu speed et préoccupé , je prends un diable  pour faire les courses avec moi , je fais le tour de la salle en parlant tout seul , m’exclamant dés fois )

 

Et voilà ! Ça c’est le truc qui me rend complètement fou.

 

Le moment où, arrivé au supermarché je me rends compte que je ne sais pas où se trouve ma liste de course. Cette feuille de bristol à petits carreaux vert pale cartonné que j’ai décroché des autres juste avant de partir.

 

Je me rappelle bien , l’avoir fait glisser de la pince à linge du support mural de condiments , non sans avoir recadré toutes ses autres fiches bristols vert pales consœurs . Mais là, où s’est elle cachée ?

 

Je me rappelle tout d’elle, la texture de sa peau, le son qu’elle fit quand elle se plia sous mes doigts, puis, son regard quand je m’approchais…

 

J’ai en horreur l’idée qu’elle soit seule, qu’elle ait peur ,nous qui avons déjà tant partagé … ces moments où l’appréhension de manquer de café , de chapelure s’estompait quand elle s’écrivait si bien, sans crisser un instant.

 

Nous qui avons tant ri lorsque nous avons vu ensemble que les cornichons et les concombres se suivaient comme des enfants précédant leurs mamans.

 

Puis que dire de son désir de séduction quand elle me proposa un jour, au détour d’un regard l’air de rien, de n’acheter que des articles en c pour qu’elle ne me paraisse jamais négligée.

Oui, ainsi tout les c se retrouvaient convenablement  alignées sur la ligne verticale du deuxième petit carreau, ce qui convenait parfaitement à ma cuisine, elle si coquette et soucieuse de le rester (nous en avons parlé ensemble justement hier soir). Cela scella entre nous trois un grand moment d’harmonie…

 

Où est-elle ? Veut-elle éprouver mon attachement ? Ressentir ma souffrance de tant de négligence ? Moi, qui d’habitude  la cale avec soin dans le coin de mon cabas calé dans mon caddy, qui la sait là, me rassurant de sa présence.

 

Entre nous  ces mots que sont cidre crêpes crevettes carottes choux canards comté crépinette camembert champignon ciboulette chocolat croquettes de chat cacahouetes cookies confiture de coings côtelettes sont autant de promesses d’amour dont les c alignés sont des parenthèses  jamais fermées… des horizons ouverts …

 

On pourrait me dire : mais tu n’en a pas besoin, tu prends toujours les mêmes produits, méthodiquement et  chronologiquement selon ton rituel parcours dans l’hypermarché … vous ne pouvez pas comprendre….pas saisir les concessions mutuelles qui m’ont fait renoncer au pepsi pour le coca, qui la laisse des journées entières dans la cuisine à m’attendre, sans jamais un reproche ...

 

Chaque semaine , c’est comme si nous réécrivions notre histoire , l’exaltation  d’un territoire vierge où tout renaît , savoir alterner les différentes couleurs de stylos bille pour se surprendre , et dés fois , soyons fous , se saisir d’une plume et d’un encrier pour nous rapprocher …  nous rapprocher de  l’extase du samedi aprèm …

 

Je vous le dis discrètement, je ne l’oublierais pas, main sur le cœur …… oooohhhhh, mais j’y croooiiiiiis paaaaaas …. Dans la poche de ma chemise, bien lovée contre moi, comme un papillon blessé, fragile, à ma merci d’un oubli dans la machine à laver.

 

Ah au fait, la machine à laver dans le cellier près du frigo, quand j’y repense …

 

 

quelle salope !!!

 

 

Un texte sur la télé réalité encore

 

 

J’aurais du m’en douter…

 

 

Le fameux jour où ils sont tous arrivés

avec leurs tours en fer , leurs caméras en armes ,

leur porte voix à fond , leur regards arrogants ,

le jour où la mémé était absente .

 

Ils ont monté une régie dans son grenier,

ils ont jeté les clés, les dés aussi ...

 

La mémé rentrée, l’émission put commencer.

 

Ainsi chaque soir à 18h30,

zoom, travelling , gros plan sur la misère ,

spectacle édifiant sur la solitude.

Voyez, messieurs , mesdames ce qui arrive ,

quand tout et tous vous abandonnent ...

 

C’est tant banal que ça en est de l’art ,

s’écrie en cœur l’intelligentsia happée ,

même le foot au comptoir des bistrots ,

laisse place aux journées de la mémé …

 

Pour mettre un peu de piment dans l’émission

ils ont trouvé un neveu , lointain aïeul,

en mal de spot light pour éclairer sa vie ,

il raconta en quelques mots vendeurs :

 

Pourquoi et comment elle n’avait pas eu d’enfants,

que les vieux  la disaient pas farouche ,

que les sous bois tremblaient les soirs de bals  ,

qu’un jour elle fut enceinte , on ne sait comment ,

que le bébé fut mort né bizarrement …

 

De suite après, je les aie vus installer

une plaque en plexiglas où c’était gravé,

ceci pour les touristes accourus de France.

 

Vraiment dingue tout se qui peut se dire

à propos de quelqu’un sans importance .

 

C’est un scandale, je me dis chaque soir,

au fond du canapé, whisky glace en main,

mais c’est intéressant … euh … sociologiquement .

 

Jusqu'à quand ça va durer ?  Disent des gens,

suspendus à un col du fémur, une glissade,

une mauvaise grippe, une diarrhée mal soignée,

 

Soucieux de maintenir l’audience,

les producteurs, la chaîne , les sponsors,

décidèrent d’enfin planifier la fin .

 

Fut organisé par SMS pas cher,

des paris sur la mort de la grand-mère.

L’heureux gagnant pour un simple appel,

gagne une année sabbatique au soleil,

et , quelle chance ... un passage à la télé .

 

Dans toute la France, les home-cinémas

guettèrent, l’ombre d’un dernier souffle.

 

Jusqu’au soir, en plein prime time,

la mémé libera l’antenne à jamais,

sa disparition fut homologuée par deux huissiers 

 

Le monde est minuscule, voyez vous ,

car un des deux gagnant était, c’est dingue ,

Son livreur de lait qui passait tout les jours …

 

Les français éplorés furent rassurés,

des dvd best-of sortiront demain.

 

Mais ce n’est pas tout !

pour nous la vie continue.

 

C’est une chance d’être en spectacle.

 

Postulez mairies , maison de retraites ,

publicité gratuite pour le gagnant .

 

Bientôt de nouveau sur vos écrans

vie et mort des mémés ,  saison 5 …

 

Il m’arrive de passer à juste à coté ,

de cette vieille maison devenue musée ,

dont je connais les moindres coins ,via mon écran .

 

Quand je rentre chez moi, un peu après .

 

Là, tout au fond, au fond du canapé …

 

Un whisky glace à la main ……

 

je pleure …

 

( après un moment , je me passe la main sur le visage , je change de masque )

 

Connaissez vous mon rire ?

Le connaissez vous vraiment mon rire d’extra terrestre ?

 

 

Savez vous mon rire ?

un idiot que je me suis inventé

rentré en moi  naturellement ..

s’échappant en alien , régulièrement .

 

dés que trop décontracté , en confiance,

il s’envole , le captif indomptable,

et que de l’entendre , de l’entendre

ça me fait rire, rire… et tout autour …

 

j’ai peur

 

de lancer sans l’arrêter un jour

une boucle sans fin

une ronde

 

des tordus en deux …

 

 

( je vais derrière un paravent , je ressort avec une casquette à l’endroit , mon polo boutonné jusqu’en haut , des chaussures hautes marrons , j’suis en short , je monte sur une chaise de bar représentant une chaise haute )

 

 

 

Mes jambes pendaient

par dessus la chaise

métronomes incertains ,

sans envie , je regardais …

 

cette purée tiède  ,

où survivait du jambon

lambeaux de corps ?

d’un naufrage ? d’un radeau ?

 

 

" MAIS MANGE  !!!

QU'EST-CE QUE TU ATTENDS ?

ça fait grandir !"

 

 

je n’étais pas convaincu ,

je ne voyais là rien de magique …

 

juste une assiette trop grande

se remplissant par dessous …

 

 

un gros mensonge 

 

 

j’ai tout mangé ,

je n’ai jamais grandi …

 

 

 

 

Mes jambes pendaient,

s’amputaient lentement ,

du frottement de la toile ,

cirée, tombante, rouge sang …

 

c’était un adversaire impressionnant ,

aux cicatrices visibles , profondes ,

d’avoir combattu mille couteaux

tant cruels , avec les saucissons …

 

 

" MAIS MANGE  !!!

A QUOI TU REVES ?

on ne va pas y passer toute la vie ! "

 

 

(c’était une diversion parentale ,

sensé me faire perdre mon invisible combat) .

 

alors … je serrais mes genoux

espérant me remettre debout ….

bientôt

 

je pense me mentir souvent ….

 

quand je me dis :

 

bientôt …

je me réveillerais …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Ah si j'avais pris ce livre ... (le 04/05/2009 à 23h05)

 

...

 

 

Ah si j’avais pris un livre

pour tuer ces vingt minutes

je ne me verrais pas appeler ma vie

pour qu’un poisson, une murène, une sirène

dépasse

 

Je ne serais pas là , ramant

dans des méandres et marécages

attendant

l’histoire à raconter

 

 

Ah , si j’avais pris ce livre

 

 

je pourrais m’oublier

 

 

 

...

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Ma vie est ... (le 04/05/2009 à 22h54)

...

 

 

Ma vie est une plage

quand je regarde au loin , rien dépasse

j’aime l’idée du rond

que je rêve plat

 

j’y grave des mots

qui toujours s’effacent

quand ma vie vague

quand je me marre

 

ma vie est une plage

où tout m’échappe

 elle parait vierge

le lendemain

 

et c’est bien

 

 

...

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L'amour de mes garagistes ... (le 04/05/2009 à 22h48)

...

 

 

Mes garagistes m’adorent

 

c’est l’idée que j’aime avoir

ils lèvent les bras au ciel

changent de trottoir

pour venir me voir

 

me voir piéton car

 

ils m’ont peu laissé d’argent

pour l’essence

 

ou juste assez pour

me déplacer vers

 

la panne d’après

la ville d’après

 

où de nouveau

 

un  garagiste m’aimera

 

lèvera les bras au ciel

changera de trottoir

pour venir me voir

 

me voir piéton

 

 

forcement

 

 

...

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Malheureux l'écrivain ... (le 03/05/2009 à 17h12)

...

 

 

Malheureux l’écrivain

 

 

 

sans papier

 

cherchant

dos de chéquiers, bouts de cartons

comme autant de billets d’avion

 

 

 

 sans histoires

 

avec lui trainant

mille filets dérivants

pour choper ce qui aurait pu

lui échapper

 

 

 

 en société

 

regardant l’autre lui parler

agglomérer

argent voitures travail

frustrations envies « ya qu’a »

 

 

 

sans nuage

 

sans plein de mots , d’images

pouvant avec lui

 

 

s’y poser

 

 

 

 

...

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Dan B (le 03/05/2009 à 01h35)

 

 

On sera, on est ou on a tous été,

 ce jeune adolescent


des doutes immenses et autant d’espoirs …

ces moments où tout mène à l’écorchure …

 

ce jeune homme

on sera, on est ou on a tous été

 

 

 

Dan B me le rappelle chaque soir

« Dancers » me saisi  le cœur

« Hands » me prends les mains

« Don’t look back » m’amène au sommet

et les trois autres morceaux me font lentement

lentement

 

redescendre

 

 

 

Quand d’autres ados se cherchent

marchent ensemble des pas désordonnés

paradent des codes et mots communs

Dan B joue devant les miroirs

et là encore, j’suis sur

il a les yeux fermés 

 

 

 

Dan B ne pose pas vraiment les pieds par terre

c’est sur les pointes qu’il sautille

 pour ne pas s’envoler

pousse très fort le bout de ses ailes

au fond des poches.

 

 

 

Sans le savoir ou pas

on a tous eu ce coté fragile  

 nous avons tous rêvé

d’un miroir avec derrière

des milliers de gens pour

vous voir, vous entendre.

 

 

 

Vous avez tous espéré

qu’on ose vous écrire et vous dire

combien on aime

cette partie de vous

 

 

 

Cette part de nous

que jamais

jamais

on ne pourra oublier

 

 

 

 Quand il va la chercher

Dan B me transperce …

 

 

 

 

 

 

http://www.myspace.com/danbandthebraintumors

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La Federation Internationale de Catch Mixte tout nu ? (le 26/04/2009 à 22h43)

 

 

Dans le doute qui m’habite (sans jeu de mot :-),

 je souhaite que les lecteurs mineurs ne lisent pas ce texte .

Veuillez respecter cette idée , merci .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

...

 

 

La Fédération internationale du catch mixte ?

 

 

 

J’ai navigué, cliqué

et atterri

sur ce que je pensais

être un site sur l’élevage de porcs

en anglais

 

et là parut une grande mosaïque

partout des match de catch mixte

tout nu

 

et dans des cris de chats piétinés

le male toujours

prenait le dessus

 

mais est-ce d’avoir le dos fin

que toujours femelle incante

phoque phoque phoque !!!

 

je n’ai pas vu où sont les clubs

où s’inscrire pour pratiquer

 

 

ça m’a l’air bien ….

 

 

 

…prenant

 

 

 

 

 

...

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Mes voisins sont idiots ... (le 26/04/2009 à 16h30)

 

 

 

 

 

 

 

 

Mes voisins sont idiots

ne se garent pas comme moi

ne réagissent pas pareil

s’exclament à tous vents

font comme s’ils étaient seuls

 

La constance d’un voisin

c’est, qu’il n’a pas son pareil

pour exaspérer

 le sien

 

Mes voisins se traquent

s’épient et mendient

des miettes de l’autre

pour s’en repaitre

en société

 jusqu'à

 satiété

 

c’est une constance que

de trouver son voisin

idiot

 

 

à un point tel

 

que je me demande

 

 ce qu’en pense

 

 

 

le mien

 

 

 

 

 

 

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Les sportifs sont des cons ... (le 23/04/2009 à 23h25)

...

 

 

 

 

Les sportifs sont des cons

j’me disais souvent

errant dans les rayons

du décathlon

 

 

leurs yeux  avides d’équipements

de paraître et

d’objets ridicules

 

 

mon adrénaline à moi ?

c’est les mots

avec ?

j’escalade, saute, dévale 

me fais peur et

me projette

 

 

eux ?

passent à la caisse avec délectation

 s’apprêtent à

se crisper les muscles

se courbaturer le tout

en être fier

 

 

les sportifs sont des cons

j’me disais souvent

à dépenser leur kilojoules

sur des buts dérisoires

 

 

puis

 

 

dans ma vie est arrivé

le badminton

 

 

félin , malin , racé

partout en criant

j’bondissais

 

 

ces trajectoires folles

ces feintes et amortis

ces «  le long de la lignes »

ces « au raz du filet »

 

m’ont rendu fou

 

 

 

tant et si bien

que

j’passais mon temps

au décathlon

 

 

là j’assortissais les tenues

avec frénésie

et toujours au moment

d’payer , j’me disais

ah , si j’avais pris la carte !

 

 

car comprenez ces

« fond du cours »

« juste dans le coin »

« inclinaisons d’poignets »

« contre-pieds »

 

m’ont rendu fou

 

 

 

 

tant et si bien que

 

 

 

j’me suis peté l’genou

 

 

et

 

 

j’me dis bien plus encore

 

 

 

 

 

qu’avant

 

 

 

 

 

 

 

 

les sportifs sont des cons …

 

 

 

 

 

 

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Juste avant de partir ... (le 22/04/2009 à 22h54)

...

 

 

 

 

 

Je n’ai pas l’air bête

 

à flotter connement, là

au dessus de moi

ils sont quatre à s’agiter

vainement , sans passion

 

d’toute façons j’avais trop mal

ce n’est pas la peine

 

mais

 

mon regard s’amarre encore

sur ce corps périmé

s’imprimant fort

rien n’oublier

 

j’ai rangé toutes mes affaires

juste avant de partir

c’est bien

 

 

 

 

voilà , c’est fini …

 

 

 

« Marquez, je vous en prie

9h37, heure du décès »

 

 

 

 

 

Adieu

 

 

enfin …j’espère

 

 

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une odyssée domestique ... (le 22/04/2009 à 22h51)

...

 

 

 

 

Une odyssée domestique

je vous le dis

mais au début comment

aurais-je pu me douter 

la dimension que cela allait prendre ?

 

Depuis X temps déjà

(pourquoi n’ais-je pas compté ?)

X temps que je ne l’ai pas changé

 

Et depuis ?

je rase les murs

fais l’air de rien

siffle dans les couloirs

ai l’air décontracté

 

Je suis en position de battre un record

je le sais, le sens, mais …

pourquoi n’ai-je pas compté ?

 

Reste que de par ma femme j’ai

la peur de me faire découvrir

le frisson du danger

 

C’est pourquoi quand je vois

l’objet de ma délivrance

je le cache bien

sous la pile …

 

Depuis X temps déjà

(pourquoi n’ai-je pas compté ?)

je ne l’ai pas changé…

 

 

 

 

mon bas de pyjama …

 

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La bande au lycra griffé ... (le 18/04/2009 à 16h49)

...

 

 

Aux sorties des bureaux, précipitamment

regagnent parcs, trottoirs, champs

s’habillent en lycra griffé

et y vont … en courant

 

s’époumonent, progressivement

patiemment

semblent habités d’une quête

invisible …aux autres

 

ils accélèrent, chronomètrent

visent mieux qu’hier

et reviennent au bureau

 

bien

bien

bien

 

           fatigués …

 

 

 

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je les aime toutes , mais ... (le 04/04/2009 à 00h48)

...

 

 

 

 

 

Je sais ,

 

 j’ai toujours apprécié les Cécile …

elles ont  toujours un truc  de spécial

un sourire des yeux, une malice

 

à moins que je confonde …

car, voyez vous, j’ai toujours emmêlé

les Céline et les Cécile …

 

et aussi les Christine avec les Christelle

( ça n’a presque rien à voir pourtant)

 

 

je connais très fort mon handicap

du coup, quand je croise une Céline

je compense à un point tel que j’pense

 

 

que c’est peut être une Christine

et là j’galère car  

 

  j’ai toujours apprécié les Christine…

elles ont toujours un truc de spécial

un sourire des yeux, une malice

 

à moins que je confonde …

car, voyez vous, j’ai toujours emmêlé

les Christine et les Christelle …

 

et aussi les Sophie avec les Sylvie

(ça n’a presque rien à voir pourtant)

 

 

je connais très fort mon handicap

du coup, quand je croise une Christine

je compense à un point tel que j’pense

 

 

que c’est peut être une Sylvie

et là j’galère mais …

 

J’me dis bien fort :

 

« t’as eu de la chance, mon gars !!

 dans ta génération n’y avait pas

 

d’Alice et d’Aline !! »    

 

 

 

 

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Il y a , dans le froid ... (le 31/03/2009 à 22h56)

...

 

 

 

Il y a dans le froid …

 

…une morsure

 

des mains seules, se tendant

des abysses et des tout noirs

 

 

un toboggan

 

des croches-pattes et des surprises

un « viens-là, je t’attends »

 

 

une présence

 

une amitié te parlant

t’enserrant , très très pores

 

 

et un lendemain qui te délivre

sur un bout de

banc ?

carton ?

 

 

il y a dans le froid …

 

… une mort sure

 

 

 

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Justement , ce matin ... (le 30/03/2009 à 22h28)

 

...

 

Justement , ce matin ,

je n’ai pas vu mes clefs

alors hop, sans hésiter,

j’ai pris les doubles …

 

Mais bon , pour me rassurer,

j’ai cherché si j’avais le doubles des doubles.

 

Car, comprenez moi bien .

 

Si je perds mes clefs,

mes doubles deviennent …

mes clefs …

 

Là, mes doubles de doubles deviennent des doubles

et pour être pleinement serein

il m’est important d’avoir

un double des doubles des doubles .